Dimanche, en fin d'après-midi, c'est au cinéma UGC Ciné Cité Part-Dieu à Lyon, que nous sommes allés voir notre premier film des frères Coen.
Sorti en 1996, Fargo et l'univers de Joel et Ethan Coen nous ont surpris.
Jerry Lundegaard est le Directeur Commercial d'une concession automobile à Minneapolis dans le Minnesota qui appartient à son beau-père, un riche homme d'affaires. Jerry a des dettes et ne peut demander de l'aide au père de son épouse Jean qui ne lui prêtera jamais d'argent. Jerry part pour l'état voisin du Dakota du Nord où il va engager deux malfrats, Carl et Gaear. Les deux hommes lui réclament une voiture neuve et 80 000$ avant d'accepter le plan de Jerry : l'enlèvement de Jean. Jerry compte en effet faire verser la rançon par Wade Gustafson, son richissime beau-père. Mais ce qu'il ne dit pas aux deux futurs kidnappeurs, c'est qu'en réalité il va réclamer 1 000 000$...
Tout d'abord, on a aimé les images du film, de grands plans larges sur des paysages enneigés, ou très souvent, au centre, on voit soit un personnage, soit un véhicule. Le rythme est très particulier car les scènes sont très courtes et se terminent parfois par des plans noirs. On à l'impression de voir défiler sous nos yeux le script de l'histoire très lentement. Les paroles sont courtes, ponctuées des célèbres fuck étatsuniens. Les dialogues sont minimalistes au possible car très régulièrement, les seuls échanges se cantonnent à des yep, des nope et quantité de Jesus raccourci à l'extrême par des Jes. Mais attendez, là, nous ne vous avons parlé que de l'atmosphère du film. En ce qui concerne les personnages, les frères Coen nous ont concocté toute une palette d'individus tous plus dingues les uns que les autres. Que ce soit les malfrats, mais également Jerry, Jean, son fils, son beau-père, le comptable mais aussi les policiers bref finalement tous les personnages qui défilent dans cette étrange histoire, tous sont complètement déjantés ! Seule la policière qui apparait être finalement l'héroïne, Marge Gunderson semble être la seule personne censée. C'est d'ailleurs le seul personnage qui permet de faire avancer l'histoire au gré des tueries ou le sang coule à flots. Le final est d'ailleurs l'apothéose en matière sanguinaire.
Notons également la bande-son dont la musique revient sans cesse, ponctuant les nombreux blancs.
Fargo est un film noir mais qui possède malgré tout de l'humour, noir bien entendu. On s'amuse en effet des répliques, des scènes, de la manière dont ce film est tourné et qui donne un esthétisme si particulier.
Fargo est un film noir mais qui possède malgré tout de l'humour, noir bien entendu. On s'amuse en effet des répliques, des scènes, de la manière dont ce film est tourné et qui donne un esthétisme si particulier.
Vous dire qu'on irait voir un autre film de ces réalisateurs, ce serait s'avancer un peu mais nous restons curieux d'en découvrir d'autres. Il nous faudra surveiller la programmation de leurs films à la télévision.
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