vendredi 24 juillet 2026

Chamechaude

Pour tenter de fuir les températures de 40°c de Villeurbanne, nous partons lundi 13 Juillet pour le Massif de la Chartreuse. Là-bas, nous atteindrons tout de même les 28°c, températures exceptionnellement élevées pour la montagne mais finalement "fraîches" pour nous.
Notre départ s'effectue du village de Sappey-en-Chartreuse dans le Département de l'Isère (1 191 habitants). Tout débute à la petite église du Sappey construite en 1115. Celle que nous voyons a été remaniée par deux fois ce n'est donc pas l'originale.
Au coin d'un joli potager, une affiche nous informe que le circuit que nous voulions suivre est fermé du fait d'un éboulement sur le chemin. Les glissements de terrains étant de plus en plus fréquents en montagne, nous changeons notre plan de randonnée.
Alors qu'il est à peine 9h00 du matin, les vaches souffrent déjà des températures bien loin de celles auxquelles elles sont habituées. Elles semblent être totalement amorphes.
Notre nouvel itinéraire est bien balisé avec de drôles de dessins de moutons et de vieilles bergerie.
Rapidement, la côte s'accentue avant de devenir très raide.
Les montagnes se dessinent à la sortie des bois.
Au-dessus de nous, ce sont les montagnes de la Chartreuse. Vu d'ici, elles ressemblent à un château fort.
Au Habert de Chamechaude, on tombe sur une bergerie et des moutons en convalescence qui pour la plupart, ont des plâtres pour soigner une patte cassée. On se trouve sur le sommet le plus élevé de la Chartreuse, Chamechaude et son point culminant à 2 082 mètres.
Il faut tout d'abord sortir du pré balisé par des clôtures pour reprendre notre chemin.
Il fait lourd, le ciel est chargé mais pourtant il n'y aucun orage à l'horizon. On parvient difficilement à deviner dans une épaisse brume, le Massif de Belledonne. 
On s'éloigne de Chamechaude pour rentrer à nouveau dans la forêt où l'on croise des arbres à drôles de formes.
Le Col de l'Emeindras nous fait marcher sur une arête entouré de précipices sur notre gauche et notre droite. C'est la ligne de crête.
On décide de pique-niquer sous l'ombre d'un arbre, près d'une écurie Sous l'Emeindras
avec une vue merveilleuse sur Chamechaude.
On reste là un long moment pour manger, se reposer et flâner.
Un aller retour au sommet du champ est obligatoire puisque tout en haut, on aperçoit au loin la Vallée du Grésivaudan, vallée chère à notre famille.
On croise là quelques œillets de montagne avant d'entamer notre descente en jouant à cache-cache avec Chamechaude.
Ici aussi le chemin s'est effondré emportant avec lui une partie de la montagne.
Peu avant de revenir vers Le Sappey-en-Chartreuse, un paysan est en train de récupérer ses bottes de foin car la météo annonce prochainement la fin de cette troisième canicule accompagnée d'orages.
Au café du village, on boit une limonade et on entend l'histoire d'un monsieur assez original, qui invite les touristes à venir visiter son train miniature dans le jardin de sa maison.
Voici un reportage de  qui a pris le nom dorénavant de .

jeudi 23 juillet 2026

Corée du Nord par Stéphan Gladieu

Le photographe français Stéphan Glandieu (1969) a beaucoup de talent comme vous pouvez le voir sur son site Internet. Il est parti explorer ce pays totalement fermé à l'extérieur qu'est la Corée du Nord dirigée depuis 1948 par la même famille sous un régime communiste extrêmement dur et où la population est sous surveillance continuelle. Le premier à prendre le pouvoir est Kim Il-sung (1912-1994) de 1948 à 1994. Son fils, Kim Jong-il (1941-2011) lui succède de 1994 à 2011 puis son petit-fils Kim Jong-un (1983) depuis 2011. Stéphan Glandieu, comme tous les rares étrangers à être autorisés à se rendre en Corée du Nord, est accompagné dans ses déplacements par deux guides et un chauffeur car les mouvements sont restreints. Il parvient cependant à faire toute une série de très belles photographies d'individus de cette étrange Corée du Nord qui semble avoir été figée dans le temps sur la volonté des dictateurs successifs. Ces photographies, nous pouvons les apprécier dans la quatrième exposition temporaire du Musée des Confluences, Corée du Nord.
Ouverte récemment le 12 Juin, vous avez du temps pour vous y rendre car elle fermera ses portes le 2 Janvier 2028. Oui, oui, pas 2027, 2028.
Nous avons été subjugués par le talent de photographe de Stéphan Gladieu, de ses lumières et surtout des portraits effectués dans des environnements typiques de la Corée du Nord.
Pour ne pas tout vous dévoiler, voici une planche de certaines des photographies que vous pouvez voir.
Nous avons également beaucoup aimé les longues légendes qui expliquent comment les photos ont été prises, dans quelles conditions. On en reste souvent bouche bée.
Voici quelques unes de ces histoires.
Sur la photo ci-dessous, ces deux soldates nord-coréennes ont pris la pause avec leurs pistolets. Le photographe dit alors à son guide qu'elles ressemblent à des James Bond Girls. Sauf que les films de James Bond sont totalement inconnus de la population et que du coup, comme le disent les jeunes, personne n'a la réf !
Sur la photo de cet homme chez une ophtalmo, Stéphan nous explique que les cabinets médicaux se trouvent tous dans un même bâtiment et que ses guides entraient dans l'un ou l'autre, sans frapper, pour voir quel cabinet il était préférable de photographier. En effet, il faut imaginer que dans tout le pays, l'individualisme est proscrit et que seul le collectif est autorisé. Si bien qu'il n'existe pas de photos de portraits des habitants si ce ne sont ceux de leurs leaders qui trônent dans chaque foyer en Corée du Nord. En effet, s'ils sont partout, vous ne trouverez jamais une photo de famille accrochée dans les maisons ou appartements.
Sur cette scène, Stéphan a du faire plusieurs kilomètres avec ses guides pour trouver un supermarché présentable et ressemblant à ceux que l'on trouve en Occident. Cet employé du magasin pousse un caddie qui semble être plein devant des dizaines de bouteilles de sodas. On notera qu'elles ne sont pas si nombreuses que cela et qu'il y a même une certaine mise en scène. On ne sait pas qui a les moyens d'en acheter. On apprend également que les habits sont très rares du fait de la rareté du coton. Si bien que les habits masculins, semblant être des uniformes d'un autre temps, sont confectionnés avec des fils à base de charbon ! Sur la deuxième photo cependant, on voit la femme habillée de manière un peu plus occidentale et on imagine peut-être qu'un jour, la Corée du Nord sortira de son enfermement. Sur la troisième photo, l'anecdote porte sur l'homme pris en photo. Le guide avait refusé un premier homme qui était passé par là en expliquant qu'il n'était pas beau et qu'il aurait honte de se voir en photo.
Sur les photos suivantes, les femmes en uniforme d'un bateau restaurant au pied de la Tour du Juche à Pyongyang se sont automatiquement figés en groupe devant le monument sans avoir jamais l'idée de faire des portraits seules. Sur la seconde, les employés prennent la pause devant un buffet... ou tout est en plastique.
Enfin, la dernière qui est également l'affiche de l'exposition, montre des jeunes filles portant des lunettes pour aller voir un film 3D. Un film de propagande sans aucun doute. On ne sait quel public peut se permettre cette activité.
On est stupéfaits de ne voir jamais personne sourire sur aucune photo mais on peut en effet comprendre. Ils sont en effet photographiés par un Occidental, ennemi de la patrie, qui sont très peu nombreux et qui plus est, accompagné de guides officiels. Chaque faux pas pourrait leur être reproché voir être même fatal.
Grâce à Stéphan Gladieu, nous en savons plus sur la Corée du Nord et par son travail, il contribue à laisser une trace de ces individus dans cet état prison. 
Nous avons tellement aimé cette exposition que nous avons acheté le livre de l'exposition.
Il va trôner dans notre bibliothèque parmi les "beaux livres".

mercredi 22 juillet 2026

Trop forts !

C'est sans doute l'exposition que l'on a le moins aimée sur les quatre peut-être car elle est plus petite que les autres et qu'il y avait cette sensation d'y avoir plus de monde. Il faut reconnaître également que Trop forts ! est plutôt destinée aux enfants de 8 à 12 ans.
Elle nous explique comment les animaux se sont adaptés pour survivre dans des environnement extrêmes, comment les populations locales se sont elles aussi acclimatées et comment nous autres Occidentaux affrontons ces climats extrêmes.
On commence par un environnement extrêmement chaud. Nos sociétés vont d'ailleurs devoir prendre modèle sur cette manière de vivre avec la hausse extrême de nos températures. Au jour de la rédaction de ce billet, nous sommes toujours dans la troisième canicule qui s'éternise avec une température extérieure à 40°c.
A l'opposé, des animaux et des peuples sont confrontés à des températures extrêmement froides. Là encore, chacun s'est adapté au mieux pour survivre.
Nous ne vous cachons pas que lors de notre visite, même si nous ne souhaitons pas avoir aussi froid que dans ces régions, on aurait bien aimé que la canicule nous laisse un peu de répit.
L'exposition se termine par la prochaine étape pour l'Homme : son adaptation dans l'espace. On pense à la future installation des Humains sur la Lune mais également à celle envisagée sur Mars. Si pour la Lune c'est presque demain, pour Mars, il faudra encore patienter un peu...
Trop forts ! a été lancée le 19 Février 2025 et prendra fin le 18 Octobre 2026.

mardi 21 juillet 2026

Au Mali, quand les animaux dansent

Sonia et Albert Loeb ont rapporté de leurs voyages au Mali une grande quantité d'objets dont ils ont fait don au Musée des Confluences. 
Avec la situation actuelle au Mali où la sécurité est très inquiétante depuis le dernier Coup d'Etat de 2021, avec la guerre contre les Islamistes qui s'imposent de plus en plus partout au Mali et la désastreuse intervention de la Russie aux côtés de l'armée malienne, le couple a bien fait de rapatrier ces trésors culturels maliens en sécurité ici en France.
Tous ces dons permettent à cette exposition, Au Mali, quand les animaux dansent d'exister. 
Des marionnettes de toutes tailles sont utilisées lors des fêtes de sogow bò / les animaux sortent.
Les animaux sont représentés de manière colorée et la scénographie les met en mouvement sur des téléviseurs telle cette chèvre, ce crocodile, cette girafe, cet hippopotame, cette panthère ou ce toucan.
On à l'impression de se retrouver sur la place d'un village au Mali où l'on donne une représentation de marionnettes. Une diffusion sur écran géant nous permet de faire comme si nous étions là-bas avec le théâtre installé dans la salle.
Une nouvelle fois, la mise en scène est exceptionnelle avec leur mise en lumière qui permettent de créer des ombres leur donnant davantage d'envergure.
Voici le coffre peint où elles sont rangées, tout en bois.
D'ailleurs, tous les objets que nous voyons sont en bois ce qui ne facilitent pas leur conservation dans le temps. Voici d'autres marionnettes, qui ont des faux airs de... Nicolas Sarkozy. Vous ne trouvez pas ?
Ces masques sont portés lors des festivités de sogow bò.
Certains sont conçus en poils d'animaux.
De nombreux écrans permettent de les voir prendre vie lors de ces cérémonies et c'est incroyable comme les mouvements des animaux sont réalisés de manière très réaliste. 
Il y a également de gigantesques costumes dans lesquels entrent des hommes.
Là, c'est carrément une rivière qui est reconstituée. Si à l'écran on voit des barques flotter au-dessus de l'eau, dans la salle, on découvre la faune qui habite près de ces cours d'eau.
Tel un bouquet final, la visite se termine en multipliant les marionnettes de toutes les couleurs et représentant aussi bien des humains que des animaux.
Comme pour la première exposition, nous avons été conquis par celle-ci également et comme pour la précédente, nous vous conseillons d'aller la voir. 
Inaugurée le 3 Avril dernier, elle est encore visible jusqu'au 7 Février 2027.