Tout débute à l'Hospice de France au fond de la Vallée de la Pique à 1 385 mètres d'altitude. Les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ont en effet acquis le terrain en 1200 pour y construire un refuge et pour garantir le passage vers la montagne qui trace ici un chemin secondaire pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle. L'Hospice de France existe toujours et accueille les randonneurs de passage ou ceux, comme nous, effectuant une randonnée à la journée.
Notre longue marche va nous faire faire le tour de la Pointe de la Frèche (2 268m).
Nous nous élançons donc tranquillement vers les hauteurs en suivant pendant un certain temps le Ruisseau du Port de Vénasque. Le chemin s'effectue en lacets après avoir enjambé le ruisseau par le Pont de Penjat et en nous retournant, on réalise que l'Hospice de France est déjà bien loin (sous la flèche rouge) Il y a encore un peu d'ascension pour passer le Mur du Culet où le ruisseau tombe en cascade.
Ayant atteint ce premier sommet, on prend la photo de ces innombrables lacets.
Derrière le Mur du Culet, on trouve le Refuge de Vénasque où on fait une halte pour consulter notre carte et reprendre du souffle.
Le refuge est au bord d'un lac. Ils sont au nombre de trois et se nomment les Boums du Port. Le premier est à 2 239 mètres, le deuxième à 2 240 et le troisième que vous voyez ci-dessous; le plus grand; est à 2 248 mètres.
Sur la photo suivante, on parvient à voir les trois ainsi que le refuge, avec en premier plan, un troupeau de moutons.
Des moutons, il y en a en effet. Pas autant qu'aux Îles Féroë durant nos vacances d'été de l'an dernier, mais un important troupeau protégé par deux patous dont l'un n'a absolument plus de voix à force de japper les nombreux randonneurs. On prend garde à ne pas déranger les bêtes en respectant les aboiements des patous.
Les derniers lacets vers le Port de Vénasque sont compliqués car extrêmement raides. Enfin, nous voici au Port de Vénasque à 2 445 mètres d'altitude. Une stèle nomme le lieu, marquant la frontière entre la France et l'Espagne.Le passage est extrêmement étroit entre le Pic de la Mine (2 707m) et le Pic de Sauvegarde (2 738m) et l'on se retrouve ici nombreux entre randonneurs qui, comme nous, partent en Espagne, et les autres qui viennent en France. On a surtout une grande pensée pour tous les réfugiés espagnols qui fuyaient le régime de Franco pour la France. Ici sont passés également les légions Romaines qui allaient en Espagne, les armées des guerres napoléoniennes mais également l'endroit fut le passage de la tentative antifranquiste ratée de la part d'opposants à Franco pour tenter de libérer le Val d'Aran en 1944.
Nous pique-niquons ici, au-dessus de la Vallée de l'Esera et face à la Maladeta (3 312m), El Maldito (3 354 m) et l'Aneto (3 404m).
Nous reprenons notre marche, abandonnés par les autres randonneurs. Il faut dire que depuis le Port de Vénasque, il existe un grand nombre de chemins de randonnée selon la direction que vous voulez prendre. Nous, on se dirige vers le Port de la Picade (2 460m).
En plein mois d'Août subsiste encore un névé à l'abri derrière un mur de rochers.
Dans les Alpes, on avait trouvé qu'une montagne avait le profil de notre ami Totoro et bien sachez que les Pyrénées possèdent également leur Totoro à eux !
Si au départ la marche se fait dans un milieu assez verdoyant, rapidement, le chemin devient minéral.
Nous voici au Port de la Picade sur une nouvelle frontière car bien que nous soyons en Espagne, nous sommes à la frontière entre l'Aragon et la Catalogne.
Nous voici au Port de la Picade sur une nouvelle frontière car bien que nous soyons en Espagne, nous sommes à la frontière entre l'Aragon et la Catalogne.
Direction notre dernier sommet, le Soum de l'Escalette (2 466m) où nous allons suivre la ligne de crête.
L'ascension s'effectue sur un chemin étroit et abrupt. Mieux vaut ne pas avoir le vertige.
Dans notre sens de marche, à droite c'est l'Espagne, à gauche, la France.
Passée la ligne de crête, on entame notre (très) longue descente vers la France.
Je dis très longue car notre point d'arrivée se trouve tout là-bas, sous la flèche rouge.
Des cairns nous montrent le chemin à suivre.
A 2 069m, nous arrivons au Pas de la Mounjoye où semble nous attendre le Tardis, le moyen de transport du Doctor Who. Vu de loin, ça donne cette impression mais de près il s'agit d'une borne frontière car nous avons été rattrapés par la frontière franco-espagnole. Les chevaux, espagnols, se fichent bien de savoir dans quel pays se trouve l'herbe.
Un très joli poulain, pas craintif pour un sou, prend la pose.
On poursuit notre descente en altitude
et même si le point d'arrivée se précise, le chemin est encore long
d'abord au travers des alpages puis au travers d'une forêt qui semble ne jamais prendre fin.
C'est le retour à l'Hospice de France où on se désaltère d'une rafraichissante et réconfortante limonade.
Passée la ligne de crête, on entame notre (très) longue descente vers la France.
Je dis très longue car notre point d'arrivée se trouve tout là-bas, sous la flèche rouge.
Des cairns nous montrent le chemin à suivre.
Sur notre gauche, on voit le Lac de la Frêche.
Les montagnes prennent une très jolie couleur verte et avec le soleil, c'est tout simplement magnifique.A 2 069m, nous arrivons au Pas de la Mounjoye où semble nous attendre le Tardis, le moyen de transport du Doctor Who. Vu de loin, ça donne cette impression mais de près il s'agit d'une borne frontière car nous avons été rattrapés par la frontière franco-espagnole. Les chevaux, espagnols, se fichent bien de savoir dans quel pays se trouve l'herbe.
Un très joli poulain, pas craintif pour un sou, prend la pose.
On poursuit notre descente en altitude
et même si le point d'arrivée se précise, le chemin est encore long
d'abord au travers des alpages puis au travers d'une forêt qui semble ne jamais prendre fin.
C'est le retour à l'Hospice de France où on se désaltère d'une rafraichissante et réconfortante limonade.
Nous faisons face à notre chemin de départ d'où nous sommes partis huit heures plus tôt et sommes très fiers de nous car nous nous sommes une nouvelle fois dépassés.



