dimanche 4 octobre 2026

Hasta pronto Menorca !

Minorque est une très belle destination de vacances et nous y reviendrons sans doute avec plaisir car il y a encore plein d'endroits que nous n'avons pas eu le temps de visiter. Sans doute, si nous y revenons, ce ne sera pas au mois d'Août pour éviter tout de même les chaleurs extrêmes.
Pour le moment, il est temps pour nous de rejoindre le Port de Ciutadella 
pour quitter l'île à bord d'un ferry. Celui du retour porte le nom d'Hypatia de Alejandria et est un modèle un peu plus ancien que celui avec lequel nous avons fait l'aller. On patiente un peu sur le parking avant d'avoir l'autorisation de monter à bord.
Comme à l'aller, on suit les indications de l'équipage pour stationner coller serrer. Si le nôtre est à l'intérieur, d'autres véhicules vont faire la traversée en plein air.
On se dirige vers nos sièges qui ont changé à la dernière minute et on décide d'aller visiter les différents ponts. L'un d'entre eux donne accès aux passagers qui ont réservé des cabines. Cela donne presque envie de faire une croisière... mais ce sont bien les ponts extérieurs qui permettent de faire de belles photos des falaises de Minorque.
On assiste à la montée des derniers véhicules et à l'attente d'autres qui emprunteront pour certains un bateau d'une autre compagnie.
Notre ferry démarre, on commence à quitter le port.
A bord, il y a tout ce qu'il faut. Depuis nos fauteuils on peut suivre des films à la télévision, il y a un magasin, des restaurants, un barbecue, des transats pour prendre le soleil et même un jacuzzi, qui restera fermé. On voit même un magicien qui donne un spectacle. 
A peine avons-nous le temps de regarder à nouveau dehors que Minorque est devenu une simple ligne lointaine.
Les 5 heures de traversée se font facilement et cette fois dans le calme sans que les enfants courent et hurlent de partout.
A l'horizon, c'est Barcelone qui se dessine peu à peu.
C'est dans la capitale de la Catalogne que nous allons passer quelques heures...

samedi 3 octobre 2026

Un petit pas de trop

Cette saison, nous avons fait l'impasse sur la programmation du TNP à Villeurbanne car elle n'était pas à notre goût et certains des spectacles proposés l'ont déjà été dans la saison précédente à laquelle nous nous sommes rendus.
Cette saison donc, changement donc de lieu pour nous. C'est à Décines-Charpieu dans la salle Le Toboggan, qui fête cette année ses 30 ans, que nous allons nous rendre pour cet abonnement 2026-2027.
Hier au soir, nous avions notre premier rendez-vous avec un spectacle de danse, Un petit pas de trop.
C'est le chorégraphe et danseur Mourad Merzouki (1973) qui est venu présenter la soirée issue du Festival Karavel qui se tient un peu partout dans la Métropole de Lyon du 25 Septembre au 25 Octobre.
Un petit pas de trop est né de l'imagination de (droite à gauche sur la photo) Kader Attou (1974) qui est également sur scène avec Régis Truchy (?) et Mansour Abdessadok (1983)
Dans sa présentation, Mourad Merzouki explique que Kader Attou possède son univers à lui et bien, un univers tel que le sien, ça fait vraiment du bien. Quel bonheur que cette parenthèse poétique dans un très joli décor où la lumière joue un grand rôle. On adore voir les trois artistes se succéder ou intervenir sur cette scène. Placés au deuxième rang, nous étions aux première loges pour les moindres détails. Que ce soit Kader, Régis ou Mansour, chacun à son propre style qui nous a entraîné dans une soirée à rêver. Le rêve commence avec le décor de cet appartement relié par des escaliers mobiles, des portes et des fenêtres par lesquelles entrent et sortent les danseurs.
Un petit pas de trop nous propose du hip-hop avec des mouvements incroyables. Certains numéros nous rappellent l'univers du cirque, mais également des poursuites de dessins animés et surtout il rend un très bel hommage au cinéma muet et en particulier à Charlie Chaplin (1889-1977). Si certains moments sont graves, d'autres sont émouvants mais l'ensemble est très drôle. Les numéros s'enchainent sans aucune parole, au son de musiques jouées par un phonographe. Du début à la fin, la poésie que l'on nous propose sur scène nous enchante. Le spectacle devient aérien lorsque Kader Attou s'envole dans les airs. Il est extrêmement touchant lorsque Mansour Abdessadok joue avec ses lumières tel un prestidigitateur tandis que Régis Truchy excelle dans la clownerie. Le jeu avec la lumière et l'obscurité est parfaitement contrôlé. L'apparition de faisceaux laser nous subjuguent juste au moment ou l'on entend le discours d'Adenoïd Hynkel, le dictateur de la Tomainia joué par Charlie Chaplin dans le film The great dictator / Le dictateur (1940). On a l'impression que les artistes deviennent prisonniers de ces cages de laser. L'envol des ballons sur scène est encore un très joli moment de poésie. 
Mais surtout, on est impressionnés par les mouvements de danse de ces trois merveilleux artistes qui semblent se défier de l'apesanteur et parviennent à donner l'illusion qu'ils se déplacent de manière totalement différente aux déplacements habituels.
Après une ovation avec une salle où les spectateurs restent debout de longues minutes, on sort la tête vidée de toute notre quotidien et de cette malheureuse actualité en se disant que finalement, si l'Homme peut faire le pire, il peut également créer le meilleur.
Qu'est ce que cela fait du bien !
Merci à Kader Attou, merci à Régis Truchy et merci à Mansour Abdessadok qui nous ont embarqué avec eux dans ce sublime univers qu'a imaginé Kader Attou. On aurait aimé que cela ne se termine jamais.

Notre dernière soirée à Minorque

Ce soir, nous faisons notre dernière sortie nocturne dans cette ville que nous affectionnons, Ciutadella. 
Mathilde met sa belle robe achetée ici-même et nous faisons un effort vestimentaire pour elle.
On passe devant des endroits où nous nous sommes déjà rendus
mais également Plaça Nova et ses beaux palmiers.
A Plaça des Born, c'est soir de marché artisanal où l'on peut acheter nos derniers souvenirs.
C'est sur cette place, dans la boutique Mamamaya que Mathilde a trouvé son bonheur.
En ce début de soirée, on se promène sur le vieux port où il y a beaucoup trop de monde à notre goût même si ce coin de la ville est très beau à ce moment de la journée.
Nous trouvons un restaurant dans l'une des vieilles ruelles de la ville, et mangeons à la terrasse de l'établissement Bistrot Es Rodol dans la Carrer del Socors.
Et comme si on avait pas envie de quitter la ville, on traîne encore un peu dans les rues à regarder les traces du passé qui se mélangent à celles plus contemporaines.
Demain, nous quittons l'île de Minorque...

vendredi 2 octobre 2026

La rissaga 🌊

Cala en Forcat, c'est la crique où nous allons nous baigner. Elle est très profonde mais est également très fréquentée car il y a autour outre de très nombreuses maisons de vacances, un énorme hôtel qui défigure quand même pas mal l'environnement. Nous parvenons tout de même à prendre des photos en l'évitant.
Comme partout à Minorque, on retrouve les mêmes barrières traditionnelles.
On s'installe au bout de cette jetée sur laquelle on pose nos serviettes, on va se baigner et on revient sécher. 
Tandis que Frédéric et Mathilde sont allongés sur leur serviette, je suis assis au bord de la jetée à rêvasser quand soudain, l'eau se retire puis est immédiatement suivie par une grosse vague qui me submerge et va mouiller jusqu'à la serviette de Mathilde installée plus loin. Seul Frédéric reste au sec. Sans le savoir, nous venons de vivre la rissaga : un tsunami météorologique 🌊.
Un tsunami météorologique n'est pas provoqué par un séisme mais par des ondes de gravité atmosphériques, par des sauts de pression ou par d'autres phénomènes météo. Ces tsunamis météorologiques touchent plusieurs régions de notre planète : la Baie de Nagasaki au Japon sous le nom d'abiki, en Sicile avec le nom de marrobbio, à Malte où ce phénomène est appelé milghuba, en Mer Baltique c'est sebbär, et en Croatie šćiga . Bien entendu, le dernier endroit qui en est victime ce sont les Baléares. Ces tsunamis peuvent tout de même atteindre parfois jusqu'à 4 mètres.
Baptisés par la rissaga, nous rentrons à l'appartement pour nous préparer pour notre dernière soirée à Minorque...

jeudi 1 octobre 2026

Lithica : Pedreres de s'Hostal

Aujourd'hui, nous nous rendons tout près de Ciutadella dans un site unique, les Pedreres de s'Hostal.
Dès le XVIIIème siècle et jusqu'en 1994, il y avait à cet endroit les Carrières de s'Hostal d'où l'on extrayait le marès, cette pierre typique de l'île qui servait à la construction des maisons. 
Si l'extraction se faisait à la main jusqu'en 1960, c'est une machine qui a pris le relais jusqu'à la fermeture des carrières en 1994.
Totalement abandonnées, elles ont servi de dépotoir et de casse automobiles comme le montre ces photos.
Heureusement, l'association Lithica est née en 1994 pour protéger le site et le rendre accessible en y installant des jardins, en y proposant des visites mais également des concerts et des activités culturelles. Depuis 2000, les anciennes carrières n'ont cessé d'être réhabilitées effaçant les stigmates de cette pollution programmée. 
S'il a plu la veille, les températures sont remontées accompagnées par une moiteur difficilement supportable mais la visite des carrières va presque nous faire oublier cet inconfort. 
Une fois que nous avons passé la billetterie, munis d'un plan; il est plus que nécessaire; nous avons la surprise de découvrir le site et nous restons stupéfaits par le gigantisme des carrières.
En contrebas, c'est le Labyrinthe Minéral.
Pour l'instant, le sentier principal reste en hauteur et nous pouvons admirer différents points de vue dont la première est la Brèche de l'Amphithéâtre.
Certains arbres ont maintenant plus de 26 ans et commencent à apporter de l'ombre très appréciable dans cet univers de roches.
Là, c'est le dernier né des aménagements qui a ouvert au public cette année. Des machines ont été abandonnées de différentes époques pour montrer avec quel matériel on découpait les blocs de pierres.
Il y a à certains endroits, des brèches très impressionnantes. 
Notre endroit préféré, c'est sans nul doute lorsque nous passons cet accès pour pénétrer dans un endroit secret, à l'abri des regards.
C'est la Carrière du Jardin Médiéval avec son potager, ses arbres, ses plantes, ses fleurs, ses sources et sa fontaine. C'est le calme total, il y fait frais, on s'y sent bien.
Aux détours de grilles, on entre dans d'autres jardins agrémentés de bancs.
Nous sommes maintenant au plus bas des carrières et s'y sent tellement minuscules
face à ces géants de pierres qui nous toisent. 
Nous voici au labyrinthe 
avant que nous n'entamions notre remontée en prenant cette dernière photo même si nous sommes certains de ne pas avoir tout vu. A la boutique, nous nous laissons tentés par un cube de marès sur lequel est gravé un lézard.
Bon, comme il fait très chaud, il devient urgent d'aller se baigner...