vendredi 19 octobre 2018

俠女 / A touch of zen


De tous les films que nous avons vu cette semaine, celui-ci est finalement celui que nous aimons le moins.
Il faut dire qu'à l'origine, ce film taïwanais comportait deux parties sortis en 1970 et en 1971.
Il a été diffusé hier au soir d'une seule traite pour un peu plus de 3h20 de projection !

Après six films, après nos journées travail et après des nuits raccourcies, c'était trop long et nous avons fait, sans pouvoir nous retenir, des siestes chacun à notre tour si bien qu'à deux, nous avons peut-être du voir le film en entier, mais rien n'est moins sûr !
Malheureusement, ces petits repos successifs nous ont vite fait perdre le fil du récit.
Pas moyen de se raccrocher au dialogue car le chinois nous est complètement incompréhensible.

Nous sommes donc passés à côté de ce film pourtant primé au Festival de Cannes et présenté par l'actrice principale, Xu Feng.

Un peintre et écrivain public,  Gu Shengzai, semble vivre sereinement dans un petit village quelque part en Chine. Un mystérieux homme Ouyang Nian lui demande de faire son portrait. Gu est très intrigué par ce nouveau venu qui semble surveiller le médecin Lu Meng et un pauvre aveugle. Gu vit avec sa maman à côté d'un château qui est dit hanté. Un soir justement, Gu entend de drôles de bruits venus de cette demeure abandonnée. Il réalise le lendemain qu'elle est habitée par la belle Yang Huizen. Mais très vite, ces trois personnages sont pris à partie par Ouyang Nian et ses hommes lors de violents affrontements d'arts martiaux...


Ce soir, nous devrions tenir plus coup devant le dernier film en ce qui nous concerne de ce 10e Festival du Cinéma Lumière...


jeudi 18 octobre 2018

Il était une fois dans l'Ouest

Ce classique du genre western est sorti dans les salles en 1968.
De production italienne et américaine, les titres originaux sont donc C'era una volta il West ou Once upon a time in the West.
Rares sont les spectateurs présents dans la salle hier au soir de l'UGC Confluence qui ne l'avaient pas encore vu.

Trois hommes attendent sur le quai d'une gare l'arrivée d'un train. Ils ne voient personne en descendre et au moment où ils décident de partir ils entendent jouer de l'harmonica. S'en suit une fusillade où l'homme à l'harmonica abat le trio. Pendant ce temps, Peter Mc Bain surveille les préparatifs de son mariage en compagnie de ses trois enfants. Les cigales se taisent, quand une détonation se fait entendre. La fille Mc Bain s'écroule abattue par un groupe d'hommes. Tour à tour, chacun des membres de la famille est abattu par un dénommé Frank...

Regarder Il était une fois dans l'Ouest sur un grand écran, ça vaut le coup !
Les paysages et les gros plans sont encore plus mis en valeur.
La scène finale est magnifique.

Et que dire de la sublime musique d'Ennio Morricone qui utilise une musique différente pour chacun des héros.

Une pépite que nous avons revu avec un grand plaisir.

Nous partons découvrir ce soir un nouveau film...


 

mercredi 17 octobre 2018

What's up, doc ?

What's up, doc ? est une réplique très célèbre.
Nous vous aidons.
Elle est dite par un lapin dans un dessin animé...
Vous voyez de qui nous voulons parler ?
Il s'agit en effet de Bugs Bunny et de son célèbre, Quoi d'neuf, docteur ?

Mais What's up, doc ? c'est également le titre du film que nous sommes allés voir hier au soir au cinéma Opéra.
En français, il a été traduit par On s'fait la valise, docteur ?

C'est un film américain sorti en 1972 avec en tête d'affiche l'excellente Barbra Streisand et le magnifique Ryan O'Neal.

A San Francisco, le Docteur Howard Bannister, musicologue participe à un congrès organisé par Monsieur Larrabee. Howard, très lunaire et tête en l'air, est accompagné par sa terrible fiancée Eunice Burns qui le fait marcher à la baguette. Alors qu'il va acheter de l'aspirine, Howard tombe nez-à-nez avec une fille qui ne va cesser de le coller; Judy Maxwell. Elle provoque catastrophe sur catastrophe mais est douée d'une grande intelligence. Elle tombe sous le charme d'Howard et décide de se faire passer pour son épouse au désespoir du pauvre Howard...


Nous avons adoré ce film que nous n'avions jamais vu nulle part alors que sincèrement c'est vraiment une très bonne comédie qui tient tout d'une pièce de théâtre de boulevard. Les portes claquent, les paroles fusent, les scènes sont dynamiques et rythmées, les situations très drôles, les textes hilarants.
La présence des cinq valises écossaises apportent le fil conducteur de ce film burlesque et donne l'explication du titre en français.
Pour le titre en anglais, l'explication réside dans le fait que ce film a le même rythme qu'un dessin animé.

Il parait qu'il va ressortir prochainement remastérisé en DVD.
Un film à voir et à revoir car vous riez de bon cœur !


Et zou, partons voir notre prochain film...

mardi 16 octobre 2018

Courage aux habitants de l'Aude

Durant ces festivités cinématographiques, nous n'oublions pas la triste actualité et nous avons une énorme pensée pour les sinistrés des violentes inondations survenues dans l'Aude.
Vous pouvez les aider : Mobilisons-nous
Courage.


Klute

Jane Fonda va recevoir le 10e Prix du Festival Lumière dans quelques jours.
Il allait de soit que nous devions aller voir l'un de ses films.
Nous avions opté pour celui pour lequel elle a reçu un Oscar pour la Meilleure Actrice en 1972, Klute.


Comme le disait le réalisateur qui nous a présenté le film hier au soir, Klute est le nom de famille du policier mais il reconnait que le film aurait du être titré avec le nom du personnage joué par Jane Fonda, Daniels ou Bree pour son prénom.

Klute est sorti en 1971, c'est un film policier très psychologique.

Tom Gruneman qui habite la Pennsylvanie  disparait mystérieusement lors d'un voyage à New York City. Son épouse et l'associé de Tom font appel à la police mais six mois plus tard l'enquête est au point mort. Les autorités ont toutefois découvert que Tom a envoyé des lettres obscènes à une prostituée. John Klute, ami de Tom et policier, décide de mener son enquête comme détective privé. Il part à New York City pour interroger l'envoutante prostituée Bree Daniels. Mais cette dernière ne se souvient pas d'avoir rencontré ce client. John réalise rapidement que Bree est en danger lorsqu'une amie à elle est retrouvée morte...


Alors, en résumé, l'intrigue était intéressante, le jeu des acteurs Jane Fonda et Donald Sutherland était parfait mais alors le rythme de ce film noir, voir très noir, était d'une lenteur incroyable. Même notre tortue semble réagir plus vite !
On voit quelques scènes dans la ville dangereuse qu'était The Big Apple dans les années 70.
Les dialogues étant  très rares et la musique extrêmement berçante, omniprésente, voir ensorcelante, m'ont forcé à piquer du nez à plusieurs reprises. Les coups de coude de Frédéric venaient toutefois me réveiller et malgré ces micro sommeils, je n'avais rien loupé de l'intrigue.

C'était un film à voir mais que je ne regarderai pas à nouveau.
Voici un extrait pour vous donner une idée

mais voici surtout la musique qui passait en boucle et qui m'a littéralement hypnotisée en m'ordonnant de dormir.

J'essaie de ne pas l'écouter car nous partons ce soir voir un nouveau film dans un autre cinéma de Lyon...

lundi 15 octobre 2018

Y tu mamà también

Le titre du film que nous sommes allés voir hier est plutôt un gros mot dont vous pouvez imaginer la traduction mais que nous tairons ce soir.
Y tu mamà también est un film mexicain tourné en 2001 par Alfonso Cuaron
à qui l'on doit Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, Gravity et du prochain intitulé Roma qui est présenté en avant-première durant le Festival Lumière mais dont nous n'avons malheureusement pas eu de places.

Au Mexique, au début des années 2000, à la fin de l'année scolaire, Tenoch et Julio, deux amis d'enfance, voient leurs petites copines partir en vacances pour l'Italie. Tenoch a une vie très aisée puisqu'il est le fils d'un Ministre. Il fait profiter de ce standing de vie à son ami Julio qui ne connait pas son père et dont la mère travaille durement pour l'élever lui et sa sœur. Tenoch et Julio font la connaissance de la femme du cousin de Tenoch, Luisa Cortès, lors d'une fête où est présent le Président des États-Unis du Mexique. Les deux adolescents tombent sous son charme et lui propose de partir avec eux à la plage à la baie Boca del Cielo. Cet endroit n'existe pas mais ils ont tellement envie qu'elle vienne avec eux qu'ils inventent cet endroit. Luisa refuse. Elle reçoit un appel de son mari qui lui annonce l'avoir trompée. Luisa est dévastée et décide d'accompagner les deux garçons dans leur périple vers cette plage imaginaire...

Nous avons eu la chance de voir ce road-movie (on accompagne les trois personnages dans leur voyage pour la plage) en V.O. et j'ai d'ailleurs pu apprendre toute une nouvelle série de gros mots utilisés en espagnol et mon dieu que cette langue est riche !
Le film est en effet interdit à sa sortie aux moins de 18 ans au Mexique puis devant tant et tant de manifestations de jeunes souhaitant aller le voir, l'âge est abaissé à 16 ans. Y tu mamà también est l'un des cinq films mexicains ayant eu le plus de succès au Mexique.
Il raconte la sortie de l'adolescence des jeunes d'aujourd'hui, avec leur manque de repères, leurs désillusions, leurs relations avec le sexe, l'alcool, la drogue.
Alfonso Curaon nous montre ce Mexique aisé mais très minoritaire et ce Mexique pauvre mais qui reflète tellement la réalité.
Nous avons d'ailleurs reconnu les scènes de vie telle que nous les avons vécues lors de notre voyage là-bas.
C'est un film intéressant, qu'une grande majorité de spectateurs découvraient pour la première fois.
Un narrateur intervient régulièrement en coupant le son du film et en expliquant des événements qui n'appartiennent pas à l'histoire. Par exemple, lorsque Tenoch et Julio roule sur le périphérique, la voix off nous explique qu'un accident à lieu à cet endroit, nous donne le nom de la victime, les circonstances de l'accident... alors que cet événement n'a rien à voir avec l'histoire.



A la sortie de la séance, nous avons découvert un nouveau restaurant : Toké.
Cet établissement propose des empanadas (des chaussons) à la mode française. En cliquant sur le lien ci-dessus vous découvrirez toutes les variétés de chaussons proposés.
C'est très bon et rapide, c'était parfait pour un repas de sortie de cinéma.

Ce soir, nous reprenons la direction d'une autre séance que nous vous relaterons demain...