Il est 7:00, La Rosière s'éveille avec le sommet du Mont Pourri illuminé par le soleil.
Plus bas, dans la Vallée de la Tarentaise, la brume subsiste encore. Cette brume, c'est le nuage du Sahara qui touchait alors notre pays.
Pas un seul grain de sable à notre altitude, nous sommes fin prêts à affronter les pistes de la station qui s'étendent entre la France et l'Italie sur 152 kilomètres au détour de 80 pistes que l'on rejoint grâce à 38 remontées mécaniques.
Me voici prenant la pose durant cette journée d'éclate totale.
Je ne sais plus si c'est avant ou après ma cascade. Car, oui, en ce dimanche, je me suis transformé en Colt Seavers, ce cascadeur, héros de la série The fall guy / L'homme qui tombe à pic (5 saisons / 112 épisodes / 1981 à 1986 / ABC).
Avant toute chose, je tiens à rassurer tout le monde, je n'ai aucune séquelle ni aucune blessure.
Explications.
Frédéric était parti un peu devant sur la piste Faisan, piste extrêmement longue et plate. Regardant le paysage et prenant mon temps, il m'a distancié et au moment où je me suis dit qu'il était temps d'accélérer pour le rattraper, un faisan sorti d'on ne sait où est passé entre mes jambes, déstabilisant mes skis et me propulsant en l'air. Tout est allé très vite puisque mon faisan envolé, j'ai pris également la direction des airs pour effectuer une magnifique cascade où j'ai exécuté une superbe roulade sur l'épaule gauche tout en venant fracasser ma cuisse gauche contre la neige bien dure. Le choc a fait se détacher l'un de mes skis, ski gauche que j'ai vu poursuivre sa route alors que j'étais planté dans la poudreuse. Au loin, j'entendais le faisan criailler. Avec style et classe, je me suis rétabli immédiatement sur mes pieds et sur un ski, j'ai rattrapé mon ski arrêté quelques mètres plus loin. J'ai rejoint Frédéric tout schuss un peu plus bas.
Alors, ce que vous venez de lire, c'est la version que je vais officiellement raconter. La vraie histoire ressemble plutôt à ce que vous allez lire maintenant. Nous nous trouvions bien sur la piste Faisan et Frédéric était bien parti devant. Mais aucun faisan à l'horizon, et on se demanderait bien ce qu'il ferait ici à cette saison. La piste était effectivement plate et je me suis vautré sur un tas de neige que je n'avais pas vu. J'ai réellement effectué la cascade décrite précédemment. Me relever n'a pas été aussi simple ni gracieux puisqu'il m'a fallu du temps pour pouvoir me remettre debout, aller chercher mon ski et le remettre. Cette difficulté était amplifiée par la douleur à la cuisse et à l'épaule. Après une rapide vérification, je n'avais heureusement rien de cassé, épaule et jambe gauche fonctionnaient parfaitement. La douleur était le résultat du choc. Tout endolori, j'ai rejoint mon Frédéric à qui j'ai raconté ma cascade. S'il n'a pas tout compris mes explications, il savait que le soir même, notre tube de Baume Saint-Bernard, allait être très utile et ce durant quelques journées où les douleurs m'ont accompagnées. Cette chute n'a pas entamé notre bonne humeur de nous trouver dans ce cadre exceptionnel.
Voici quelques photos du célèbre Col du Petit Saint-Bernard / Colle del Piccolo San Bernardo à 2 188 mètres d'altitude qui relie la France à l'Italie. Nous n'irons qu'une seule fois, tout en bas, dans la station de La Thuile en Italie. Il faut dire qu'elle n'est qu'à 1 450 mètres et que la neige se fait rare à cette saison.
Si elle est rare en bas, les pistes italiennes ont de la neige de bien meilleure qualité que celle sur leurs consœurs françaises. Nous voici au sommet du Monte Belvedere / Mont Belvédère à 2 641 mètres.
C'est côté Italie que nous mangeons aujourd'hui d'un très bon plat de sanglier et de polenta qui nous redonnent des forces.
Pour terminer la journée, on se désaltère avec une limonade savoyarde sur la terrasse du Paradis.
Si elle est rare en bas, les pistes italiennes ont de la neige de bien meilleure qualité que celle sur leurs consœurs françaises. Nous voici au sommet du Monte Belvedere / Mont Belvédère à 2 641 mètres.
C'est côté Italie que nous mangeons aujourd'hui d'un très bon plat de sanglier et de polenta qui nous redonnent des forces.
Pour terminer la journée, on se désaltère avec une limonade savoyarde sur la terrasse du Paradis.























