Vous l'avez lu hier, cette année, à cause de la pandémie, nous ne participons pas au 12e Festival du Cinéma Lumière qui a débuté samedi.
Mais une idée a germé dans ma petite tête...
Et si nous organisions la première édition du Villa Film Festival ?
Habitués du Festival Lumière, nous connaissons les programmations de chacune des éditions.
J'ai donc hier, pioché dans le catalogue des chaînes de cinéma OCS et j'ai monté cette première édition du Villa Film Festival.
J'ai même décidé de créer la propre affiche de notre festival.
Samedi soir, nous avons donc déclaré Villa 2020, la première et nous espérons la dernière édition du festival du cinéma chez nous ouvert !
Comme son grand frère, notre festival durera du 10 au 18 octobre avec un film chaque soir.
Le premier d'entre eux date de 1963.
Il s'agit d'OSS 117 se déchaîne.
C'est une histoire d'espionnage d'André Hunebelle (1896-1985) à qui l'on doit de nombreux films : Le bossu, les Trois Mousquetaires, Le Capitan, la série des Fantômas, Cadet Rousselle, Les mystères de Paris... et une série de longs-métrages donnant vie à l'agent secret Hubert Bonisseur de La Bath, d'origine française, travaillant pour l'agence de services secrets américaine l'OSS (Office of Strategic Services) créée en 1942 et disparue en 1945. L'OSS sera remplacée en 1947 par la CIA (Central Intelligence Agency).
Hubert Bonisseur de La Bath est connu sous le nom d'OSS 117. A l'origine c'est un personnage de romans d'espionnage créé par le français Jean Bruce (1921-1963) de 1949 à 1963 puis son épouse Josette Bruce (1920-1996) de 1966 à 1985 et enfin leurs enfants François (1947) et Martine Bruce (1947) de 1987 à 1992. Les quatre écrivains ont donné naissance à pas moins de 255 aventures d'OSS 117.
10 de ces romans sont adaptés au cinéma :
1957 : OSS 117 n'est pas mort / réalisateur Jean Sacha (1912-1988)
1963 : OSS 117 se déchaîne / réalisateur André Hunebelle (1896-1985)
1964 : Banco à Bangkok pour OSS 117 / réalisateur André Hunebelle (1896-1985)
1965 : Furia à Bahia pour OSS 117 / réalisateur André Hunebelle (1896-1985
1966 : Atout cœur à Tokyo pour OSS 117 / réalisateur André Hunebelle (1896-1985)
1968 : Pas de roses pour OSS 117 / réalisateur André Hunebelle (1896-1985)
1970 : OSS 117 prend des vacances / réalisateur Pierre Kalfon (1930-2019)
2006 : OSS 117, Le Caire nid d'espions / réalisateur Michel Hazanavicius (1967)
2009 : OSS 117, Rio ne répond plus / réalisateur Michel Hazanavicius (1967)
2021 : OSS 117, alerte rouge en Afrique Noire / réalisateur Nicolas Bedos (1979)
Ivan Desny (1922-2002),
Kerwin Mathews (1926-2007),
Frederick Stafford (1928-1979),
John Gavin (1931-2018),
Luc Mérenda (1943)
et Jean Dujardin ont incarné OSS 117.
Mais revenons au film de 1963, OSS 117 se déchaîne.
William Rooks, agent des services secrets américain est tué alors qu'il fait de la plongée sous-marine au large de la Corse avec un autre plongeur Nicolas Renotte. Ce dernier prend la fuite avec sa petite amie Lucia. L'agent de l'OSS était sur le point de découvrir un système de détection sous-marine capable de détecter les sous-marins nucléaires des pays de l'Ouest. Hubert Bonisseur de La Bath, OSS 117 est envoyé en Corse pour suivre l'enquête...
On est loin des James Bond dont les deux premiers films sont sortis en 1962 et 1963 et on s'amuse surtout à comprendre comment Jean Dujardin s'est inspiré de ces anciens films pour interpréter le personnage d'OSS 117. Car OSS 117 dans ce premier film est effectivement la caricature que propose Jean Dujardin plus de quarante ans plus tard. Il fait craquer toutes les femmes, il est fier et sûr de lui, il se bat tout le temps...
L'acteur principal nous était inconnu, les secondaires le sont bizarrement beaucoup plus car ce sont des seconds rôles que l'on voyait beaucoup à l'époque. Profitons de ce billet pour les remettre à la une.
Daniel Emilfork (1924-2006),
Henri-Jacques Huet (1930-2009),
Albert Dagnant (1915-1980). Il est le père de la réalisatrice à succès Josée Dayan (1943),
Henri Attal (1936-2003),
Yvan Chiffre (1936-2016),
Nous sommes curieux de savoir ce que donnent les autres films.
Nous avons passé un bon moment devant notre écran pour ce premier film du Festival Villa...
Si Tintin et le Temple du Soleil est parue en 1949 mettant en scène le célèbre reporter crée par Hergé (1907-1983) dans sa 14e aventure, une adaptation au cinéma a été réalisée par les studios Belvision (voir article de notre blog sur Belvision) en 1969.
C'est ce long métrage d'animation diffusé hier au soir sur gulli PRIME
qui clôture notre Villa Film Festival 2022 que nous avons regardé.
L'histoire raconte celle de la bande-dessinée en prenant tout de même de grandes libertés et en ajoutant certaines scènes voir en créant de nouveaux personnages comme celui de Senorita, la fille du Grand Inca qui tombe amoureuse de Zorrino.
Le seul défaut c'est la bande-son qui part dans les aigus et qui parfois est difficilement audible.
Le grand plus de ce film d'animation c'est d'avoir une distribution des plus grandes voix de doublage de l'époque à commencer par Philippe Ogouz (1939-2019) qui double Tintin. Mais l'on peut citer également Claude Bertrand (1919-1986), Alfred Pasquali (1898-1991), Guy Piérauld (1924-2015), Lucie Dolène (1931-2020), Albert Augier (1924-2007), Jacques Balutin (1936), Gérard Hernandez (1933), Jacques Marin (1919-2001), Henri Virlojeux (1924-1995)...
Rendez-vous l'année prochaine pour la 4e édition de Villa Film Festival.
Depuis la pandémie de la COVID en 2020, nous avons lancé notre propre festival de cinéma, le Villa FILM FESTIVAL. Il démarre aujourd'hui pour la septième fois. Nous avons depuis 2020, l'habitude de regarder des films, que nous n'aurions pas forcément regardé, lorsque nous n'allons à aucune séance en salle.
C'était le cas hier au soir.
Nous avons fait le choix de regarder la suite d'un film que nous avions vu la semaine dernière, Gremlins sorti en 1984 que l'on doit à Joe Dante (1946). Ce n'est donc pas ce classique dont on vous parle ce soir mais de la suite imaginée par Joe Dante et intitulée Gremlins 2 : the new batch / Gremlins 2 : la nouvelle génération (1990).
Cet autre film a été diffusé sur
Comme souvent, le premier opus est nettement mieux que le second et cela se vérifie avec cette franchise Gremlins. S'il y avait quelque chose de magique dans le film de 1984, tout cela a disparu dans la version 1990. On est bien loin du film que l'on se regarde avec plaisir à Noël; le premier se déroulant durant cette période de fêtes de fin d'année. Dans Gremlins 2, les petits monstres, qui semblent être plus grands, sont retranchés dans leur tour hi-tech à New York City donnant l'impression que les Gremlins sont bien moins surprenant et terrifiant. Leurs évolutions physiques avec les potions du laboratoire d'une sorte de savant fou interprété par Christopher Lee (1922-2015) voulait apporter de la nouveauté. Ca marche pendant quelques minutes mais cette évolution n'est pas assez développée. On aurait aimé une plus grande invasion. L'interruption du film reste toutefois surprenante car oui, le film est coupé pendant un court instant jusqu'à ce que le catcheur Hulk Hogan (1953-2025) intervienne.
Et puis, reconnaissons que les années 90 où l'argent devient roi, ou le bling-bling apparait, où la technologie prend de plus en plus de place, et bien, ces années 90 effacent totalement l'ambiance de nos très chères années 80 que l'on avait dans le premier opus.
On nous annonce un troisième film pour 2028 et on espère que l'on reviendra aux fondamentaux.
C'est la fin de notre 1ere édition du Villa Film Festival, en espérant que l'an prochain nous pourrons à nouveau participer au Festival Lumière.
Hier au soir, notre dernier film était présenté par Quentin Tarantino (1963) lui-même, que nous avons eu la chance de voir à Lyon il y a quelques années, qui nous a parlé du film.
OCS a eu la bonne idée de diffuser son intervention pas tant pour dire que le film est génial, mais surtout pour mettre en avant l'actrice Sharon Tate (1943-1969) dont l’assassinat est raconté de manière indirecte dans son dernier film Once upon a time... in Hollywoodsorti en 2019.
Matt Helm est un agent de roman du contre espionnage américain créé par Donald Hamilton (1916-2006) qui a écrit 27 aventures de 1960 à 1993.
Matt Helm a été adaptée en une série télévisée (1 pilote + 13 épisodes) diffusée aux États-Unis sur ABC.
En France, elle fut diffusée en 1976, 1979 et 1987 sur TF1.
Quatre d'entre elles ont pris vie au cinéma avec Dean Martin (1917-1995) chanteur et acteur qui a formé un duo avec Jerry Lewis (1926-2017) et avec lequel il a tourné 13 films.
Matt Helm règle son comte est le dernier de la série.
1966 : The silencers / Matt Helm, agent très spécial
1966 : Murderer's row / Bien joué Matt Helm
1967 : The ambushers / Matt Helm traqué
1968 : The wrecking crew / Matt Helm règle son comte
Le Comte Contini a attaqué un train spécial au Danemark transportant une quantité gigantesque d'or, l'équivalent d'un milliard de dollars. Les lingots sont transportés dans son château où le Comte fait construire un mur en lingots dans l'une des pièces de sa demeure. Ce vol provoque une crise finanicère internationale et les services de contre-espionnage américain décident d'envoyer leur meilleur élément, Matt Helm pour restituer tout cet or...
Encore un ersatz de James Bond, dans la lignée d'OSS117 ! Matt Helm ne pense qu'aux femmes et et assez peu consciencieux dans son travail. Heureusement dans cet épisode qu'il est secondé par Freya Carlson car sinon le pauvre Matt Helm n'aurait pas été très efficace. On se demande pourquoi le film ne s'appelle pas d'ailleurs Freya Carlson règle son comte car elle fait finalement tout malgré son extrême maladresse. On aime cette ambiance tellement kitsch de cette fin des années 60 et début des années 70.
Les incohérences sont tellement visibles que cela en est risible. Si des scènes ont effectivement été tournées à Copenhague et plus particulièrement le long du canal à Nyhavn, où nous nous sommes rendus en été 2010, elles sont très rares. Les autres scènes censées se dérouler au Danemark ont été tournées dans les montagnes de Californie et à la station de téléphérique de Palm Springs. Les montagnes et la végétation californiennes n'ont rien de comparables au Danemark où le point culminant du pays est la colline de Møllehøj à... 171 mètres d'altitude !
Ce film était divertissant mais franchement il ne restera pas dans nos mémoires !
Comme nous en avons pris l'habitude depuis la pandémie, nous avons créé en octobre 2020 notre propre festival de cinéma, le Villa Film Festival. Nous l'organisons en même temps que le Festival Lumière pour combler les soirées où nous ne sommes pas dans une salle. C'était le cas hier.
Pour cette quatrième édition, nous avons lancé les festivités avec un film documentaire du Prix Lumière de cette année, l'allemand Wim Wenders (1945).
Pas emballé par ses films, nous avons trouvé un documentaire sorti en 1985 et intitulé Tokyo-Ga.
Ce documentaire porte sur la ville de Tokyo et sur la réalisateur japonais Yasujiro Ozu (1903-1963) qui a une rétrospective au Festival Lumière actuellement.
Nous pensions voir les films d'Ozu en extraits, seuls deux sont montrés en début et en fin du documentaire, tous les deux issus du même film : 東京物語, / Voyage à Tokyo.
C'est une grande déception !
Le documentaire est dans le style de celui des années 80 avec un rythme extrêmement lent. La voix et la diction de Wim Wenders sont ennuyants et soporifiques à souhait. On a l'impression parfois de regarder des films que l'on nous proposerait dans le cadre de la Biennale de Lyon d'Art Contemporain. Seuls intérêts : l'interview du caméraman d'Ozu et la partie sur la création des plats en cire et quelques prises de vues... sinon rien de bien intéressant.
Sydney Pollack (1934-2008) considérait le film The Yakuza / Yakuza (1974)comme étant le film le plus réussi de sa carrière.
Les spectateurs en ont décidé autrement car il a été boudé à sa sortie. Il faut attendre des diffusions à la télévision pour que, finalement, ce film devienne un classique.
La fille de George Tanner a été enlevée au Japon par un chef de clan Yakuza; nom de la Mafia au Japon aux codes d'honneur très stricts. Tonno Toshiro réclame en effet que l'américain lui livre les armes attendues. Tanner décide d'engager un ami et ancien détective, Harry Kilmer car ce dernier connait bien le Japon pour y avoir vécu mais également il est proche du milieu des Yakuzas. L'amour de sa vie, restée au Japon, Eiko Tanaka a en effet son frère, Ken Tanaka qui n'est autre qu'un ancien Yakuza. Mais Tanner se garde bien de dire à Kilmer pour quelles raisons sa fille a été enlevée...
The Yakuza / Yakuza surfe entre le film noir, le film à suspens et surtout plonge habilement dans l'univers particulier des films policiers japonais des années 50 à 70. Sans doute le fait que le tournage est effectué au Japon a accentué cette impression. Robert Mitchum (1917-1997) et surtout Ken Takakura (1931-2014) sont très bons. L'américain avec ses armes et la parole, le japonais avec son habileté au katana et son silence. Notons également l'excellente performance de Keiko Kishi (1932) dans le rôle de Eiko Tanaka, folle amoureuse d'Harry Kilmer; elle va même jusqu'à donner le nom de Kilmer à son bar; mais elle a un grand secret qui l'empêche de s'engager depuis tant d'années. Notons enfin la présence de Brian Keith (1921-1997) que les fidèles des séries des années 80 connaissent dans le rôle du Juge Milton C. Hardcastle dans la série Hardcastle and McCormick / Le juge et le pilote (3 saisons / 67 épisodes / 1983 à 1986 / ABC)
La musique joue également un grand rôle dans ce film, se substituant parfois au récit attirant encore plus notre attention sur l'intrigue.
Un deuxième film de notre Villa Film Festival que nous ne regrettons pas d'avoir regardé.
Les productions franco-italiennes au cinéma, il y a en eu énormément et plus particulièrement dans les années 1960. Mercredi soir, nous avons regarde notre deuxième film à l'occasion de notre festival de cinéma à nous, Villa Film Festival 2025.
C'est Francis Rigaud (1920) qui a réalisé ce film. Il est actuellement le plus vieux réalisateur de cinéma puisqu'il est âgé de 105 ans !
Il n'a pas tourné énormément de films mais il est à l'origine de Jerk à Istanbul en 1967.
Alors on vous le dit tout de suite, Jerk à Istanbul est une déception. Je pensais à un grand film d'aventures en Turquie puis en Grèce mais il s'avère que tout sonne faux. Même les bagarres et les coups portés ne sont pas réalistes. Les dialogues sont pauvres, l'intrigue est simplette et ennuyante à souhait classant ce film dans la catégorie à oublier si ce n'est pour les paysages d'Istanbul de 1967 bien loin de ceux qu'offre la capitale turque actuellement. Imaginez qu'aucun pont n'enjambait encore le Bosphore puisque le premier des trois existants, 15 temmuz Şehitler Köprüsü / Le Pont des Martyrs du 15 Juillet a été construit en 1973.
Côté histoire, rien de plus simple.
Deux amis et associés dans une concession de voitures d'occasion, Vincent et Grégoire jouent au tiercé. Leur pari sort gagnant et ils remportent une grosse somme d'argent. Mais Grégoire décide de tout garder pour lui et de s'enfuir à Istanbul. Il fait la rencontre sur place de la Mafia gréco-turque qui met à son tour la main sur l'argent qu'a emporté Grégoire. Vincent lui a décidé de récupérer et son argent et son ami...
Les rôles principaux sont tenus par Michel Constantin (1924-2003), Jean-François Poron (1936-2020), Anny Duperey (1947) et un certain Pierre Richard (?) qui n'a rien à voir; si ce n'est son nom; avec notre Pierre Richard (1934) le grand acteur que l'on connaît.
Depuis 2020 et la pandémie, nous avons lancé notre festival de cinéma, le Villa Film Festival dont c'est la quatrième édition. Les films que nous regardons comblent les soirées libres où nous n'avons pas trouvé de places ou de films pour le Festival Lumière.
Hier donc, j'ai regardé un film mexicain de 1960, El esqueleto de la Señora Morales
Le Docteur Pablo Morales est taxidermiste au grand désespoir de son épouse, Gloria, de ses voisines, des amies de sa femme et du Curé qui trouvent ce métier répugnant. Pablo aime ce qu'il fait, aime la vie, les enfants, boire avec ses amis, jouer avec les animaux vivants, la photographie. Il achète d'ailleurs un superbe appareil photo. Mais chez lui, Gloria lui fait vivre un enfer. Chaque jour, chaque fois qu'elle le croise, elle lui demande de se désinfecter les mains, lui dit tout son dégoût, se plaint de sa mauvaise santé car elle est handicapée d'un genou. Cette grenouille de bénitier est entourée et encouragée par le prêtre de la paroisse et d'autres bigotes. Pablo pourtant garde son calme. Un jour cependant, elle simule une agression forçant Pablo a fuir la maison pour quelques heures. A son retour, la maison est remplie des proches de Gloria qui constatent toutes les contusions faites sur son visage alors même que Pablo n'a jamais levé la main sur elle. Les proches partis, alors que Pablo tente un énième rapprochement avec Gloria, cette dernière détruit son appareil photo. Son mari, pour la toute première fois, échafaude un plan pour mettre fin à son calvaire...
Cette comédie noire à suspens psychologique est un petit bijou. Certes, on comprend très vite ce qui va arriver mais c'est très bien écrit. Les plans sont plutôt modernes, il y a même un certain esthétisme. On s'attache inexorablement à Pablo joué par Arturo de Cordova (1908-1973) et l'on arriverait presque à comprendre sa perte de patience avec Gloria magistralement interprétée par Amparo Rivelles (1925-2013).
El esqueleto de la Señora Morales / Le squelette de Madame Morales est un film à voir avec un réel plaisir.
La scène suivante est grandiose. Alors que tout le monde pense qu'en l'absence de son épouse partie prier à l'église, Pablo couche avec sa jeune bonne, on comprend dans cette scène la relation qui se passe entre eux. Pour celles et ceux qui ne parlent pas espagnol, Pablo demande à sa bonne que maintenant qu'ils sont seuls ils vont enfin avoir l'occasion. Si l'on suit les regards des deux protagonistes, on imagine que les ragots sont vrais jusqu'au moment où Pablo demande... qu'elle lui fasse cuire un épais steak ! En effet, le pauvre Pablo est privé de viande par son épouse car cela lui rappelle l'odeur des animaux qu'il empaille.
Nous décidons de lancer notre 2e édition du Villa Film Festival en restant sur l'idée de découvrir des films que nous ne serions pas forcément aller voir en salles en nous inspirant du modèle du Festival Lumière. Je sais, le principe du Festival Lumière c'est de fréquenter les salles, de rencontrer des artistes, mais cette année, les horaires et les lieux ne coïncident pas avec notre emploi du temps, les films intéressants sont proposés dans la journée, ou dans des salles trop éloignées à des horaires tardifs.
Et je l'avoue, se retrouver dans une salle bondée comme lors de la Cérémonie d'Ouverture ne m'inspire pas totalement encore.
Cela ne nous empêchera pas de fêter le cinéma autrement et surtout à des horaires nous permettant de nous lever en pleine forme le lendemain matin.
Le premier que nous avons regardé est un classique américain du cinéma de science-fiction : Conquest of space / La conquête de l'espace.
Sorti en 1955, il a été réalisé par Byron Haskin (1899-1984) qui a tourné plusieurs films de science-fiction le plus connu étant The war of the worlds / La guerre des mondes (1953).
Peu d'acteurs célèbres si ce n'est la présence de Ross Martin (1920-1981) alias l'irremplaçable Artemus Gordon de la série The wild wild west / Les mystères de l'Ouest (4 saisons / 104 épisodes / 1965 à 1969 / CBS).
Les Humains se sont unis pour mettre en orbite une station spatiale orbitale où réside une véritable petite garnison militaire. Tout près se trouve un vaisseau spatial dans lequel s'entrainent six volontaires. Ils sont soumis à des règles drastiques comme lors des repas où si les autres soldats se goinfrent de bons produits, eux se contentent de pilules leur apportant les mêmes besoins mais sous une forme peu attirante. Ces six hommes ont pour mission de se poser sur la Lune. Mais à l'arrivée d'un envoyé de la Terre, on leur annonce que la destination a changé et que l'équipage doit prendre la direction... de la planète Mars...
On peut facilement avouer qu'en 66 ans, les effets spéciaux ne sont pas comparables et qu'ils ont énormément progressés.
La station spatiale et les vaisseaux nous font sourire mais on peut applaudir le travail et l'imagination qu'il a fallu pour qu'il y ait un peu de cohérence à cette conquête de l'espace. Nous l'avouons, elle est minime car scientifiquement, c'est plus que léger !
Que dire de la sortie dans l'espace qui se fait facilement, sans aucune attache ou moyen de propulsion. Ah, si, il existe une sorte de scooter de l'espace.
Les représentations de la Terre et de Mars sont extrêmement kitsch mais sont très appliquées et assez proches de la réalité avec une vision artistique faute de clichés dont nous sommes de nos jours habitués.
Il faut en effet se remettre dans le contexte : en 1955, l'Homme rêvait de l'espace mais n'y était jamais encore allé. Le premier satellite à être envoyé dans l'espace date du 4 octobre 1957 avec l'exploit de l'U.R.S.S. et son célèbre Spoutnik. Quant au premier Homme dans l'espace, il faudra attendre 1961 soit six ans après la sortie du film pour que le Soviétique Youri Gagarine (1934-1968) y parvienne. Et on est loin de ce qu'avait imaginé Byron Haskin.
Nous nous amusons de cette station spatiale, la Roue, où les hommes semblent vivre comme dans une caserne sur Terre : nourriture à volonté, fumer la cigarette ou la pipe est normale... bref aucun changement du mode de vie américain des années 50 dans la Roue.
Notons également que question religieuse chrétienne est omniprésente et torture l'un des personnages. Faut-il jouer à Dieu en apportant des fleurs par exemple sur Mars et permettre l'arrivée de la végétation, acte réalisé par Dieu sur Terre nous rappelle t'on. Les décors sont bien faits mais les connaissances de Mars et de l'exploration spatiale sont limitées.
Aucun problème de températures et sachez qu'il neige même le jour de Noël sur Mars ! 😂
C'est toutefois tout cet ensemble qui donne un certain charme à ce film.
Même si nous participons un peu plus cette année à la 14e édition du Festival Lumière et que nous nous rendrons prochainement dans une autre salle de cinéma voir un autre film, nous avons lancé en parallèle la 3e édition de Villa Film Festival grâce aux chaînes OCS.
Nous avons pu regarder un film français de 1964 totalement inédit pour nous et où l'on retrouve pourtant toute une pléiade de stars au début de leurs carrières.
La chasse à l'homme est réalisé par Edouard Molinaro (1928-2013) et l'un des scénaristes n'est autre que Michel Audiard (1920-1985).
Au lendemain de l'enterrement de vie de garçon d'Antoine Monteil, son meilleur ami Julien Brenot tente par tous les moyens de le dissuader de se marier. Une rencontre dans un café avec Fernand va définitivement convaincre Julien qu'Antoine a raison et qu'il ne faut pas dire oui à sa future épouse. Il se sauve du lieu de la cérémonie et s'enfuit en Grèce. Sur le bateau qui le mène à sa destination prévue pour son voyage de noce, il fait la rencontre de Françoise Bricart...
Comme il y a en eu beaucoup à l'époque, même s'il y a une histoire centrale, cette comédie est une succession de scénettes mettant en avant certains personnages centraux ou secondaires permettant d'avancer dans l'intrigue principale. La présence d'un grand nombre d'actrices et d'acteurs peut d'ailleurs s'expliquer par cette multitude de mini-films dans le film. Si les têtes d'affiche sont Jean-Claude Brialy (1933-2007) et Claude Rich (1929-2017) on retrouve à leurs côtés : Jean-Paul Belmondo (1933-2021), Marie Laforêt (1939-2019), Jacqueline Mille (1928), Marie Dubois (1937-2014), Micheline Presle (1922), Michel Serrault (1928-2007), Bernadette Lafont (1938-2013), Mireille Darc (1938-2017), Catherine Deneuve (1943), Bernard Blier (1916-1989), Françoise Dorléac (1942-1967), Francis Blanche (1921-1974), Jacques Dynam (1923-2004)...
La chasse à l'homme est une gentillette comédie qui nous a fait passer un bon moment. Etonnament, même si les hommes apparaissent souvent comme des machos, ce sont les femmes qui semblent mener la danse. Nous sommes étonnés de ne jamais l'avoir vu auparavant à la télévision. Les mystères de la programmation sans doute...
Le 16e Festival Lumière et le 4e Villa Film Festival se sont terminés hier.
Hier au soir, nous avons regardé un film franco-italo-espagnol sorti dans les salles en 1964, Echappement libre réalisé par Jean Becker (1933) avec en rôle titre Jean-Paul Belmondo (1933-2021) et Jean Seberg (1938-1979). Notons également la présence de Gert Fröbe (1913-1988), un acteur allemand habitué à jouer dans les films français.
David Ladislas et un ami à lui passent la Douane avec la Suisse sans problème. Pourtant, ils transportent avec eux des diamants qu'ils remettent à leur contact à Genève. Ce dernier propose à David un gros coup, le transport d'une grosse quantité d'or caché dans une voiture. Son périple le mènera en Suisse, en France, en Espagne, au Liban, en Grèce, en Italie et en Allemagne. Son partenaire ne souhaitant plus poursuivre ces trafics, le commanditaire lui impose un nouveau partenaire, une femme, Olga Celan. David en tombe immédiatement amoureux mais Olga se méfie surtout lorsqu'il lui annonce vouloir faire cavalier seul et récupérer l'or pour lui...
Nous n'avions jamais vu ce film dans lequel joue Jean-Paul Belmondo. Si le scénario est léger, il est rafraichissant et nous permet de voyager dans des villes que nous connaissons mais qui ont beaucoup changée en 60 ans et dans certaines comme Beyrouth qui est malheureusement à nouveau soumise à des conflits armés laissant sans doute nostalgique les Libanais de ces années '60 où la Paix et al liberté régnaient encore dans leur pays dans une Beyrouth alors en pleine construction. Notons la présence de l'actrice américaine Jean Seberg décédée à 40 ans en 1979 dans des circonstances qui n'ont jamais été clairement exposées et qui laissent planer le doute sur sa disparition.
Pour ce dernier film de notre Villa Film Festival 2025, nous nous tournons vers une comédie française qui peut-être rangée dans la longue catégorie de nanars du cinéma.
Le grand bidule est un film en noir-et-blanc sorti en 1967 et est l'œuvre de Raoul André (1916-1992) grand habitué des films qui ne rencontrent guère le succès.
Ici, il dirige des amis à lui qui sont alors des grands comiques du cinéma et de la télévision à savoir Francis Blanche (1921-1974), Darry Cowl (1925-2006), Jean Poiret (1926-1992), Michel Serrault (1928-2007) et Micheline Dax (1924-2014). On imagine qu'ils sont plus venus par amitié que pour le scénario qui vole au ras des pâquerettes... et encore !
Gopek, un scientifique d'un pays imaginaire de l'Est de l'Europe tente par tous les moyens de découvrir un carburant révolutionnaire qui remplacerait le pétrole. Alors que ses expériences multiplient les échecs, sa femme Lola, abaisse malencontreusement une poignée de sa machine. Il en ressort un carburant exceptionnel. Le Consulat de France voisin de Gopek lui demande de venir en France pour que le pays soit le premier à en profiter. Gopek accepte car il ne souhaite qu'une chose, rencontrer les petites femmes de Paris. Mais les pétroliers décident d'engager deux hommes pour empêcher la mise sur le marché de ce carburant...
Rapidement on comprend que le film ne va vraiment pas voler très haut dès les premiers échanges entre Francis Blanche et Micheline Dax qui ont inventé une langue pour ce pays imaginaire. Dès lors, tout est ineptie, stupidité et mauvaise farce. Pourtant fan de ce genre de comédie, je passe mon chemin face à ce film.
Vous connaissez notre goût du Japon et c'est tout naturellement vers un film japonais que nous nous sommes tournés hier au soir dans le cadre de notre 4e Villa Film Festival.
Le film est sorti en France en 2022 et est réalisé par Akiko Ohku (1968) qui met toute sa vision féminine dans cette comédie romantique intitulée : Tempura.
Mitsuko est célibataire peu sociable et qui aime à rester éloignée des autres. Elle travaille, a une seule amie à son bureau et une autre amie qui vit en Italie. Mitsuko entretient une conversation continue avec une voix intérieure qui n'est autre qu'elle même. Elle lui apparaît pourtant par une voix masculine. Elle essaie d'occuper son temps en fréquentant des ateliers pour fabriquer des sampuru, ces faux aliments qui présentent les plats dans les vitrines de restaurant. Elle est fière de sa fabrication : des tempuras. Au bureau, elle fait la rencontre d'un jeune homme, Tada Kun, qui semble vouloir se rapprocher d'elle en lui commandant des repas car Mitsuko aime cuisiner...
Encore un film assez particulier qu'il est nécessaire de suivre avec beaucoup d'attention. C'est un film romantique qui parle beaucoup de solitude, de la place de la Femme et de l'Homme dans la société japonaise actuelle et surtout des relations très compliquées que les deux sexes entretiennent. C'est déroutant, drôle, fantaisiste, émouvant voir triste mais c'est surtout lent, parfois beaucoup trop. La scène dans l'avion où des kanjis colorés flottant dans l'air apparaissent est très belle mais on regrette toutefois aucune traduction de ces caractères.
C'est un film de 2021 nous venant de Corée du Sud que j'ai regardé hier dans le cadre du Villa Film Festival 2024.
모가디슈 / Escape from Mogadishu raconte l'histoire vraie de diplomates sud-coréens et nord-coréens basés en Somalie.
Mohamed Siad Barre a pris le pouvoir par un coup d'état en 1969 en Somalie et fin 1990 il doit rencontrer l'Ambassadeur de Corée du Sud. Ce pays qui n'est pas reconnu par l'O.N.U. souhaite rejoindre l'organisation et va chercher des voix auprès de toutes les Nations du monde à commencer par celles basées en Afrique. Ainsi, l'Ambassadeur Han Sin-seong se rend à un rendez-vous avec le Chef de l'Etat. Il est attaqué en route par un bande armée qui lui vole tous ses biens et rend inutilisable sa voiture. C'est en courant qu'il arrive au Palais Présidentiel mais du fait de son retard, le Président Mohamed Siad Barre refuse de le recevoir. D'ailleurs il est en entretien... avec l'Ambassadeur de Corée du Nord RimYong-su, car ce pays souhaite également intégrer l'O.N.U. et est à la recherche de voix pour l'appuyer. Les deux Corées aimeraient qu'un seul pays soit reconnu, les sud-coréens le leur, les nord-coréens le leur. Mais le peuple somalien va venir perturber cette confrontation car il se soulève contre la dictature. Rapidement, les rebelles s'emparent de la capitale Mogadiscio. Les Ambassades sont alors prises d'assaut car les rebelles estiment que les autres Nations soutiennent le régime somalien. L'Ambassade de Corée du Nord est envahie, détruite et le personnel est obligé de prendre la fuite. Son seul espoir, être accueillie chez l'ennemi, la Corée du Sud dont l'Ambassade est en état de siège...
모가디슈 / Escape from Mogadishu est un excellent film basé sur l'histoire vraie de la fuite des personnels d'Ambassade de Corée du Sud et de Corée du Nord à l'occasion de la chute du régime Barre en 1991. L'évolution de la relation entre ces deux ennemis est abordée de manière très intelligente et prouve qu'avec de bonnes volontés, ce peuple séparé pourrait enfin espérer une réunification. Si l'évolution est lente, la nécessité de sauver la vie des deux côtés prévaut et nous sommes émus de voir ce rapprochement mais tellement triste quand les deux camps doivent à nouveau se séparer.
Le film montre également la détresse que la Somalie vit depuis lors car du soulèvement, nous sommes passés à une guerre civile sans fin.
Le cinéma sud-coréen montre une fois de plus sa grande qualité.
C'est le dernier film de cette 4e édition du Villa Film Festival et c'est un film sorti en avril qu'OCS nous permet déjà de regarder depuis notre salon.
Les Trois Mousquetaires : D'Artagnan est le premier d'une dilogie réalisée par Martin Bourboulon (1979) dont le second sortira le 13 décembre 2023, Les Trois Mousquetaires : Milady.
Alors que D'Artagnan qui a quitté sa Gascogne natale arrive près de Paris, il intervient lors d'une tentative d'enlèvement. La victime le prend pour l'un de ses agresseurs et lui tire dessus. Une étrange femme, cheffe de la bande, ordonne d'enterrer les morts. D'Artagnan n'est que blessé et parvient à sortir de sa tombe creusée à la hâte par l'un des bandits. Il rejoint la compagnie des Mousquetaires qu'il souhaite intégrer après sa rencontre avec le Capitaine de Tréville. Mais il se heurte tour à tour à trois mousquetaires, Athos, Porthos et Aramis qui le défient en duels. Alors que les mousquetaires réalisent qu'ils sont trois à vouloir le tuer, les quatre hommes se font encercler par les hommes du Cardinal de Richelieu...
Si l'on connait par cœur ce classique de la littérature paru en 1844 et écrit par Alexandre Dumas (1802-1870), cette version est une adaptation assez sombre et plus psychologique. Les personnalités des héros sont en effet plus approfondies, plus analysées. Avec la lumière, les costumes, le film semble être noir et triste. Cela donne cette sensation d'accentuer le drame, de nous focaliser sur l'intrigue avec de nombreux combats d'épées, de pistolets ou de mousquets. Même la fête au château du Duc de Buckingham reste dans cette atmosphère pesante. Les uniformes des mousquetaires sont bien loin de ceux que l'on nous avait habitué jusqu'à maintenant et s'intègrent parfaitement dans cette sombre version. Ces mousquetaires nous apparaissent plutôt comme une bande de bandits de par leur tenue vestimentaire. Ils sont incarnés par François Civil (1990) D'Artagnan, Vincent Cassel (1966) Athos, Pio Marmaï (1984) Porthos et Romain Duris (1974) Aramis. Un autre personnage est omniprésent, Milady de Winter jouée par Eva Green (1980).
Nous avons par contre un rappel de nos cours d'histoire car nous ne nous souvenions pas que c'était à cette période que sont ressortis les terribles affrontements entre Catholiques et Protestants dans le Royaume de France. Nous n'avons pas de souvenir non plus que ce sujet avait autant d'importance dans le livre ou d'autres versions. Car Les Trois Mousquetaires est une source d'inspiration pour le cinéma. Il n'existe pas moins de 43 versions entre 1912 et 2023 !
Le deuxième film de notre Villa Film Festival est un western du réalisateur Anthony Mann (1906-1967) à qui l'on doit beaucoup de films de ce genre.
Le plus connu d'entre eux est celui que nous avons regardé hier au soir, The man from Laramie / L'homme de la plaine.
Le film est sorti en 1955 et est le dernier des cinq westerns tournés avec la star d'alors, James Stewart (1908-1997). Les autres acteurs et actrices nous sont complétement inconnus.
1950 : Winchester '73
1952 : Bend of the river / Les affameurs
1953 : The naked spur / L'appât
1954 : The far country / Je suis un aventurier
1955 : The man from Laramie / L'homme de la plaine
Will Lockhart et ses hommes convoient des chariots au Nouveau-Mexique de la ville de Laramie à la petite bourgade de Coronado. En chemin, ils s'arrêtent sur les carcasses de chariots calcinés par les Apaches ayant appartenu à la cavalerie. Will Lockhart semble être très ému. Le matériel qu'il transporte est destiné au magasin de la ville, tenu, à la surprise de Lockhart, par une femme, Barbara Waggoman. Le lendemain, le convoyeur décide de rapporter des stocks de sel en le ramassant dans le désert mais des cavaliers viennent l'en empêcher prétextant que le sel leur appartient tout comme toutes les terres aux alentours. Ils mettent le feu à ses chariots et abattent toutes ses mules. Pire, Lockhart est trainé par une corde à travers le feu de son camp. De retour à Coronado, il apprend que le chef de ses agresseurs est Dave Waggoman le cousin de Barbara. Le jour d'après, Dave fait son entrée en ville et Lockhart décide de lui donner une raclée comme il n'en n'a jamais reçue aidé par Kate Canady. Alors que Dave est humilié en tombant dans l'abreuvoir des chevaux, Vic Hansbro lui vient en aide et débute alors une grande bagarre au milieu de bovins. C'est Alec Waggoman, le père de Dave et oncle de Barbara qui ramène le calme. Mais Alec semble avoir peur de cet étranger qui vient d'arriver dans la ville qu'il dit lui appartenir...
Avec L'homme de la plaine on est loin du western habituel. Pas de combats entre indiens et cow-boys, pas de duels aux pistolets mais une vision complètement différente de l'Ouest. On y parle comptabilité, vente d'armes illégales et surtout on aborde des thèmes comme la vengeance sous des formes différentes, la crainte de perdre son fils, la folie de son enfant gâté obligé d'être sous la surveillance constante d'un autre homme... Les combats machistes habituels entre deux hommes sont remplacés par des scènes de fourberies où l'on n'hésite pas à mutiler son ennemi plutôt que de le tuer. Dans ce western, on peut même trouver une enquête policière. La scénario est bien ficelé car même si on a quelques doutes, on apprend que très tardivement les raisons de la venue du héros dans cette petite ville perdu au Nouveau-Mexique.