mercredi 22 juillet 2026

Trop forts !

C'est sans doute l'exposition que l'on a le moins aimée sur les quatre peut-être car elle est plus petite que les autres et qu'il y avait cette sensation d'y avoir plus de monde. Il faut reconnaître également que Trop forts ! est plutôt destinée aux enfants de 8 à 12 ans.
Elle nous explique comment les animaux se sont adaptés pour survivre dans des environnement extrêmes, comment les populations locales se sont elles aussi acclimatées et comment nous autres Occidentaux affrontons ces climats extrêmes.
On commence par un environnement extrêmement chaud. Nos sociétés vont d'ailleurs devoir prendre modèle sur cette manière de vivre avec la hausse extrême de nos températures. Au jour de la rédaction de ce billet, nous sommes toujours dans la troisième canicule qui s'éternise avec une température extérieure à 40°c.
A l'opposé, des animaux et des peuples sont confrontés à des températures extrêmement froides. Là encore, chacun s'est adapté au mieux pour survivre.
Nous ne vous cachons pas que lors de notre visite, même si nous ne souhaitons pas avoir aussi froid que dans ces régions, on aurait bien aimé que la canicule nous laisse un peu de répit.
L'exposition se termine par la prochaine étape pour l'Homme : son adaptation dans l'espace. On pense à la future installation des Humains sur la Lune mais également à celle envisagée sur Mars. Si pour la Lune c'est presque demain, pour Mars, il faudra encore patienter un peu...
Trop forts ! a été lancée le 19 Février 2025 et prendra fin le 18 Octobre 2026.

mardi 21 juillet 2026

Au Mali, quand les animaux dansent

Sonia et Albert Loeb ont rapporté de leurs voyages au Mali une grande quantité d'objets dont ils ont fait don au Musée des Confluences. 
Avec la situation actuelle au Mali où la sécurité est très inquiétante depuis le dernier Coup d'Etat de 2021, avec la guerre contre les Islamistes qui s'imposent de plus en plus partout au Mali et la désastreuse intervention de la Russie aux côtés de l'armée malienne, le couple a bien fait de rapatrier ces trésors culturels maliens en sécurité ici en France.
Tous ces dons permettent à cette exposition, Au Mali, quand les animaux dansent d'exister. 
Des marionnettes de toutes tailles sont utilisées lors des fêtes de sogow bò / les animaux sortent.
Les animaux sont représentés de manière colorée et la scénographie les met en mouvement sur des téléviseurs telle cette chèvre, ce crocodile, cette girafe, cet hippopotame, cette panthère ou ce toucan.
On à l'impression de se retrouver sur la place d'un village au Mali où l'on donne une représentation de marionnettes. Une diffusion sur écran géant nous permet de faire comme si nous étions là-bas avec le théâtre installé dans la salle.
Une nouvelle fois, la mise en scène est exceptionnelle avec leur mise en lumière qui permettent de créer des ombres leur donnant davantage d'envergure.
Voici le coffre peint où elles sont rangées, tout en bois.
D'ailleurs, tous les objets que nous voyons sont en bois ce qui ne facilitent pas leur conservation dans le temps. Voici d'autres marionnettes, qui ont des faux airs de... Nicolas Sarkozy. Vous ne trouvez pas ?
Ces masques sont portés lors des festivités de sogow bò.
Certains sont conçus en poils d'animaux.
De nombreux écrans permettent de les voir prendre vie lors de ces cérémonies et c'est incroyable comme les mouvements des animaux sont réalisés de manière très réaliste. 
Il y a également de gigantesques costumes dans lesquels entrent des hommes.
Là, c'est carrément une rivière qui est reconstituée. Si à l'écran on voit des barques flotter au-dessus de l'eau, dans la salle, on découvre la faune qui habite près de ces cours d'eau.
Tel un bouquet final, la visite se termine en multipliant les marionnettes de toutes les couleurs et représentant aussi bien des humains que des animaux.
Comme pour la première exposition, nous avons été conquis par celle-ci également et comme pour la précédente, nous vous conseillons d'aller la voir. 
Inaugurée le 3 Avril dernier, elle est encore visible jusqu'au 7 Février 2027.

lundi 20 juillet 2026

Viva España !


Hier au soir, c'était la finale de cette Coupe du Monde de Football au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis.  Nous vous rappelons que les deux pays finalistes étaient l'Argentine, tenante du titre, et l'Espagne.
La grande majorité des pays du monde soutenait l'Espagne car l'Argentine, du fait de sa manière de jouer, des propos tenus, de son attitude, de sa grande arrogance et de sa politique actuelle qui va à l'encontre de la Démocratie, a vu la Coupe du Monde lui échapper, pour notre plus grand plaisir.
Oui, c'est l'Espagne qui a remporté cette Coupe du Monde pour la deuxième fois. Elle a remporté son match 1 à 0 contre l'Argentine.
Sa première victoire remonte à 2010.
Nous sommes très heureux que ce soit nos voisins qui remportent ce trophée mondial dans ce pays dont le Président tente de faire pression sur cette Espagne démocratique que l'on aime, qui est l'une des seules Nations au monde à s'opposer au dégénéré qui dirige les Etats-Unis actuellement. L'homme a d'ailleurs, et à juste titre, été hué longuement.
Viva España !

Zombis, aux origines

Dimanche 12 Juillet, nous sommes allés au Musée des Confluences pour voir les quatre expositions temporaires de cette année. Nous réalisons d'ailleurs que c'est toujours une visite que nous faisons en été, sans doute pour être pendant quelques heures dans un bâtiment climatisé. Cette journée était encore une journée de canicule où les températures extérieures grimpaient à 39°c.
La première des expositions temporaires s'intitule, Zombis, aux origines. 
Elle est programmée depuis le 17 Octobre 2025 et prendra fin le 16 Août 2026.
Qui dit zombie pense tout de suite à toute cette culture véhiculée par les films, les séries, les BD... alors que là, l'exposition nous parle de la réalité du zombi. Il faut donc oublier tout ce qu'on pense savoir sur les zombis.
Le zombi est originaire d'Haïti
dont la pratique du vaudou mélange les rites venus d'Afrique et la religion catholique. Dans la religion vaudou d'Haïti, le bokor; prêtre vaudou; se charge de condamner un criminel non repenti en lui administrant des drogues qui donne l'impression qu'il est mort. Il est ensuite enterré dans son cercueil puis déterré quelques jours après en lui administrant un contre-poison qui lui permet de se réveiller de sa léthargie. Le poison lui ayant laissé des traces, il garde des séquelles ce qui le classe entre les vivants et les morts, c'est le zombi. Cela se pratique dans une pièce de ce genre, réplique exacte d'une salle où l'on pratiquait la zombification à Port-au-Prince. L'endroit n'existe plus car il a été incendié lors des récentes émeutes en Haïti. Certains des objets que l'on voit ici ont été sauvés du sinistre.
Un écran nous explique les différents intervenants dans cette zombification avec les noms des différents loas, les esprits de la religion vaudou : Baron Samedi et son épouse Maman Brigitte ou Grande Brigitte, les Marassa, Mami Wata, Erzulie, Ogou, Papa Lagha...
Ils sont représentés sur ce tableau. Tous sont entre la vie et la mort c'est pourquoi certains ont perdu une chaussure, d'autre un verre de lunettes...
On nous explique ensuite combien les habits sont importants dans le vaudouisme. On note la présence d'une église derrière ces costumes. Ce décor nous donne les frissons.
La scénographie est exceptionnelle et donne vie à cette première exposition. Regardez le jeu des ombres sur ces vêtements féminins et masculins donnant presque l'impression d'une présence de fantômes.
On pénètre ensuite dans le monde des poupées vaudous. Passée aux rayons X, celle-ci montre qu'il y a un crâne humain pour former la tête, des bouteilles de rhum en guise de pieds et un tabouret sous ses fesses.
Dans un recoin de la pièce, sous un ciel étoilé, on découvre une grande quantité impressionnante d'autres poupées de toute les tailles.
Elles peuvent être très simples cousues à la main, ou prendre la forme d'un poupon pour enfant. Les rayons X prouvent une grande quantité de clous à l'intérieur, 
clous de ce type.
Si ce tableau montre le carnaval à Haïti,
ceux-ci décrivent la mort et nous font beaucoup penser au Mexique.
Le décor suivant nous plonge en effet dans ces cimetières et ces églises que nous avons pu voir au Mexique grâce à ces reproductions très fidèles de ce qui existe également en Haïti.
L'exposition sur les zombis nous permet également de nous confronter à cette atrocité qu'était la Traite Négrière qui a été un véritable désastre humain pour le continent africain du XVIème au XIXème siècle. Une carte nous permet de visualiser d'où étaient arrachés ces hommes et ces femmes, par où ils transitaient et où ils arrivaient vendus comme esclaves. Une interview met en parallèle le zombi et l'esclave car l'esclave finalement avait tout du zombi que nous venons de découvrir réellement. 
Forcément, l'exposition se termine par l'image du zombi que l'on a dans nos sociétés actuellement avec une grande quantité de livres 
mais également d'affiches de films.
Dans une salle de cinéma reconstituée est diffusé un extrait du film sud-coréen  부산행 / Dernier train pour Busan sorti en 2016. Alors que je regardai d'un œil les images; nous n'aimons pas les films d'horreurs; Fred m'a fait sursauter en arrivant derrière moi en me touchant les hanches. J'ai cru mourir de peur !
L'exposition se termine par une superbe toile et cette valise rapportée d'Haïti avec tout un tas d'objet du culte vaudou.
Vous avez encore quelques semaines avant que l'exposition ne prenne fin et nous vous encourageons à aller la voir. 
Ravis par cette première exposition, nous nous dirigeons vers les suivantes...