dimanche 5 juillet 2026

Nos dernières heures à Anvers, on les passe dans des Palais...

 ... ou presque.
Le premier palais, c'est là où se trouve la boutique du chocolatier The Chocolate Line  dans laquelle nous étions entrés également à Bruges. Celle d'Anvers se situe près du Paleis op de Meir / Le Palais Royal construit en 1745. L'Empereur Napoléon Ier l'achète en 1811 puis ce fut la résidence d'Alexandre Ier. (1777-1825), Empereur de Russie (1801-1825), Roi de Pologne (1815-1825) et Grand-Duc de Finlande (1809-1825). Puis c'est le Roi Guillaume Ier (1772-1843), Roi des Pays-Bas (1815-1840), Grand-Duc de Luxembourg (1815-1840) qui s'y installe. Il devient ensuite l'une des demeures des Rois des Belges. En 1969, il est transformé en musée.
Aujourd'hui donc, au rez-de-chaussée, nous entrons dans cette chocolaterie.
Les œuvres exposées en chocolat sont superbes. Tout ce que vous voyez est en chocolat.
Sur Meir, la grande rue commerciale d'Anvers, on entre dans un autre palais, Stadsfeestzaal qui n'étais autre que la Salle des Fêtes de la ville. Construite en 1908, elle est bien différente de l'image d'une salle des fêtes que l'on peut avoir en tête.
Nous nous installons à la terrasse d'un bar pour boire un café et surtout pour admirer cet endroit qui a été entièrement détruit en 2000 et totalement reconstruit à l'identique en 2007.
L'établissement où nous nous trouvons propose toute une gamme de livres à consulter sur place. Frédéric tombe sur toute une série consacrée au bricolage datant des années 70.
La galerie qui mène sur Hopland est plus moderne.
Encore un palais puisque nous atteignons maintenant Het Paleis / Le Palais. Celui, plus classique qui existait auparavant, a été démoli et reconstruit, de manière moderne en 1967. 
Dans ce quartier, on tombe sur un bouquiniste qui propose des BD francophones... mais nous vous en reparlerons. 
Den Botaniek / Le Jardin Botanique est inauguré en 1825. Nous y entrons maintenant en passant devant cette très jolie maison en briques. Sans doute celle du gardien.
Ici, c'est une succession de plantes, de fleurs, d'arbres et d'arbustes.
On aime beaucoup également les bronzes de l'artiste belge Monique Donckers (1954) intitulés Greening II.
En voisin, c'est l'hôtel haut de gamme Botanic Sanctuary
dont on peut traverser la cour avec en son centre, un fossile rouge en forme de spirale d'un diamètre de 4,5 mètres conçu par le belge Kevin Oyen (1986).
Les fantômes, ce sont les spécialités de l'artiste belge Albert Szukalski (1945-2000). Il en trônent deux qui errent dans une ruelle entre Leopoldstraat et Mechelseplein.
Nous rentrons à notre appartement car une migraine vient d'apparaître pour Fred et la pluie s'invite également. Tandis qu'il se repose à l'appartement, je vais faire les courses pour notre dernier repas à Anvers au supermarché Delhaize. 
Je passe à nouveau devant le KMSKA
et plutôt que de rentrer par Schilderstraat, je passe par Beeldhouwerstraat. Cela me permet, malgré mon parapluie, de prendre des photos d'autres statues dans les jardins de ce côté-ci du musée.
Je passe maintenant devant Hollandse Synagoge / La Synagogue Hollandaise. Elle est construite en 1893 et porte ce nom car elle a été construite par les Juifs venus de Hollande se réfugier à Anvers.
De retour à la maison, je propose à Fred qui se remet, une boisson pétillante belge, une bière belge pour moi et deux coquilles Saint-Jacques... belges également. J'adore tellement le design de ces bouteilles qu'elles font le voyage de retour jusqu'à Villeurbanne mais chut, elles sont quelque part à l'abri.
Il est temps d'aller nous reposer, demain nous prenons le train...

Paraguay vs France

A 22.50, en direct sur , nous sommes devant notre écran pour suivre les huitièmes de finale où s'affrontent le Paraguay et la France.

La France a remporté la victoire 1⚽ à 0 face à une équipe du Paraguay loin d'être fair-play et qui a été punie par un pénalty.
La France affrontera le Maroc qui a remporté son match contre le Canada 3⚽⚽⚽ à 0.

samedi 4 juillet 2026

Jim Queen

Vendredi soir, nous avons décidé, de nous rendre au cinéma Le Cœmedia dans le 7ème arrondissement de Lyon pour aller voir une comédie d'animation totalement française, Jim Queen. 
Alors attention, ne vous précipitez pas pour emmener vos enfants, c'est un film pour adulte qui se déroule dans notre communauté LGBTQIA+, que l'on surnomme la Communauté de l'Alphabet tellement il y a de lettres pour l'identifier.
Si vous ne faites pas partie de cet univers, il faut savoir qu'il y a des codes et ceux-ci sont expliqués dans le film. On vous conseille toutefois d'aller au cinéma accompagné d'un ami, d'un membre de votre famille, d'un collègue gay qui pourra vous permettre de comprendre cet environnement. On rigole beaucoup durant la projection mais on se dit qu'un non initié pourrait être perdu et ne pas comprendre pourquoi les rires fusent dans la salle. Cette grande communauté homosexuelle est en effet parfaitement  présentée et documentée dans ce film réalisé par Nicolas Athané et Marco Nguyen. Enfin, presque entièrement présentée car, même si nous ne nous sentions pas perdus dans cet univers, nous ne nous sommes retrouvés dans aucun de ces personnages où l'on ne montre finalement que la majorité la plus extravagante, la plus exubérante. Car oui fort heureusement, on ne vit pas dans une bulle gay et nos interactions avec le reste de notre société sont omniprésentes. Si Jim Parfait semble être une caricature, on vous l'assure, ce personnage égocentrique existe vraiment. D'ailleurs, tous les personnages de cette histoire existent réellement et on peut les croiser dans toutes nos villes de France et n'importe où dans le monde. Car si l'on peut croire que notre communauté est unie, soudée, il n'en n'est malheureusement rien. Elle ne reflète que notre société de plus en plus individualiste qui ne pense qu'aux personnes leur ressemblant, en critiquant les autres. Car la critique chez les homos, elle est très facile. C'est même un sport communautaire. 
Pour preuve de ces divisions dans la communauté LGBTQIA+ la Pride à Lyon. Les associations ne parviennent plus à dialoguer si bien que deux Prides sont programmées. 
Cette parenthèse terminée, nous avons passé un très bon moment à suivre les aventures de Jim Parfait et Lucien. 
Jim Parfait est un homme gay bodybuildé, influenceur, suivis par des millions de followers. L'un d'entre eux, c'est le discret Lucien qui n'a encore jamais fait son coming-out et dont la mère est une extrémiste raciste totalement intolérante qui ne veut croire que son fils puisse être attiré par Jim. Tandis que Jim Parfait va concourir à une soirée gay pour montrer son corps parfait, une épidémie s'abat sur la ville. C'est l'hétérose qui transforme les homosexuels en hétérosexuels. Jim et Lucien vont s'allier pour tenter de sauver les leurs sans que Lucien ne sache que Jim ne se lance dans cette aventure que pour sauver sa propre peau... 
Alex Ramirès (1989) donne sa voix à Jim. Cet humoriste, on est allé le voir en 2018 à Décines-Charpieu au Toboggan. Lucien est doublé par Jérémy Gillet (2000), acteur belge. Les deux donnent vie à ces deux héros et on apprécie le brin de voix de Jérémy. On aime aussi beaucoup le scénario qui met en garde contre un éventuel retour en arrière avec la mise en place de Gouvernements de plus en plus extrémistes qui aimeraient nous voir disparaître de leur société idéale et on est heureux de cette union collective pour mettre fin à cette tyrannie. On espère que cet espoir serait réel si un jour, nos droits seraient en recul.
Qu'est ce qu'on a ri également lorsque l'on entend les répliques sur le football, lorsque des personnages se mettent à boire des bières en regardant un match de foot mais là aussi, c'est une caricature bien entendu. Il y a plein de gays qui aiment regarder le foot, qui encouragent des équipes. Il y a même des équipes de foot gays et des joueurs gays dans des équipes de football. 
Les dessins, les couleurs, la musique permettent à ce petit film financé en partie par un financement participatif  d'exister et de pouvoir permettre à tout à chacun de découvrir, avec énormément d'humour et de caricatures; parfois pas tant que ça pour certains personnages ou certaines situations; cet univers qui côtoient celui des hétérosexuels avec ses propres codes, ses propres règles... 
 
 Avant la séance, nous avons fait la découverte d'un très bon restaurant proposant des spécialités sud-américaines, Picaflores. Quelle superbe découverte ! Les plats nous ont étonné par leur présentation digne d'un restaurant gastronomique et que dire des goûts et des saveurs qui ont ravis nos palais. 
On a tellement aimé, que nous avons décidé d'y retourner prochainement pour goûter tous les autres plats à la carte. 
Un excellent repas, un film très drôle, quoi de mieux pour commencer cette fin de semaine ?

1776-2026 : le 250ème anniversaire de l'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique

Le Jeudi 4 Juillet 1776, en pleine Révolution Américaine (1765-1783), les Treize Colonies britanniques décident de déclarer leur souveraineté vis-à-vis du Royaume-Uni en signant la Déclaration d'Indépendance qui donne naissance à un nouveau pays, les Etats-Unis d'Amérique. 
Ces colonies sont la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, le Connecticut, le Delaware, la Géorgie, le Maryland, le Massachussetts, le New Hampshire, le New Jersey, l'état de New York, la Pennsylvanie,  Rhode Island et la Virginie. L'acte de naissance est signé à Philadelphie en Pennsylvanie. L'auteur de cette Déclaration d'Indépendance est Thomas Jefferson (1743-1826), troisième Président des Etats-Unis d'Amérique de 1801 à 1809. Il la rédige avec une idée principale : la Liberté en oubliant toutefois celle des amérindiens et des esclaves, mais c'était le début d'une nouvelle Nation.

Aujourd'hui samedi 4 Juillet 2026, on célèbre les 250 ans de cette indépendance avec ma foi, un goût amer. Ce goût amer de voir ce qu'est devenu ce pays de la Liberté avec ces électeurs qui ont donné le pouvoir à ce dégénéré qu'est leur Président actuel et toute sa clique. Honte à vous messieurs et mesdames qui pensez œuvrer pour le Bien. Et ne soyez pas trompés car nous vous le disons : les Etats-Unis d'Amérique n'ont jamais été autant détesté, moqué, raillé de par le monde malgré ce que vos dirigeants pensent. 

Car oui, nous aimons, voir adorons les Etats-Unis d'Amérique lorsque cette Nation parle de Liberté, de respect des droits, de modernité, de science, de culture, d'ouverture, de générosité, de fraternité, d'égalité, d'accueil... Mais depuis 2025, ces Etats-Unis d'Amérique sont tout le contraire de ce que nous aimons.

Alors oui, joyeux anniversaires aux étatsuniens fiers héritiers de cette Déclaration d'Indépendance et honte aux autres à commencer par son premier représentant qui laissera dans l'Histoire la trace du Président des Etats-Unis d'Amérique le plus incompétent et le plus dangereux de toute sa longue histoire.
On aimerait tant que les Etats-Unis d'Amérique que nous chérissons se réveillent enfin !
 Google (Noto Color Emoji 17.0)

vendredi 3 juillet 2026

Stapelhuis Sint-Felix / Entrepôts Saint-Félix

Finalement, lorsque nous atteignons la terrasse de parasols colorés sur Godefriduskaii, la météo nous parait être très incertaine et nous préférons ne pas tenter le diable.
Nous décidons alors d'entrer dans les Stapelhuis Sint-Felix / Entrepôts Saint-Félix. Construits en 1858, tous les produits provenant de l'Empire Colonial Belge étaient stockés ici. Depuis la rénovation de 2005, les Entrepôts Saint-Félix sont devenus les Archives Municipales.
Onpousse la lourdre porte vitrée par curiosité, 
et l'intérieur nous fait penser à une ancienne prison, telle celle où nous avons dormi à Helsinki en Finlande en 2017.
Au rez-de-chaussée, les entrepôts ont été transformés en un vaste food-court, Wolf. 
Il y a ici un vaste choix de boissons et de types de cuisine venue du monde entier. Vous commandez au restaurant qui vous plait, on vous donne un bip et lorsque celui-ci vibre et sonne, vous allez chercher vos plats. Pour nous, ils se composent de burgers de poissons et... de frites belges bien entendu ! Le wolf / loup est partout avec son design très sympa.
La décoration elle aussi est agréable.
Les chaises colorées de la marque belge RimRam sont très à notre goût mais assez pu accessibles à notre budget. Dommage, on les aurait bien vues sur notre terrasse.
Et si nous allions prendre notre café ailleurs car nous avons encore des choses à voir à Anvers...