mardi 5 mai 2026

Deux visages de la télévision viennent de disparaître

 

Ce sont deux comédiennes qui viennent de nous quitter à quelques jours d'intervalle.
La première a être partie est Claire Maurier que l'on voyait régulièrement dans des pièces de théâtre, dans des films, à la télévision et dans de très nombreuses séries dont la série Vive la vie; dont nous vous avons parlé régulièrement ici et où elle jouait le personnage d'Esther. Sa carrière, débutée en 1950, lui fera rencontrer les plus grands donc Fernandel (1903-1971) et Bourvil (1917-1970) en 1963 dans le film de Gilles Grangier (1911-1996), La cuisine au beurre. Elle joue l'épouse de deux hommes, l'un officiel que l'on croyait disparu pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'autre qui devient non-officiel. 
La seconde à nous quitter, c'est Chantal Nobel. Sa carrière est bien moins longue que celle de Claire Maurier car Chantal Nobel a plutôt explosé sur le petit écran avec de nombreuses série. Celle qui la fera connaître et la rendra extrêmement populaire est sans nul doute Châteauvallon (1 saison / 26 épisodes / 1985 / Antenne 2). Mais c'est malheureusement le drame de son accident le 28 Avril 1985 qui lui fera faire la une de tous les médias de l'époque, brisant définitivement sa carrière et privant sans aucun doute, une carrière qui ne faisait finalement que de débuter.

Des trains pas comme les autres : Congo Océan

Ce numéro du magazine Des trains pas comme les autres 
a été diffusé le mercredi 8 Février 1989 sur  et s'intitule Congo Océan. 
Cet épisode nous fait voyager en République du Congo parfois surnommée Congo-Brazzaville. Enfin, c'est le nom actuel du pays car lorsque le reportage a été tourné, La République du Congo portait le nom de République Populaire du Congo. C'était en effet une république populaire socialiste de 1969 à 1992 . La Guerre Froide se jouait également en Afrique où l'U.R.S.S. diffusait le communisme sur le continent.
Comme toujours, nous suivons la vie professionnelle et personnelle du conducteur du train dans lequel l'équipe de reportage va voyager. Cette fois, c'est avec une personne connue publiquement puisqu'en plus de son métier, il est également chanteur. Il s'agit de Clotaire Kimbolo qui officie toujours... comme chanteur.
Comme à l'habitude de cette version de l'émission mythique, on nous donne un cours magistral avec l'appui de carte, sur la situation politique, économique et bien entendu ferroviaire du Congo.
La ligne sur laquelle nous voyageons c'est celle qui nous mène de la capitale Brazzaville jusqu'à Pointe-Noire. On apprend d'ailleurs que le train a sauvé le pays car si le fleuve Congo fait à peu près le même trajet, avant son arrivée dans l'Océan Atlantique, de terribles rapides empêchent toute circulation par bateau. Le train est alors le seul qui peut aller jusqu'aux navires à Pointe-Noire.
Les trains sont bondés car peu nombreux et il est difficile de trouver une place assise.
Même ce militaire se plaint car malgré le fait d'avoir acheté un billet, il fait le voyage debout.
La police de la C.F.C.O. (Chemin de Fer Congo Océan) est là pour résoudre les problèmes et pour faire respecter le règlement de l'entreprise ferroviaire créée en 1934 par le colonisateur d'alors, la France. Le reportage parle d'ailleurs de la construction de la ligne qui été très meurtrière. En effet, sur 127 000 travailleurs recrutés de force entre 10 000 et 23 000 hommes sont morts.
A Brazzaville, on voit une statue de l'esclave qui rompt ses chaînes.
Brazzaville a la particularité de voir sur l'autre rive du Congo, une autre capitale, Kinshasa, 
celle de l'actuel République Démocratique du Congo connu également sous le nom de Congo Démocratiquemais alors appelé Zaïre entre 1971 et 1997. 
Notre conducteur de train profite de la capitale et d'une fête pour manger des brochettes.
Le reportage se termine en montrant que le réseau ferroviaire se modernise. Une nouvelle ligne a été inaugurée avec un tunnel protégé par une porte blindée et un système d'aération complexe pour permettre aux personnes qui l'empruntent en train de ne pas mourir asphyxiées.
Si vous souhaitez (re)découvrir ce reportage, il est disponible sur .

lundi 4 mai 2026

Fripounet : ma première plongée ! Vite un bocal ! Et de l'eau !

Ce numéro 35 de la semaine du 31 Août au 07 Septembre 1983, comme son titre l'indique, est un numéro spécial plongée.
Dans ce numéro, on nous décrit entièrement ce dont un plongeur a besoin pour aller au lus profonds des mers et des océans. On nous propose l'histoire abrégée de la plongée où l'on nous rappelle qu'Alexande le Grand (356av J.C - 323av J.C) aurait été l'un des premiers à descendre sous la mer dans une cloche de plongée. C'est Denis Papin (1647-1713) qui invente la première cloche alimentée en air comprimé en 1689, en 1837 on crée le premier vêtement sous-marin, en 1932 c'est l'appareil respiratoire autonome à air comprimé qui est élaboré par le Commandant Le Prieur (1885-1963). Le scaphandre automatique est signé par Emile Gagnan (1900-1984) et par le Commandant Jacques-Yves Cousteau (1910-1997).
L'article nous explique également les qualités nécessaires pour plonger et les contre-indications. On nous explique également quelques signaux à exécuter quand on est sous l'eau pour communiquer et enfin, on nous donne des adresses de clubs de plongée.
Tout autre chose, la rentrée scolaire approchait après ces longs mois de vacances d'été.
En effet, si l'on retournait à l'école le jeudi 08 Septembre 1983, on allait la quitter le 30 Juin 1984. Des futurs collégiens posaient alors des questions sur leur imminente entrée en sixième. 
Mais la partie du courrier des lecteurs que j'aimais le plus, c'était cette ribambelle de demande de correspondants de tous genres. En voici quelques unes qui m'ont fait sourire :
35.01 ANNE-LISE, Le Mans (72000) 7 ans 1/2, cherche correspondant(e) pour échanges d'images Panini E.T.

35.18 DAVID, Voiron (38500), 11 ans, aimerait recevoir des timbres français et étrangers

35.20 CARINE, Epercieux-Saint-Paul (42110), 9 ans, cherche une allemande bavaroise de 9 à 10 ans qui parle français et qui aime le vélo, le pique-nique et la campagne

35.23 NATHALIE, Chaniers (17610), 13 ans, cherche correspondant(e) anglais(e) qui parle bien le français

Et il y en a ainsi de longues listes.
Côté BD, on retrouve les habituelles mais également des nouveautés. 

Fripounet : ma première ligne ! Vite un bocal ! Et de l'eau !
n°35
La première savanterie : ça bulle par Nestor
Ma première plongée
Intermezzo sur Elsiad
Moky et Poupy : les mystères de Hurlebrise
Les aventures d'Hector le Castor
Maître Chang : la sorcière
Mon journal de vacances
La gazouillerie : je rentre en 6ème
La brouette
Coquine & Timoté

dimanche 3 mai 2026

Les Batteries Hautes du Mûrier

Direction le Département de l'Isère samedi, pour cette belle journée ensoleillée.
C'est dans la ville d'Eybens (10 493 habitants) à deux pas de Grenoble (156 140 habitants) que nous stationnons notre voiture. Nous enjambons le Ruisseau de la Grande Gorge pour atteindre
le départ qui débute par une forte côte dans l'ancien parc du Château d'Eybens. Si la demeure est privée et interdite d'accès, une grande partie de son parc est quant à elle accessible. Des panneaux nous indiquent que ce vaste espace naturel est un lieu où se retrouvent les Archers du Château d'Eybens et que par conséquent on pourrait voir passer des flèches à proximité. Espérons seulement que les archers soient des professionnels ! Nous n'en verrons mais nous passerons près de toute une série de cibles le long de notre chemin, en retrait, pour garantir la sécurité de tous.
Les arbres du parc du Château d'Eybens forment une véritable forêt. Voici une clairière, puis une vieille chambranle de porte de l'enceinte du château. Au dehors des murailles, nous voici devant la Croix d'Eybens.
Nous atteignons de vastes prairies où le vert de l'herbe et des arbres prédomine avec en toile de fond les montagnes qui nous sont si chères.
Lors de nos randonnées, on ne compte plus les baignoires qui servent d'abreuvoir au bétail que l'on voit. En voilà une, avec en arrière plan, le Massif du Vercors.
Derrière nous, ce sont d'autres montagnes, le Massif de la Chartreuse avec Grenoble à ses pieds.
Nous nous dirigeons maintenant vers le hameau de Romage 
qu'un randonneur facétieux à transformé en (F)Romage avec quelques dessins. Notons d'ailleurs qu'il était en forme car avec le nom Les 4 Seigneurs il nous a ajouté les mentions "des anneaux" et "mousquetaires". 
Ce noyer a une superbe forme et va sans doute produire de nombreuses noix à l'Automne prochain.
C'est maintenant le Massif de Belledonne qui s'offre à nous avec ses sommets encore bien enneigés.
A Romage, il y a un bassin, très présent dans les villages des Alpes. Ce hameau à la particularité, depuis 1794, d'être coupé en deux. D'un côté, il appartient au village de Poisat, de l'autre à celui d'Herbeys. Le point d'eau, édifié en 1891, est situé côté Herbeys
Nous sortons de Romage pour longer des chemins fleuris avec quantité d'œillets sauvages.
On pénètre une épaisse forêt de conifères où les bûcherons ont fait totalement disparaitre le chemin de randonnée avec leurs énormes engins. On croise d'ailleurs un VTTiste incapable d'emprunter une sorte de piste, très difficilement accessible, même aux randonneurs. Nous mettons du temps à traverser cette zone d'abattage de sapins où les branches ont recouvert le sol nous cachant les éventuels fossés.
Depuis un moment déjà, nos narines ont flairé l'odeur d'une plante qui réapparait à chaque Printemps et que nous apprécions beaucoup, l'ail des ours. Forcément, une récolte, de manière tout à fait raisonnée s'impose. Nous mettons notre cueillette à l'abri dans notre sac à dos. L'odeur caractéristique de cette plante va nous accompagner tout du long de notre marche.
Les sapins laissent la place à des bouleaux.
Nous voici sur la Colline du Mûrier où l'on voit des chevaux brouter de l'herbe tout sereinement. Pourtant, nous nous trouvons dans une ancienne place forte militaire. Le petit dôme sur lequel se trouvent ces canassons est sans doute une ancienne fortification recouverte par la végétation. 
Un peu plus loin, à l'endroit de notre pique-nique, nous tombons en effet sur des vestiges datant de 1875 : les Batteries Hautes, qui avec le Fort du Mûrier protégeaient Grenoble de toute tentative d'invasion avec sa Ceinture Fortifiée composée des :
  • Fort de Comboire
  • Fort de Montavie
  • Fort des Quatre Seigneurs
  • Fort du Bourcet
  • Fort du Mûrier
  • Fort du Saint-Eynard
 Notre randonnée ne nous amène pas jusqu'au Fort du Mûrier qui a accueilli des militaires de 1875 à 1978.
Nous empruntons un autre chemin, à travers champs. On croise une cavalière sur son cheval au galop. Elle le ralentit à notre niveau, son cheval semblant être un destrier impatient de galoper à nouveau, ce qu'il ne se prive pas de faire dès que nous ne sommes plus à ses côtés.
On tombe sur une très jolie petite cabane ornée de fleurs mais que nous soupçonnons être en plastique; les fleurs pas la cabane.
Au bord de ce petit cours d'eau, il nous semble voir pousser... du papyrus.
Nous faisons face à nouveau à Grenoble et l'on voit distinctement le Fort de La Bastille.
Voici à nouveau le Vercors,
car notre chemin prend dorénavant cette direction, chemin toujours bordé de jolies fleurs. Pour cela, le Printemps est extrêmement agréable. 
Nous sommes de retour au Château d'Eybens que l'on contourne par la Rue Paul Mistral encore pavée de galets.
A Eybens, on longe le Verderet 
pour atteindre l'Eglise du village. 
C'est dans ce village, que le mardi 7 Mars 1815, l'Empereur Napoléon de retour de son exil de l'Île d'Elbe, se serait lavé les pieds dans une bassine à l'auberge située sur l'actuelle Place de Verdun. Une famille Eybinoise aurait d'ailleurs en sa possession cette bassine en cuivre depuis ce jour. C'est fou quand même les anecdotes pour ce personnage et on a l'impression que tout est conservé, même une bête bassine où il s'est lavé les pieds ! 
Place de Verdun, nous ne nous lavons pas les pieds, mais nous y achetons des gâteaux à une boulangerie car nous avons décidé de faire une visite surprise à Tatie Jacqueline, toute proche, dont c'était l'anniversaire la veille. Joyeux 94 ans à elle encore !
Sur le chemin du retour, et même si c'était jour de grande affluence, nous avons fait halte, pour la première fois à The Village ce village de marques où les produits de ces grandes enseignes font des réductions. Ouvert en 2018, nous n'y étions encore jamais allés. Nous avions une idée en tête, acheter des chaussures de randonnée. En effet, les nôtres, à la vue des nombreuses marches que l'on fait, sont au bout du rouleau. Nous voici donc avec nos nouvelles paires que nous allons inaugurer très prochainement.
Chez nous, le repas du soir a été réalisé avec l'ail des ours récolté durant notre marche sous forme d'une succulente omelette.