mercredi 30 septembre 2026

Fornells

Fornells est un très joli village et c'est accueilli par un cavalier, que nous décidons d'y passer la soirée.
Si dans les nouveaux quartiers, les maisons sont blanches, à toit en tuiles rouges et aux volets verts,
on réalise vite que c'est tout le village qui est construit avec ce style typique à Fornells et ce depuis les premières constructions des maisons à partir de 1630. 
Si nous voyons des maisons typiques, les bateaux sont également traditionnels.
Plaça del Forn, sur l'un de ces petits bateaux, on voit que quelqu'un est en train de préparer quelque chose. Il y a en effet un festival d'été et un DJ va se produire depuis le navire tandis que les gens commencent à venir boire un coup sur la place.
Sur la Plaça Pere M Cardona, un vieil olivier semble avoir été témoin de nombreux événements. Peut-être pas celle du pillage de l'île par Barberousse puis par des pirates mais il a du en voir des choses tout de même.
Il y a vraiment un air de fête et l'église Sant Antoni Abad est mise en valeur avec de simples guirlandes de couleurs, un peu dans le style des fêtes que l'on a pu voir au Mexique.
On s'installe tout près du DJ, à la terrasse du Petit Gastrobar
où une fois de plus on se régale. Une mention particulière à la sangria, tellement légère et rafraichissante qu'un pichet est bienvenue.
Le repas terminé, nous nous rapprochons du DJ et poursuivons la soirée jusqu'aux dernières notes de musique.
De retour à Cala Blanca, on fait un détour par la plage car un orage éclate au-dessus de Majorque nous proposant un véritable feu d'artifice. On reste là longtemps jusqu'à ce que le vent se lève et que l'orage atteigne à son tour Minorque. S'il se met à pleuvoir, enfin, les températures baissent et nous passons notre première et dernière nuit fraîche...

mardi 29 septembre 2026

Cala Pudent

Pour atteindre Cala Pudent, nous faisons encore 20 à 25 minutes de marche depuis Son Parc, une station balnéaire qui surplombe la baie d'Arenal de Son Saura.
Le chemin se fait au travers d'une sorte de maquis qui tantôt nous éloigne de la côte, tantôt nous en rapproche.
Si on pense s'arrêter d'abord à Cala Pudenta, on nage jusqu'aux rochers très escarpés mais on voit qu'il y a une plage un tout petit peu plus loin bien plus accessible.
C'est Cala Pudent et sa plage de sable blanc. On va nager longtemps en prenant des fous rires dont la victime est notre petit Frédéric. Le pauvre en effet s'est affalé sur les fesses sur le trajet pour venir, surprenant deux touristes allemands, peut-être encore plus que nous avons été surpris de le voir soudainement s'asseoir par terre. J'ai glissé Chef aurait-il pu dire. Il nous en faut peu pour Mathilde et moi pour partir dans des éclats de rire en repensant à la scène. Pour ceux qui s'en soucie, Frédéric n'a eu une douleur que temporairement.
Si la plage est belle, nous restons sur notre coup de cœur de la précédente qui restera la plus belle de notre séjour. Sur celle-ci, nous avons eu la surprise de voir des naturistes la fréquenter. Il faut reconnaitre que le naturisme est totalement légal et parfaitement toléré sur les plages de Minorque. Cala Pudent reste toutefois le seul exemple où nous croisons des culs-nus sur toutes celles que nous avons pu faire. 
Il faut faire l'itinéraire de retour et une fois montés en voiture, nous décidons d'aller dans une ville que tous les guides touristiques conseillent, Fornells...

lundi 28 septembre 2026

Cap de Cavalleria

Pour se rendre au phare, on emprunte une route étroite et sinueuse au travers du Cap de Cavalleria. 
Le cap est l'endroit où les falaises sont les plus dangereuses avec des hauteurs de 80 mètres. Depuis le Moyen-Âge, on a relevé plus de 700 naufrages. Il faut pourtant attendre 1857 pour voir la construction d'un phare, le Far de Cavalleria. Son sommet se dessine derrière les dunes et les rochers.
On le voit ici avec le symbole de l'île, ces petites barrières de bois. Il ne mesure que 15 mètres mais posé sur une falaise de 80 mètres, il est visible de très loin.
Au large, c'est l'Illot des Pas et l'Illja de Sanjita. 
Si on regarde plus loin, on ne voit que l'horizon.
Le Cap de Cavalleria a également abrité des bases militaires.
Dans la roche, a été creusé un bunker. On peut y entrer à la torche de son téléphone portable. Le tunnel prend fin par la vue sur les îles dont nous venons de vous parler, en bout de falaise.
Après avoir bu au bar du phare, et oui, à plus de 40°c on est obligés de boire beaucoup, on décide d'aller voir une autre plage en reprenant la voiture...

dimanche 27 septembre 2026

Cala Pregonda

Cala Pregonda se mérite !
Il faut en effet 25 minutes d'une longue marche pour y arriver mais c'est mieux ainsi.
Il y a quelques années, les voitures pouvaient s'approcher au plus près mais dans un souci de préservation de l'environnement, c'est totalement interdit et il faut stationner bien avant.
Une première plage arrive assez rapidement, c'est le Platja de Binimel-là. Au premier plan, vous voyez l'eau du Torrent de s'Alairó.
Si les voitures sont interdites, les autorités doivent également canaliser les personnes se rendant sur les plages ou celles venues randonner en installant une petite corde interdisant l'accès à certaines zones toujours dans l'idée de préservation.
Nous sommes à la Cala des Caló où la terre est totalement rouge. S'il n'y avait pas la mer, on pourrait tourner ici des scènes de film censées se dérouler sur la planète Mars, la planète rouge.
A certains endroits, on a l'impression que la roche a été sculptée par les mains de l'homme. Que nenni ! C'est la Nature qui s'en est chargée.
Voici encore une plage, la Platja de s'Alairó.
Après encore quelques efforts, nous arrivons à ce qui est pour nous LA plus belle plage que nous ayons fréquentée : Cala Pregonda. La plage est un peu plus longue que celles que nous avons pu voir jusqu'à maintenant et des rochers viennent sublimer les lieux. Le plus gros, c'est l'Escull de Pregonda. La plus petite, c'est l'Illot de Pregonda.
L'eau est tellement claire qu'on voit parfaitement les poissons multicolores. Je réalise que les photos prises sur le moment ne donnent pas grand chose lorsqu'on les regarde sur un écran mais on devine des formes bleues. 
On s'installe sur la plage et on ne tarde pas à aller nager dans cette eau d'un bleu turquoise. On est tellement bien qu'on part sur la minuscule plage de l'Escull au bout de la flèche rouge. On fait un peu d'exploration sur le rocher avant de retourner, comme pour l'aller, à la nage, prendre le soleil sur la plage où on a installé nos serviettes. 
L'Illot a une forme étrange et on y verra... ce que l'on a envie de voir. Chacun peut laisser libre court à son imagination.
Un privilégié à la chance d'avoir sa maison sur la hauteur, ayant la vue sur cette Cala Pregonda. 
Très au loin, au Cap de Cavalleria, on devine un phare vers lequel nous décidons de nous rendre après cette journée plage, notre préférée du séjour à Minorque. 
Le chemin de retour nous assoiffe tellement qu'un arrêt au Restaurant Binimel-là est obligatoire avant de reprendre la voiture...

samedi 26 septembre 2026

Monte Toro

C'est le soleil qui se lève qui me réveille.
Comme à mon habitude, je vais chercher des croissants pour le petit déjeuner et je fais un saut par le bord de mer. Cette petite barrière qui ne paie pas de mine, c'est l'un des symboles de Minorque. Il y en a partout.
Aujourd'hui, on prend de la hauteur car on décide d'aller au sommet de l'île de Minorque, le Monte Toro : 362 mètres. Même si nous sommes habitués par des sommets bien plus importants, depuis ce point de vue, et malgré le ciel chargé en nuages, on peut voir loin. Avec une météo dégagée, on aurait pu voir l'Île de Majorque.

C'est sur ce sommet qu'il y a une statue du Christ, donnant des faux airs de Rio de Janeiro. Le monument a été inauguré en 1928 en hommage aux Minorquins morts durant la Guerre du Rif au Maroc de 1921 à 1927 et qui opposait l'Espagne et la France contre la République du Rif; le Nord du Maroc actuel, état non reconnu par la Communauté Internationale.
Au sommet également, on trouve le Sanctuaire de la Mare de Deù del Toro depuis 1291. A cet endroit en effet, il fut décidé de construire un sanctuaire religieux car un taureau a guidé des Moines ici-même qui ont trouvé une statue de la Vierge Marie. Aujourd'hui vivent encore ici entre 5 à 10 religieuses.
Dans la cour du sanctuaire, une statue rend hommage aux 1 000 Minorquins qui s'exilèrent en Floride aux Etats-Unis en 1768.

La cour justement, on s'y sent très bien.
Dans l'église le mobilier religieux est très riche
et contraste avec les vitraux qui sont d'une étonnante simplicité et naïveté.
On reprend la route direction les plages et les criques du Nord de Minorque...