jeudi 10 septembre 2026

La randonnée des lacs

On quitte notre appartement de Sainte-Marie-Campan. Ce soir, nous dormirons dans un nouveau chez nous. Mais avant cela, nous passons le Col du Tourmalet où il y a tellement de monde, que l'on ne s'y arrête pas. On stationne sur le parking de la station de Super Barèges pour entamer la randonnée du jour.
Direction, tout là-haut, tout au fond.
S'il y a du monde au démarrage, rapidement, nous mettons de la distance entre nous. En nous retournant, on voit le Pic du Midi qui semble être si grand et qui pourtant est tellement petit à l'échelle des galaxies.
On suit, durant notre longue ascension, le Ruisseau Dets Coubous
avant d'atteindre le Lac Dets Coubous à 2 041 mètres d'altitude sur lequel a été construit un barrage que l'on traverse.
On aime à regarder la montagne se refléter dans l'eau.
Un peu plus loin, on tombe sur un autre genre de lac, bien plus recouvert de végétation donnant un aspect marécageux. C'est le Lac de Dera Yunco.
Malgré la chaleur, on poursuit encore notre montée, toujours plus haut et nous arrivons au Lac Blanc.
Nous décidons de nous arrêter au Lac de Tracens, avec son petit îlot en son centre.
On pique-nique sur les berges, en regardant les petits poissons qui viennent picorer nos doigts de pieds nous procurant un petit massage. On regarde le paysage également, extrêmement sauvage. Derrière, il y a encore un lac et encore et encore. Citons le Lac Nère, le Lac Estagnol... Il y en a plus d'une dizaine.
Nous n'irons pas tous les voir et prenons la direction de la descente en admirant le paysage qui nous fait oublier l'effort que nous fournissons.
Si notre environnement est très végétal, certaines montagnes sont au contrait extrêmement minérales telle cette barrière aux arêtes dessinées.
Depuis notre point de vue, on voit à peine dépasser l'un des dômes de l'Observation du Pic du Midi de Bigorre et le haut de l'antenne.
Nous contournons par l'autre rive le Lac Dets Coubous
et après une longe descente, nous rejoignons la station de Super-Barèges où d'énormes camions transportent de la terre dans des nuages de poussière que nous tentons d'éviter. Notre voiture elle, en gardera les stigmates. C'est donc avec une Titine poussiéreuse que nous partons chercher les clefs de notre logement.

mercredi 9 septembre 2026

Le Pic du Midi de Bigorre

Le brouillard s'est installé sur notre village mais on espère qu'en altitude, il se dissipera.
Il faut arriver à la station de sports d'hiver de La Mongie pour enfin voir le ciel dégagé. 
Le front de neige a été réaménagé il y a quelques années par un parc arboré.
Depuis 2000, une population d'animaux a investit les lieux : le lama. 
Ils sont en total liberté si bien qu'ils s'approchent près et qu'ils n'hésitent pas à entrer dans la zone plus urbanisée de La Mongie.
L'autre star, c'est ce téléphérique qui vous propulse à 2 876 mètres d'altitude.
Tout là haut, c'est le Pic du Midi de Bigorre. On peut y accéder par un téléphérique double depuis 2001. On passe de 1 785 mètres à 2 341 mètres au niveau du Taoulet et là, on monte ensuite directement au sommet. Sur la dernière photo ci-dessous, on devine l'ombre de notre cabine. 
Nous voici tout en haut. Si les touristes peuvent venir en nombre, les scientifiques résident là toute l'année pour des activités d'astronomie avec l'Observatoire du Pic du Midi, inauguré après des années d'efforts en 1881. Le Pic du Midi abrite plusieurs salles où l'on nous explique l'exploit de cette construction
 et la dureté de la vie à cette altitude. 
Depuis 1959, il y a également cette antenne de télédiffusion qui est visible de très loin.
Alors on l'avoue, il y a pas mal de monde
mais ça vaut le coup car le paysage est éblouissant.
Sur ces photos, on vient bien la cabine du téléphérique.
On voit une bonne partie de la chaîne des Pyrénées à commencer par la mythique Brèche de Roland; à peine visible sous la flèche rouge; mais nous vous en reparlerons.
Une passerelle vitrée a été installée, histoire de vous procurer quelques sensations fortes mais étant donné la file d'attente, on préfère aller au planétarium.
On s'installe dans nos fauteuils et là on va voyager comme on ne l'a jamais fait. Ici, il y a tout un tas d'anciennes et de nouvelles lunettes astronomiques et autres télescopes. Avec les commentaires d'un astronome, on réalise ou plutôt on essaie de réaliser combien nous sommes ridiculement petits car notre voyage nous emmène en dehors de notre univers, en dehors de notre galaxie et l'on réalise que notre univers et notre galaxie qui sont déjà très vastes ne sont qu'une goutte d'eau puisqu'il y aurait environ 2 000 milliards de galaxies avec chacune leurs univers !!! Je crois que depuis cette visite, je suis resté un peu tout là-haut, et que les questions foisonnent en moi. Heureusement, Frédéric est là pour répondre à certaines d'entre elles et les articles sur ce sujet de l'espace de Sciences et Avenir vont tous êtres lus avec assiduité. 
Sur la terrasse, une lunette munie d'un filtre, nous permet de regarder le soleil, ses tâches et ses éruptions solaires. C'est incroyable comme elles sont bien visibles.
Comme je vous l'ai dit, même si on redescend physiquement, une partie de mon cerveau va rester au Pic du Midi de Bigorre me faisant presque oublier la descente vertigineuse que nous sommes en train de vivre.
Il est déjà tard en cette après-midi à notre retour sur Terre mais l'on parvient tout de même à manger des délicieux burgers au canard sur la terrasse du Flocon. C'est hyper bon avec des produits maison, on vous conseille vraiment ce salon de thé Le Flocon avec un personnel au top.
Alors qu'on termine de manger notre glace, un hélicoptère vient livrer du matériel pour l'entretien des remontées mécaniques et effectue des allers retours.

De retour à notre village, le brouillard semble se lever juste au moment du coucher du soleil nous laissant imaginer que le brouillard est resté toute la journée.
On assiste à l'installation puis à la mise en lumière pour les festivités du 15 Août à venir. Nous serons quant à nous ailleurs à cette date...