dimanche 11 octobre 2026

Nous déclarons Lumière 2026 le festival de cinéma de Lyon et de la Métropole de Lyon, ouvert !

Depuis hier au soir, le 18ème Festival Lumière est lancé.
Comme chaque année, tout débute par la Cérémonie d'Ouverture à la Halle Tony Garnier à Lyon.
Cette année, la salle comptait 4 000 spectateurs et de nombreuses célébrités venues passer une belle soirée de cinéma. A la présentation, ce sont toujours Thierry Frémaux (1960) et Irène Jacob (1966) qui montent les premiers sur scène. Cette année, Irène Jacob a fait un très beau discours pour défendre la Paix dans le monde mais aussi chez nous, entre nous mais également pour prévenir que l'obscurantisme, d'où qu'il vienne est dangereux pour notre liberté et plus particulièrement pour notre Culture. La présentation du festival a été lancée par deux films, l'un revenant sur l'entrée dans la 18ème année ans de cet événement, l'autre pour présenter les films en projection dans toutes les salles de cinéma de Lyon et de la Métropole de Lyon du 10 au 18 Octobre 2026.
Fort heureusement, plus aucun politique ne fait de discours, on sent que cette question est brûlante. Pour preuve lorsque la nouvelle Présidente de la Métropole Véronique Sarselli (1968) a été huée par les spectateurs à l'évocation de son nom tandis que le Maire de Lyon, Grégory Doucet (1973) a été chaleureusement applaudi. 
Les célébrités commencent à entrer par le rideau rouge et a s'asseoir dans la salle. Notons la présence de Todd Haynes (1961), Zang Ziyi (1979), Alexandra Lamy (1971), Tsui Hark (1951), Guillaume Gallienne (1972), Nicole Garcia (1946), Catherine Corsini (1956), Daniel Brühl (1978), Abel Ferrara (1951), Vincent Perez (1964), Marie-Christine Barrault (1944), Laurent Gerra (1967), Béréngère Krief (1983)...
La soirée s'est poursuivi par un hommage à Catherine Ringer (1957-2026) par Jeanne Cherhal (1978); que nous ne connaissions pas, en reprenant au piano la chanson C'est comme ça (1986).
Toutes les célébrités montent ensuite sur scène 
pour lancer la traditionnelle phrase, chacun à son tour :
Nous déclarons Lumière 2026 le festival de cinéma de Lyon et de la Métropole de Lyon, ouvert ! 
Il est temps de débuter les projections et la première se fait bien entendu dans cette Halle Tony Garnier. 
Direction l'Italie pour un film sorti en salles en 1977 du réalisateur Ettore Scola (1931-2016), Una giornata particolare / Une journée particulière que ni Frédéric ni moi n'avions encore vu.
Le 4 Mai 1938, Adolf Hitler; Führer du Troisième Reich; rend visite à Benito Mussolini Duce du Royaume d'Italie à Rome. Toute la population se presse pour assister à cette rencontre dans la capitale, retransmise en direct sur toutes les radios italiennes de l'E.I.A.R. Dans le même immeuble où résident les fonctionnaires de l'état fasciste avec leurs familles, Antonietta réveille ses six enfants et son époux pour qu'ils se préparent afin d'aller assister à l'événement où tout le monde va. Car en effet, l'immeuble se vide de ses habitants. Seules restent la concierge et Antonietta qui va s'occuper des tâches ménagères dans son appartement. La mère de cette nombreuses famille est épuisée par son quotidien. Alors qu'elle donne des graines à son oiseau, celui-ci s'enfuit de sa cage et s'envole vers un autre appartement où semble se trouver un homme. Cet homme, c'est Gabriele, un présentateur de la radio mis à pied qui déprime. Antonietta vient sonner chez Gabriele. Débute alors un long échange entre ces deux personnes, totalement opposées mais dont la mise à l'écart de la société fasciste va les voir se faire se rapprocher et où chacune va apporter peu à peu du réconfort à l'autre...
Pas de couleur ni de noir-et-blanc pour ce film dont les images sont teintées en marron. Cette couleur apporte une atmosphère particulière à ce huis-clos qui se déroule entre l'appartement d'Antonietta; Sophia Loren (1934) et celui de Gabriele; Marcelo Mastroianni (1924-1996). Ettore Scola emploi également un autre moyen pour donner à son film une originalité rarement vu au cinéma. Comme vous l'avez lu précédemment, l'action se déroule le jour de la visite à Rome d'Adolf Hitler (1889-1945) à Benito Mussolini (1883-1945). Et bien le réalisateur utilise en fond sonore, durant tout le film, la retransmission qu'en avait fait en direct la radio italienne d'alors, la E.I.A.R. (Ente Italiana per le Audizioni Radiofoniche), le média de l'Italie fasciste de 1927 à 1944. Elle sera remplacée par la R.A.I. (Radio Audizioni Italiane). Ce procédé est incroyable car à certains moments, si les discours sont en fond sonore parfois ils font partie intégrante du film quasiment à en faire un personnage. On (re)découvre cette triste période de l'Italie alors sous gouvernement fasciste de 1922 à 1943 et on réalise combien le fanatisme avait atteint toutes les populations. On réalise mais malheureusement on ne s'en étonne plus puisque l'on vit la même chose, 100 ans plus tard après la création du fascisme par Benito Mussolini. Cette idéologie nationaliste autoritaire est très tristement de retour dans notre monde actuel comme l'a si bien dit Irène Jacob dans sa présentation. Ce fascisme est encore plus pernicieux qu'il ne l'était en 1922 et se répand encore plus vite. On assiste dans le film à l'échange entre ces deux victimes du fascisme. Car si pour Antonietta, l'idéologie guide sa vie, elle la rend prisonnière et la cantonne au rôle de génitrice. Gabriele lui est rejeté par ce même fascisme car il n'est pas considéré comme étant un homme du fait de son homosexualité. Les deux vivront donc cette journée telle une parenthèse dans leur vie car si l'une est contrainte de se soumettre à son mari et aux exigences de la vie familiale voulues par le fascisme, l'autre est contraint à la déportation dans un camp de travail car le régime fasciste ne reconnait pas les homosexuels comme faisant partie de leur société modèle. 
Cela donne à réfléchir et j'espère que, à quelques mois de l'élection présidentielle, les électeurs auront cette réflexion même si nous en doutons de plus en plus...

samedi 10 octobre 2026

9ème édition de Peinture Fraîche

 

Si nous avions été déçus par le Festival Peinture Fraîche en 2024, nous n'étions pas allés à l'édition 2025 qui se déroulait à Bourgoin-Jallieu. C'est dommage car on avait beaucoup aimé les précédentes éditions comme vous pouvez le lire sur notre blog, Vu d'ici, lu ailleurs.
Pour cette édition de 2026, ô surprise, le festival revient plus près de nous et vraiment très près puisqu'il se tient à Villeurbanne à partir d'aujourd'hui dans un bâtiment désaffecté de 5 000m2,21, Rue Poizat. 
Le Festival Peinture Fraîche se tient sur plusieurs dates : les 10 et 11 Octobre, les 17 et 18 Octobre puis du 21 Octobre au 1er Novembre.
Il y aura de grandes fresques comme nous les aimons, mais également de la réalité augmentée. 
Alors, on y va quand ?

vendredi 9 octobre 2026

Phobos : origines

 

Phobos est une série littéraire sortie de l'imagination de Victor Dixen (1979), plus orientée adolescents. Pas besoin de revivre notre période adolescente, maintenant bien lointaine, pour lire cet hors-série de la collection qui à l'origine propose 4 tomes :
  1. Il est trop tard pour regretter
  2. Il est trop tard pour oublier
  3. Il est trop tard pour renoncer
  4. Il est trop tôt pour respirer
Six garçons doivent être sélectionnées pour le programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisi parmi les millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction...
Victore Dixen nous propose ici un reflet de notre société actuelle où l'image passe avant tout, où la participation à une émission de télé-réalité est bien plus importante que l'exploit dont ces jeunes sont appelées à vivre : coloniser une planète et y installer durablement l'Humanité. Le livre se laisse lire très facilement et on se laisse prendre par cette histoire qui peut apparaître dans un premier temps très superficielle mais qui, au fil des pages, prend de la profondeur car ces jeunes hommes sélectionnée pour aller sur Mars ont tous une histoire. Au fil des chapitres les personnages se révèlent peu à peu. Il y a Mozart du Brésil, Tao de Chine, Samson du Nigéria, Alexeï de Russie, Kenji du Japon et Marcus des Etats-Unis. On suit tout d'abord leur sélection, leur passé, puis leur arrivée dans l'émission mais également leur rencontre jusqu'au décollage.
Finalement, c'est plutôt bien de débuter par ce tome et de lire ensuite les 4 premiers. Il faut maintenant penser à se les procurer...

jeudi 8 octobre 2026

AiRT de famille acte 5

Dimanche 4 Octobre, nous nous sommes rendus au festival AiRT de famille dont c'est la cinquième édition. 
Si habituellement, il changeait de lieu chaque année, en 2026 comme en 2025, le lieu de rendez-vous était sur les toits du Centre d'Echanges de Perrache, voué à disparaître... si la nouvelle majorité à la Métropole de Lyon ne décide pas de changer d'idée.
AiRT de famille acte 5 se tient ici du 19 Septembre 2026 au 3 Janvier 2027 pour notre plus grand plaisir.
Nous avions adoré l'acte 4 et c'est avec un grand plaisir que nous sommes allés voir l'acte 5. Dès l'entrée au 4ème étage, nous voyons en photos les 30 artistes de cette édition.
Cette année, on débute tout de suite en vous présentant l'univers de nos chouchous, les Toki. On resterait des heures à contempler chacun des personnages .
Nos coups de cœur de cette année c'est cette grotte dans laquelle on nous raconte une histoire, celle de notre environnement menacé. Au fur et à mesure du récit, la végétation change de couleur pour devenir totalement fluorescente. 
On aime aussi beaucoup cette mise en scène d'une cuisine. Si l'on y regarde de plus près, on y voit tout un tas de minuscules animaux.
Notre troisième coup de cœur, c'est ANATOM IKEA
On aime aussi énormément ces personnages de pierres.
Cette rue typique d'Italie; où le linge sèche au milieu des bâtiments est très belle, on entendrait presque les habitants discuter comme savent le faire si bien, toutes fenêtres ouvertes nos voisins transalpins. 
On vous propose de découvrir pêle-mêles quelques uns des autres univers proposés dans cette édition AiRT de famille que ce soit à l'extérieur aux Jardins Suspendus sur le toit
ou à l'intérieur.
Soudainement, on a l'impression de nous retrouver dans une rue.
Puis notre découverte nous emmène dans d'autres mondes.
Dans cette classe, on retrouve les bureaux sur lesquels nous avons étudié à l'école primaire.
L'année dernière, nous vous avions parlé du projet omart. Cette année encore, les artistes ont joué le jeu et voici les homards en compétition.
Les homards on les retrouve également au 2ème étage
et on décide de mettre celui-ci en avant. Saurez-vous reconnaitre les grands personnages Lyonnais ?
Une salle de cinéma éphémère nous propose de regarder le film de la création de cette édition jusqu'à son inauguration.
Comme l'année dernière, on vous invite à vous rendre à Perrache pour voir cet acte 5 d'AiRT de famille. Ca vaut vraiment le coup.
Notre visite dans ce Centre d'Echanges de Perrache nous permet également de suivre l'avancée des travaux de l'ouverture sur la Gare de Perrache. En effet, une belle partie du centre où nous nous trouvons va disparaître pour permettre de passer plus facilement d'un côté à l'autre.
Il n'y a plus la passerelle qui menait à la gare. Il subsiste cependant quelques toits oranges de ce passé.
Si aujourd'hui les Jardins Suspendus sont vieillissants,
on à hâte de voir apparaître le nouveau bâtiment que l'on nous a annoncé, mais quand ?