mardi 30 juin 2026

Eilandje

Eilandje c'est ce quartier au Nord de la ville qui peut se traduire par îlot. C'est en effet, vu du ciel, une sorte de petite île traversée par d'innombrables canaux pour accueillir les chantiers navals. 
On y accède par Italïelei, grand boulevard routier que l'on traverse en empruntant Parkbrug / Pont du Parc. 
On aime énormément son design.
Ce pont dédié aux piétons et aux cyclistes se prolonge sur une longue rampe qui permet de ne pas emprunter les escaliers.
Si le pont est moderne, c'est tout le quartier Eilandje qui vit un renouveau et où l'on construit de grands immeubles à l'architecture actuelle.
On atteint les docks qui abritent dorénavant pour Kempischdock et Houtdok de petits bateaux transformant ces bassins en port de plaisance.
Mexicobrug ne permet pas d'aller plus loin dans notre promenade car ce pont levant est en position pour laisser transiter les bateaux telle cette Île Flottante.
Mexicobrug est vraiment très impressionnant lorsqu'il a son tablier ouvert.
Cette Citroën DS produite entre 1955 et 1975 semble être abandonnée sur les quais.
En longeant Kattendijkdok, on voit encore des immeubles tout récents, tous alignés les uns derrière les autres tels des dominos.
Madrasstraat longe ce canal et on réalise que ce doit être un lieu festif en soirée étant donné le nombre de bars et de restaurants qui se trouvent dans ces anciens hangars.
Des immeubles sont encore en construction et on profite d'une publicité pour réaliser combien le quartier va encore changer dans les années à venir.
On se rapproche d'un autre pont levant, le Londenbrug.
Décidément, à chaque fois que nous nous approchons de ce genre de pont, celui-ci se lève pour laisser passer des bateaux.
Une petite aide de Google translate permet à Frédéric de me lire, pour patienter, ce poème du poète belge Stijn Vranken (1974).
Voici sa traduction :
On reconnaît immédiatement un bon poème urbain. 
Son titre est percutant, son introduction spirituelle, et, dans le meilleur des cas, il est suspendu sous un pont immense, comme un obstacle.  
Il est drôle, sans excès. 
Et il surprend – au dernier moment, il pose encore une question, comme cette lancinante interrogation :  ce navire ne transporte-t-il pas, avec une sérénité presque palpable, le temps que vous êtes là à perdre avec tant d’urgence ?  
Le pont est baissé, on peut traverser le canal pour croiser cette Jeep Wagoneer cru 1970.
Nous voici sur l'autre rive du canal d'où l'on voit la série de bars et de restaurants vus précédemment.
Là encore, l'architecture nous étonne notamment avec cet immeuble qui semble être rouillé.
Le sculpteur belge Johan Creten (1963) a installé ici l'une de ces sculptures, Le Chagrin de Pline devant ces hangars où l'on voit des fresques murales.
On traverse Kattendijkbrug où l'on voit une énorme écluse.
A Droogdokkenpark, il y a beaucoup de sculptures
mais également une belle vue sur le quartier d'Eilandje mais également sur la Plage Sainte-Anne de l'autre côté de l'Escaut.
On imagine combien ces anciens pontons ont vu accoster des navires au fil du temps mais on sent qu'ils vivent là leurs dernières heures.
C'est dans le coin que se trouve le Musée de la Red Star Line cette compagnie maritime qui faisait la liaison entre la Belgique et les Etats-Unis d'Amérique de 1971 à 1935.
A l'horizon, on voit se dresser des géantes du passé. 
C'est en effet toute une collection d'anciennes grues qui nous rappellent les albums de Tintin.
Il est temps d'aller voir un tout nouveau joyau... 

lundi 29 juin 2026

La Via Vercors

Le Massif du Vercors s'étend sur 60 kilomètres dans les Départements de l'Isère et celui de la Drôme. 
Alors que samedi, il a encore fait 40°c à Villeurbanne, nous avons décidé de partir au frais dimanche tôt le matin. 
Nous faisons les courses de nos sandwichs à Lans-en-Vercors (2 751 habitants) où nous apprécions la bonne fraîcheur du matin. Si à 5:00 du matin il faisait encore 26°c chez nous, à Lans-en-Vercors vers 8:00 il fait 17°c ! Autant vous dire que nous respirons enfin (temporairement) après une semaine et demie de canicule.
On se rapproche ensuite de Villars-de-Lans (4 328 habitants) pour démarrer notre randonnée depuis la Plateforme de Stockage de Fenat.
La Bourne, c'est cette petite rivière que l'on enjambe avec ce pont de bois flambant neuf. Il faut dire que la Via Vercors semble avoir été aménagée récemment. 
Longue de 55 kilomètres, elle permet plusieurs circuits :
  • Engins -> Saint-Nizier
  • Saint-Nizier -> Lans-en-Vercors
  • Lans-en-Vercors -> Villard-de-Lans
  • Villard-de-Lans -> Corrençon
  • Villard-de-Lans -> Méaudre
  • Méaudre -> Autrans
Notre randonnée va emprunter une partie de celle de Villard-de-Lans à Méaudre.
Même s'il a fait chaud ici et que les températures sont 10 degrés au-dessus de celles relevées habituellement, la végétation reste bien verte.
Longer la Bourne nous permet de conserver longtemps la fraicheur tellement agréable.
On passe devant des vestiges d'une ancienne maison
 où l'on tombe sur ce qui nous semble être des menottes ?
On nous rappelle que le bétail ne doit pas être dérangé et que nous devons les respecter ainsi que leurs prés.
Ce champ de blé est de toute beauté et l'on sent qu'il est bien blond et sans doute bientôt prêt à être fauché.
Le chemin de la Via Vercors est accessible à tous grâce aux nombreux aménagements, parfois trop nombreux. On ne compte plus les petits panonceaux annonçant ici une pente raide ou là une descente dangereuse. Notre parcours est ponctué de jolies fleurs des champs.
Plus on avance, plus la chaleur augment et lorsqu'on est en plein soleil, on sent bien la température montée. A la fin de notre marche, nous réalisons qu'il fait tout de même 32°c.
Nous longeons maintenant une autre rivière, le Méaudret.
Nous laissons de côté la Via Vercors pour emprunter un autre chemin de randonnée qui va nous permettre de monter en altitude.
On entre alors en forêt ce qui nous permet de faire redescendre notre température corporelle qui avait soudainement grimpée.
Durant le temps de notre pique-nique, je mitraille un bosquet fleuri où butinent une quantité incroyable de papillons.
On s'amuse de ces petits sympas... qui deviendront très grands dans quelques années
et on est extrêmement surpris lorsque, au loin, on voit apparaître un animal qui l'est tout autant de nous. Nous nous regardons en effet de longues minutes et l'on semble se jauger. Nous découvrons en effet un renard et restons sur nos gardes. Nous le savons méfiant et craintif à l'égard des hommes mais celui-ci semble être intéressés par notre présence... et surtout par notre repas. Il garde toutefois ses distances et disparait aussi vite qu'il est apparu. Assez éloignés, nos smartphones ne nous permettent pas d'avoir une photo nette.
Alors que l'on reprend notre marche, nous passons devant un troupeau de vaches dont deux sont curieuses de nous voir passer. Nous atteignons un lavoir, laissé un peu à l'abandon.
On découvre les sommets de la Station Villard / Corrençon. 
Sur la photo suivante, vous pouvez voir de gauche à droite, le Pas de l'Œil (1 960m), le Rocher des Deux Sœurs avec la Petite Sœur Sophie (2 162m) et la Grande Sœur Agathe (2 194m), L'Obiou (2 789m), La Grande Moucherolle (2 285m), la Petite Moucherolle (2 156m)
La chaleur recommence à nous tomber dessus ainsi que sur ces vaches qui semblent être totalement amorphes.
Nos gourdes étant vides à notre retour à la voiture, nous partons à Autrans (1 616 habitants) pour bous installer sous l'ombre d'un marronnier où nous nous désaltérons de délicieuses limonades venues tout droit de Morteau dans le Département du Doubs avec sa vaste gamme de saveurs, la Mortuacienne.