samedi 26 septembre 2026

Monte Toro

C'est le soleil qui se lève qui me réveille.
Comme à mon habitude, je vais chercher des croissants pour le petit déjeuner et je fais un saut par le bord de mer. Cette petite barrière qui ne paie pas de mine, c'est l'un des symboles de Minorque. Il y en a partout.
Aujourd'hui, on prend de la hauteur car on décide d'aller au sommet de l'île de Minorque, le Monte Toro : 362 mètres. Même si nous sommes habitués par des sommets bien plus importants, depuis ce point de vue, et malgré le ciel chargé en nuages, on peut voir loin. Avec une météo dégagée, on aurait pu voir l'Île de Majorque.

C'est sur ce sommet qu'il y a une statue du Christ, donnant des faux airs de Rio de Janeiro. Le monument a été inauguré en 1928 en hommage aux Minorquins morts durant la Guerre du Rif au Maroc de 1921 à 1927 et qui opposait l'Espagne et la France contre la République du Rif; le Nord du Maroc actuel, état non reconnu par la Communauté Internationale.
Au sommet également, on trouve le Sanctuaire de la Mare de Deù del Toro depuis 1291. A cet endroit en effet, il fut décidé de construire un sanctuaire religieux car un taureau a guidé des Moines ici-même qui ont trouvé une statue de la Vierge Marie. Aujourd'hui vivent encore ici entre 5 à 10 religieuses.
Dans la cour du sanctuaire, une statue rend hommage aux 1 000 Minorquins qui s'exilèrent en Floride aux Etats-Unis en 1768.

La cour justement, on s'y sent très bien.
Dans l'église le mobilier religieux est très riche
et contraste avec les vitraux qui sont d'une étonnante simplicité et naïveté.
On reprend la route direction les plages et les criques du Nord de Minorque...

vendredi 25 septembre 2026

Cala en Bosch

Au petit matin, muni de notre parasol prêté par Joan notre hôte, nous allons passer quelques heures à la Plage de Cala Blanca. On a bien fait d'arriver tôt car il y a foule et il ne faut pas craindre la proximité de voisins. 
Avant le repas de 15h00, on pique une tête dans la piscine de la résidence et puis on reste tranquille dans l'appartement en attendant une éventuelle baisse des températures qui n'aura pas lieu.
Le vent se lève, la chaleur est moins forte et l'on décide de partir au Cap d'Artrutx où les villas très cossues s'étendent le long de la mer. Si cette photo donne l'impression qu'on peut aller se baigner, il n'en n'est rien puisque toute la côte n'est qu'une longue falaise.
Au bout du cap, c'est le Far d'Artrutx construit en 1859 d'une hauteur de 34 mètres. A l'origine, il fonctionnait... à l'huile d'olive ! Il est très beau et ressemble à ces phares tels qu'on peut les imaginer.
S'il est toujours en activité, un restaurant haut de gamme s'est installé à sa base.
La mer est plutôt agitée et de grosses vagues viennent s'abattre sur les falaises. On est bien content de ne pas faire du kayak aujourd'hui.
A Cala en Bosch, il y a également la présence de deux phares, nettement moins imposant.
Un canal, construit par l'Homme, 
permet aux bateaux d'entrer se réfugier dans un port de plaisance. On s'amuse à prendre nos ombres en photos sur l'autre rive du canal.
Depuis les rochers situés au-dessus de la Platja de Son Xoriguer, on voit combien les vagues sont importantes, presque les mêmes que l'on peut voir à l'Océan Atlantique.
On boit un coup en grignotant un succulent tacos et en suivant les commentaires que fait Mathilde sur l'entraînement de cette équipe de sportifs.
Le port de plaisance de Cala en Bosch est construit sur une forme circulaire. C'est là qu'on cherche un restaurant en admirant les bateaux, très nombreux. Parfois, ils sont plus traditionnels.
Quand on part en vacances, il y a toujours ce restaurant qu'on aurait pas du choisir, celui qui nous déçoit. Et bien pour ces vacances à Minorque, c'est ce soir ! La nourriture est quelconque et sans nous lancer des fleurs, on fait mieux à la maison. Et puis surtout, niveau présentation des assiettes, choix des aliments, tout semble ne pas avoir changé des repas que l'on pouvait rencontrer sur nos tables familiales dans les années 70 et 80. On a l'impression d'être assis dans un restaurant qui nous aurait transporté dans une bulle temporelle.
Ce n'est pas grave, il fallait un loupé, on l'a eu.
La nuit est tombée sur Cala en Bosch.
On voit la lumière du phare faire son travail et l'on reprend la route direction notre appartement non sans entendre que les embruns gênent la conduite de Frédéric qui ne cesse d'actionner désespérément ses essuie-glaces provoquant encore plus de dégâts car il étale l'eau salée sur le pare-brise. Nous parvenons toutefois à destination, recouverts nous aussi par les embruns...

jeudi 24 septembre 2026

Adieu Catherine de Poliakoff-Baïdaroff

Le père de Catherine de Poliakoff-Baïdaroff a émigré de Russie pour la France en 1915, sa mère en 1919.
Le couple se rencontre donc en France et c'est en France qu'ils mettent au monde 4 filles qu'on surnomme les Sœurs Poliakoff. La petite dernière c'est Catherine née à Clichy en 1938. Elle se tourne vers le cinéma et prend son nom de scène, ce nom avec lequel on la connait : Marina Vlady.
Elle vient de nous quitter aujourd'hui après une très grande et longue carrière au cinéma, mais également au théâtre, à la télévision. Marina Vlady chantait également et a sorti plusieurs disques. Elle écrivait et est autrice de plusieurs romans.
Pour nous, elle restera à jamais la belle et très distinguée Natacha Tataïev, l'épouse d'Igor Tataïev alias Philippe Noiret (1930-2006)
Ces personnages sont les héros de l'excellent film de Jean-Marie Poiré (1945) sorti en 1986, Twist again à Moscou.
Cette disparition nous donne l'occasion de revoir ce film qu'on adore.

Maó / Port Mahon

Poisseux par l'eau salée, le sable et la crème solaire, on arrive à Maó / Port Mahon, la capitale de l'île de Minorque. Avec 30 666 habitants, elle est la seconde ville la plus importante. 
Ses rues sont décorées donnant un air de fête à la ville tout près de la statue de la chanteuse espagnole, Pilar Alonso (1897-1980)
Nous atteignons Plaça de la Conquesta et sa statue d'Alfons III (1265-1291), Roi d'Aragon de 1285 à 1291.
La place mène à un cul-de-sac,
le Mirador del Pont des Castell d'où la vue sur la vieille ville est très sympathique.
Plaça d'Espanya se situe le marché aux poissons
et juste quelques mètres au-dessus, l'Església del Carme construite en 1820. Trois fougueux chevaux se cabrent devant l'entrée de l'église.
Une partie du couvent a été restauré et transormé en centre commercial où l'on trouve de l'artisanat local.
On boit un verre à une terrasse, avec la vue sur le quartier par où l'on est arrivés. L'imposante Església de Santa Maria date de 1747. Elle a été précédée par une précédente église dédiée à la Vierge Marie en 1420. Auparavant, il y avait un Temple à la Vierge Marie en 1294.
Comme il fait toujours aussi chaud et qu'une douche s'impose, on retraverse l'île d'Est en Ouest pour rentrer à notre appartement.
Nous profitons d'un souper en bord de mer pour aller voir le coucher du soleil au Mirador del Sol Santos.
Là, depuis les rochers illuminés par les rayons du soleil couchant, des jeunes plongent de la falaise.
Après notre repas, la nuit s'est installée et c'est la Lune que l'on peut dorénavant admirer. Elle nous invite à aller dormir après cette journée sportive...