Hier au soir, c'était la finale de cette Coupe du Monde de Football au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis. Nous vous rappelons que les deux pays finalistes étaient l'Argentine, tenante du titre, et l'Espagne. La grande majorité des pays du monde soutenait l'Espagne car l'Argentine, du fait de sa manière de jouer, des propos tenus, de son attitude, de sa grande arrogance et de sa politique actuelle qui va à l'encontre de la Démocratie, a vu la Coupe du Monde lui échapper, pour notre plus grand plaisir.
Oui, c'est l'Espagne qui a remporté cette Coupe du Monde pour la deuxième fois. Elle a remporté son match 1 à 0 contre l'Argentine.
Sa première victoire remonte à 2010.
Nous sommes très heureux que ce soit nos voisins qui remportent ce trophée mondial dans ce pays dont le Président tente de faire pression sur cette Espagne démocratique que l'on aime, qui est l'une des seules Nations au monde à s'opposer au dégénéré qui dirige les Etats-Unis actuellement. L'homme a d'ailleurs, et à juste titre, été hué longuement.
Dimanche 12 Juillet, nous sommes allés au Musée des Confluences pour voir les quatre expositions temporaires de cette année. Nous réalisons d'ailleurs que c'est toujours une visite que nous faisons en été, sans doute pour être pendant quelques heures dans un bâtiment climatisé. Cette journée était encore une journée de canicule où les températures extérieures grimpaient à 39°c.
La première des expositions temporaires s'intitule, Zombis, aux origines.
Elle est programmée depuis le 17 Octobre 2025 et prendra fin le 16 Août 2026.
Qui dit zombie pense tout de suite à toute cette culture véhiculée par les films, les séries, les BD... alors que là, l'exposition nous parle de la réalité du zombi. Il faut donc oublier tout ce qu'on pense savoir sur les zombis.
Le zombi est originaire d'Haïti
dont la pratique du vaudou mélange les rites venus d'Afrique et la religion catholique. Dans la religion vaudou d'Haïti, le bokor; prêtre vaudou; se charge de condamner un criminel non repenti en lui administrant des drogues qui donne l'impression qu'il est mort. Il est ensuite enterré dans son cercueil puis déterré quelques jours après en lui administrant un contre-poison qui lui permet de se réveiller de sa léthargie. Le poison lui ayant laissé des traces, il garde des séquelles ce qui le classe entre les vivants et les morts, c'est le zombi. Cela se pratique dans une pièce de ce genre, réplique exacte d'une salle où l'on pratiquait la zombification à Port-au-Prince. L'endroit n'existe plus car il a été incendié lors des récentes émeutes en Haïti. Certains des objets que l'on voit ici ont été sauvés du sinistre.
Un écran nous explique les différents intervenants dans cette zombification avec les noms des différents loas, les esprits de la religion vaudou : Baron Samedi et son épouse Maman Brigitte ou Grande Brigitte, les Marassa, Mami Wata, Erzulie, Ogou, Papa Lagha...
Ils sont représentés sur ce tableau. Tous sont entre la vie et la mort c'est pourquoi certains ont perdu une chaussure, d'autre un verre de lunettes...
On nous explique ensuite combien les habits sont importants dans le vaudouisme. On note la présence d'une église derrière ces costumes. Ce décor nous donne les frissons.
La scénographie est exceptionnelle et donne vie à cette première exposition. Regardez le jeu des ombres sur ces vêtements féminins et masculins donnant presque l'impression d'une présence de fantômes.
On pénètre ensuite dans le monde des poupées vaudous. Passée aux rayons X, celle-ci montre qu'il y a un crâne humain pour former la tête, des bouteilles de rhum en guise de pieds et un tabouret sous ses fesses.
Dans un recoin de la pièce, sous un ciel étoilé, on découvre une grande quantité impressionnante d'autres poupées de toute les tailles.
Elles peuvent être très simples cousues à la main, ou prendre la forme d'un poupon pour enfant. Les rayons X prouvent une grande quantité de clous à l'intérieur,
clous de ce type.
Si ce tableau montre le carnaval à Haïti,
ceux-ci décrivent la mort et nous font beaucoup penser au Mexique.
Le décor suivant nous plonge en effet dans ces cimetières et ces églises que nous avons pu voir au Mexique grâce à ces reproductions très fidèles de ce qui existe également en Haïti.
L'exposition sur les zombis nous permet également de nous confronter à cette atrocité qu'était la Traite Négrière qui a été un véritable désastre humain pour le continent africain du XVIème au XIXème siècle. Une carte nous permet de visualiser d'où étaient arrachés ces hommes et ces femmes, par où ils transitaient et où ils arrivaient vendus comme esclaves. Une interview met en parallèle le zombi et l'esclave car l'esclave finalement avait tout du zombi que nous venons de découvrir réellement.
Forcément, l'exposition se termine par l'image du zombi que l'on a dans nos sociétés actuellement avec une grande quantité de livres
mais également d'affiches de films.
Dans une salle de cinéma reconstituée est diffusé un extrait du film sud-coréen 부산행 /Dernier train pour Busan sorti en 2016. Alors que je regardai d'un œil les images; nous n'aimons pas les films d'horreurs; Fred m'a fait sursauter en arrivant derrière moi en me touchant les hanches. J'ai cru mourir de peur !
L'exposition se termine par une superbe toile et cette valise rapportée d'Haïti avec tout un tas d'objet du culte vaudou.
Vous avez encore quelques semaines avant que l'exposition ne prenne fin et nous vous encourageons à aller la voir.
Ravis par cette première exposition, nous nous dirigeons vers les suivantes...
J'aime beaucoup la couverture de ce numéro 49 de Fripounet en date du 8 Décembre 1982.
Dans ce numéro, Nestor; en chemise de nuit; nous faisait réaliser que lorsque l'on dort, d'autres s'activent. C'était expliqué dans ce petit reportage d'une double page.
Il y avait également un planisphère qui nous permettait de voir quelle heure il était partout dans le monde. Nous nous en servions pour savoir quelle heure il était dans ma famille du Canada.
Ce Fripounet est paru pour nous autres Lyonnais, le 8 Décembre, le jour des Illuminations qui lance pour nous les festivités de Noël. D'ailleurs, dans le magazine, on trouvait une publicité pour collectionner les figurines de La Guerre des Etoiles; on parlait en effet de Star Wars mais plutôt de son nom francisé. Notez les nombreuses croix qui indiquaient celles que je voulais sans doute que le Père Noël m'apporte en ce Noël 1982.
Enfin, terminons ce billet par une BD qui m'avait passionnée, Fred Pownet. Fred était un extraterrestre où sur sa planète, on naissait vieux et on mourrait bébé. Il avait fait la rencontre sur Terre de Nathalie.
Cette BD semble être totalement introuvable. Si quelqu'un sait où on peut la trouver, je suis preneur !
Fripounet : la nuit... pendant que je dors
n°49
Des jeux
Le mot de Nestor
Le jeu du ramassage scolaire
Moky, Poupy et Nestor : les mascottes
Les naufrageurs de la RN13
Petites annonces
Les cahiers de Maître Nestor : les métiers de la nuit
La dernière fois où nous sommes allés au cinéma Comœdia de Lyon, nous avions vu des extraits de films qui nous tentaient bien.
Vendredi soir donc, nous sommes partis voir l'un d'entre eux. Il s'agit d'un film qui nous vient du Danemark et de Suède, réalisé par le danois Anders Tomas Jensen (1972), Den sidste viking / The last Viking. En France, il a été décidé de ne pas traduire le titre du film; ce qui est ridicule; car que ce soit en danois ou en anglais, la traduction aurait très bien pu se faire par Le dernier Viking.
Ce film est un bijou et sans doute l'un des meilleurs de cette année 2026.
On l'a vu en V.O. mais ça n'a rien enlevé à l'attrait pour cette histoire, bien au contraire.
Un conte scandinave raconte l'Histoire d'une tribu viking. Le fils du chef, fait l'acquisition d'une hache bien trop lourde pour lui qui est encore tout frêle. Un jour, alors que d'autres vikings viennent les attaquer, sa hache le ralentissant, il ne parvient pas à entrer dans le village et au moment où les lourdes portes se ferment, il ne parvient qu'à glisser un bras qui est sectionné net. Le jeune garçon survit à cette blessure mais se sent différent, rejeté, mal aimé. Son père cependant l'adore. Il l'aime tellement que pour qu'il n'y ait aucune différence avec lui, il fait couper un bras à tous les hommes et garçons de sa tribu. Il n'y a alors plus aucune différence et le jeune garçon a retrouvé sa joie de vivre... Ce conte s'interrompt par l'apparition d'un homme, Anker, qui cache dans une consigne un sac rempli de billets du vol qu'il vient de commettre. Il se réfugie à son appartement où vit sa sœur Freja et son frère Manfred. Il demande à son frère d'avaler la clef, ce dernier s'exécute avant même d'entendre toutes les consignes. Manfred souffre en effet de troubles dissociatifs de l'identité mais il promet à Anker de lui obéir. La police prend d'assaut l'appartement, Anker est arrêté. 15 ans plus tard, il est libéré pour bonne conduite. Dès sa sortie, il se rue à son appartement où il retrouve Freja et Manfred. Malheureusement, l'état de son jeune frère a empiré et il réagit très violemment lorsqu'il s'adresse à lui en utilisant le nom de Manfred. En effet, depuis 15 ans, il se fait appeler John car il est persuadé être John Lennon...
Au démarrage de cette comédie noire, lors du récit du conte, on se demande si on ne s'est pas trompés de salle mais on ne vous en dit pas plus sur son introduction, très réussie. On vous alerte sur le fait que le sang coule à flots, que la violence est omniprésente, dans le genre des films de Quentin Tarantino (1963) ou de Bong Joon-ho (1969) ou de Kim Jee-woon (1964). Comme dans les films de ses autres réalisateurs Anders Tomas Jensen parvient à faire rire sur cette violence mais également sur le thème de la maladie psychiatrique. On retrouve en effet dans l'histoire, toute une série de personnages haut en couleurs et on se demande d'ailleurs s'il y a quelqu'un de sain d'esprit. Finalement, c'est sans doute Manfred qui apparait étant le plus "censé". On aime la manière dont le réalisateur parle de ces troubles de personnalité, de ces maladies psychiatriques, mais aussi de ses conséquences que sont l'exclusion, le rejet, la peur, la honte. Il traite également l'épineux sujet de la maltraitance et les tragédies qui peuvent mener à y mettre fin. Il parle aussi des non dits, des choses que l'on cache ou que l'on se cache pour oublier ou faire comme si on avait oublié. Tous ces sujets, très sérieux, sont traités très subtilement, avec beaucoup d'humour. Si habituellement, la psychiatrie nous effraie, je l'avoue, nous l'appréhendons avec ce film différemment. On réalise combien cette petite communauté de gens différents, se crée sous nos yeux dans cette impressionnante maison en plein milieu de la forêt. On s'attendrit devant leurs difficultés et on s'étonne à rire de situations qui ne sont pas drôles du tout si elles n'étaient pas dans ce film, jouées par une pléiade d'acteurs et d'actrices tous excellents à commencer par Mads Mikkelsen (1965). Citons également Nikolaj Lie Kaas (1973), Sofie Gråbøl (1968), Søren Malling (1964), Lars Brygmann (1957), Kardo Razzazi (1985), Bodil Jørgensen (1961).
Enfin, le réalisateur a eu une idée de génie en imaginant que ses héros vont, du fait de leurs troubles de la personnalité, (re)créer les Beatles ! Hamdan joué par Kardo Razzazi a une très belle voix et son personnage d'homme torturé par ses très nombreuses personnalités est hilarant !
On a beaucoup aimé les paysages de cette sublime forêt où se déroule la grande majorité du films et on a adoré les chansons de deux groupes mythiques : les Beatles et ABBA.
Den sidste viking / The last Viking c'est du GRAND cinéma, du genre des films qui laissent une empreinte dans notre mémoire.
Plus une seconde à perdre, filez vite dans votre salle de ciné la plus proche pour aller le voir.
Si vous aimez l'art contemporain, Lyon va accueillir sa traditionnelle biennale du 19 Septembre au 13 Décembre 2026, intitulé Passer d'un rêve à l'autre.
Les lieux seront multiples pour assister à ce grand événement culturel puisqu'on trouvera des expos au MAC Lyon, aux Grandes Locos, au Musée des Tissus et Arts Décoratifs, dans les Traboules des Pentes de la Croix-Rousse, au Jardin du Musée des Beaux-Arts, à l'IAC de Villeurbanne, au Musée des Confluences, à la Fondation Bullukian, au parking LPA Saint-Antoine, à la station du métro B Gare La Part-Dieu, à la Cour des Loges Radisson Collection Hôtel.
Les artistes qui exposeront viennent du monde entier et bien entendu de France.
Les dates semblent être encore loin, mais à la vitesse où le temps passe, on y sera très vite.
Attendons de voir le programme en détails dès qu'il sera en ligne.
Samedi 4 Juillet, en pleine troisième canicule, nous sommes allés faire des courses du côté de la Croix-Rousse.
En pleine chaleur, nous avons vu un attroupement qui se partageait en deux. D'un côté, une longue file d'attente, de l'autre une foule autour d'un stand.
Curieux, nous nous sommes approchés et avons vu qu'un groupe préparait quelque chose à manger de très grande taille.
Le pâtissier Thomas Dura ayant des pâtisseries à L'Arbresle et à Ecully dans le Département du Rhône, a décidé en effet de réaliser la plus grande tarte aux pralines du monde !
La voici, en partie sous vos yeux. Je vous dis en partie car si la tarte était composée de 152 morceaux remontés comme un puzzle Place de la Croix-Rousse et cuite dans ses laboratoires, elle mesurait 4 mètres de diamètre. L'exploit a été inscrit au Livre des Records.
Avec cette taille, le jeune pâtissier a pu vendre 2 475 parts de cette tarte gargantuesque, le reste étant donné à des associations.
Forcément, lorsqu'il y a eu moins de monde et que l'on a terminé nos courses, nous sommes allés nous prendre chacun une part. Cette spécialité lyonnaise n'a aucun secret pour nous et bien qu'un peu chaude du fait des températures caniculaires, nous nous sommes régalés.
Depuis la montée d'escaliers de la Rue Adamoli, nous devinons les eaux du Rhône. On se trouve au-dessus du Tunnel de la Croix-Rousse.
Depuis la Rue des Fantasques, on découvre une vue inédite sur le quartier de la Part-Dieu.
Anéantis par la chaleur, on rejoint le TB11 dont la climatisation n'est pas suffisante et l'on sue jusqu'à ce qu'on revienne à la maison où une douche s'impose.