mardi 6 octobre 2026

Le PQ efface la CAQ !

😂 Y'a qu'au QuĂ©bec qu'on peut lire un titre aussi drĂŽle sur le rĂ©sultat d'une Ă©lection ! 😂
Le Québec a voté pour élire ses Députés à l'Assemblée Nationale et aprÚs deux Premier Ministres issus de la CAQ (Coalition Avenir Québec), François Legault (1957) de 2018 à 2026 et Christine Fréchette (1970) depuis le 15 Avril 2026, c'est le retour du PQ (Parti Québécois) avec son chef, Paul St-Pierre-Plamondon (1977) qui devient de facto le nouveau Premier Ministre du Québec.
Tandis que le Canada est en guerre Ă©conomique contre son voisin Ă©tatsunien et que le pays souhaite se rapprocher de l'Union EuropĂ©enne, le nouveau Premier Ministre du QuĂ©bec souhaite organiser un troisiĂšme rĂ©fĂ©rendum sur l'indĂ©pendance aprĂšs ceux de 1980 et 1995 oĂč le non l'avait remportĂ©.
Il précise toutefois que ce n'est pas la priorité mais qu'il sera organisé.
Reste à savoir s'il aura la possibilité de gouverner car son Gouvernement reste minoritaire n'ayant pas atteint les 64 siÚges permettant au PQ d'obtenir la majorité selon les estimations de Radio-Canada.
Le PQ devra compter avec ses oppositions, le PLQ (Parti Libéral du Québec), le PCQ (Parti Conservateur du Québec) et QS (Québec Solidaire). La CAQ disparait de l'Assemblée Nationale.

Esencia Restaurante El Vendrell

C'est Ă  une heure au Sud de Barcelone oĂč j'ai trouvĂ© Ă  louer notre nuit Ă  un prix abordable, tout prĂšs de la ville de Tarragona. Cette ville, populaire, c'est El Vendrell (41 133 habitants) Ă  l'Ă©cart de la Costa Daurada plus Ă  l'intĂ©rieur des terres. Si une partie de la ville a Ă©tĂ© construite au bord de la mer, la vieille ville est bien celle oĂč nous longeons. Pas simple par contre de circuler dans les Ă©troites ruelles d'El Vendrell. Nous stationnons sur un grand parking car notre rue Carrer d'Àngel GuimerĂ  est piĂ©tonne. Notre appartement; climatisĂ©; est situĂ© au premier Ă©tage d'une vieille maison et nous sommes surpris par sa grande surface. On pensait qu'il allait ĂȘtre plus petit. Nous avons d'un cĂŽtĂ© une terrasse et de l'autre la rue piĂ©tonne. Face Ă  nous, le drapeau indĂ©pendantiste de la Catalogne, l'Estelada, flotte au balcon de nos voisins. La rue piĂ©tonne va nous permettre d'ĂȘtre totalement au calme.
Il faut dire que toute la ville est trÚs calme. Nous sommes éloignés des lieux touristiques et cela se ressent. Plaça Nova, nous voyons, tout prÚs de la maison qui l'a vu naßtre, la statue du violoncelliste Pau Casals (1876-1973) installée en 1985 pour rendre hommage à l'un des enfants de la ville. On aime beaucoup également sur cette place la devanture de cette trÚs ancienne pharmacie.
Mais la surprise Ă  El Vendrell, c'est Esencia Restaurante Carrer de Montserrat.
Ne vous fiez pas Ă  sa vitrine qui fait plutĂŽt penser Ă  un cafĂ© de quartier et osez pousser la porte car vous allez tomber sur un merveilleux restaurant oĂč la cuisine est de qualitĂ©, locale, raffinĂ©e, moderne, revisitĂ©e, inventive et surtout pour un tarif extrĂȘmement intĂ©ressant. C'est sans doute le meilleur restaurant de nos vacances et l'un des moins chers. Le serveur est trĂšs agrĂ©able et le Chef est un grand Chef. Esencia Restaurante Ă  El Vendrell mĂ©rite un arrĂȘt, nous, on a adorĂ©.
Les plats que nous avons sélectionné : du boeuf,
un ceviche, une anguille fumée
de l'ananas,
un gĂąteau au fromage et un Mozart... avec un peu d'alcool. 
Des cafés pour terminer le repas et l'on nous offre les digestifs.
Encore bravo à toute l'équipe d'Esencia Restaurante.
Pour digérer, on fait quelques pas vers l'église Sant Salavdor del Vendrell.
Les rues sont vides, il faut dire qu'il fait trÚs chaud. On se hùte de rentrer nous mettre au frais dans notre appartement climatisé.
Sur le trajet, on apprécie beaucoup cette fresque sur le rideau d'un magasin de bonbons.
La nuit va ĂȘtre rĂ©paratrice car demain, nous rentrons dĂ©poser Mathilde chez elle.
Les superbes vacances dans les Pyrénées, sur l'ßle de Minorque et en Espagne continentale se terminent.
Attendons maintenant les prochaines... qui finalement arrivent bientĂŽt !

lundi 5 octobre 2026

Barcelona

Nous connaissons Barcelone et avons la chance d'y ĂȘtre dĂ©jĂ  allĂ©s. 
C'est par contre une premiĂšre en voiture et ce qui nous Ă©tonne dans un premier temps, c'est qu'il n'y a quasiment pas de voiture Ă  Barcelone. Et pour cause, comme dans beaucoup de villes d'Espagne, la circulation automobile est limitĂ©e. Pour nous autres Ă©trangers, si l'on veut rouler Ă  Barcelone, zone ZFE, nous devons au prĂ©alable nous inscrire sur Internet, avoir un vĂ©hicule immatriculĂ© aprĂšs 2000 et payer 7€. Il en est de mĂȘme pour les espagnols qui paient entre 2€ et 5€. 
Nous n'avions pas connaissance de ces rĂšgles mais fort heureusement, elles ne s'appliquent pas les samedis et dimanche ainsi que la nuit et les jours fĂ©riĂ©s. Sinon, nous aurions Ă©copĂ© d'une amende plutĂŽt salĂ©e puisqu'elle est entre 100 et 200€. Soyez vigilants si vous allez Ă  Barcelone ou dans une grande ville espagnole en semaine et en journĂ©e.
On arrive Moll de la Marina lĂ  oĂč se trouve El Peix / Le Poisson de l'architecte canado-Ă©tatsunien Frank Gehry (1929-2025). Cette Ɠuvre, en cours de restauration, a Ă©tĂ© installĂ©e dans ce nouveau quartier sorti de terre Ă  l'occasion des J.O. d'Ă©tĂ© de Barcelone en 1992.
Le quartier en effet est tout neuf, enfin en y rĂ©flĂ©chissant plus autant que ça puisque 1992 ça fait tout de mĂȘme dĂ©jĂ ... 34 ans !
On voit Ă©galement deux autres symboles de Barcelone avec d'un cĂŽtĂ© une tour de l'architecte français Jean Nouvel (1945) la Tour GlĂČries; anciennement connue sous le nom de Tour Agbar inaugurĂ©e en 2005. L'autre symbole et on ne peut pas passer devant l'envie d'y retourner et de la faire dĂ©couvrir, du moins de l'extĂ©rieur Ă  Mathilde, la Basilique de la Sagrada Familia dont nous vous avons parlĂ© lors de son inauguration le 10 Juin 2026  sans alors savoir que nous allions y retourner.
Bien entendu, sans rĂ©servation, il n'est pas possible d'y entrer, ce sera pour une autre fois mĂȘme si nous l'avons dĂ©jĂ  visitĂ©e. L'extĂ©rieur est dĂ©jĂ  largement suffisant car il y a tant et tant de chose Ă  regarder. On voit surtout cette gigantesque croix qui a Ă©tĂ© installĂ©e au sommet que nous n'avions pas vu encore en vrai.
On marche beaucoup, beaucoup trop en pleine chaleur mais on souhaite aller faire du shopping sur la Rambla. Nous ne l'atteindrons pas mais nous trouverons nos magasins Passeig de Gracia. 
Sur le chemin, nous réalisons qu'une ville avec peu de voitures, c'est fantastique pour les piétons et les cyclistes. Il faut dire qu'à Barcelone, les taxis et les transports en commun sont nombreux et permettent de faciliter les déplacements.
Ce calme nous permet d'admirer les belles maisons du style modernisme catalan dont le maĂźtre est Antoni GaudĂ­ (1852-1926) et il est vrai qu'elles sont trĂšs belles.
Si Mathilde entre dans un magasin de vĂȘtements de sport et dans un proposant des ordinateurs, pour ma part, je fais ma visite habituelle dans une librairie. Cette fois, c'est dans une Casa del libro Ă  la recherche de ma BD espagnole prĂ©fĂ©rĂ©e, Mortadelo y FilemĂłn. Chaque fois que nous allons en Espagne, j'ai pris l'habitude d'agrandir ma collection de leurs albums signĂ© par le catalan, Francisco Ibåñez (1936-2023). D'ailleurs, tout prĂšs de la Plaça de Catalunya,
un hommage est rendu au dessinateur. Nous avons en effet la surprise de voir la silhouette de Mortadelo nous indiquer que le feu de signalisation pour les piétons est passé au vert. J'adore !
Pour retourner chercher notre voiture, nous prenons l'autobus car nous ne dormons pas ce soir à Barcelone. Au mois d'Août, les logements sont en effet assez onéreux...

dimanche 4 octobre 2026

Hasta pronto Menorca !

Minorque est une trĂšs belle destination de vacances et nous y reviendrons sans doute avec plaisir car il y a encore plein d'endroits que nous n'avons pas eu le temps de visiter. Sans doute, si nous y revenons, ce ne sera pas au mois d'AoĂ»t pour Ă©viter tout de mĂȘme les chaleurs extrĂȘmes.
Pour le moment, il est temps pour nous de rejoindre le Port de Ciutadella 
pour quitter l'Ăźle Ă  bord d'un ferry. Celui du retour porte le nom d'Hypatia de Alejandria et est un modĂšle un peu plus ancien que celui avec lequel nous avons fait l'aller. On patiente un peu sur le parking avant d'avoir l'autorisation de monter Ă  bord.
Comme à l'aller, on suit les indications de l'équipage pour stationner coller serrer. Si le nÎtre est à l'intérieur, d'autres véhicules vont faire la traversée en plein air.
On se dirige vers nos siÚges qui ont changé à la derniÚre minute et on décide d'aller visiter les différents ponts. L'un d'entre eux donne accÚs aux passagers qui ont réservé des cabines. Cela donne presque envie de faire une croisiÚre... mais ce sont bien les ponts extérieurs qui permettent de faire de belles photos des falaises de Minorque.
On assiste à la montée des derniers véhicules et à l'attente d'autres qui emprunteront pour certains un bateau d'une autre compagnie.
Notre ferry démarre, on commence à quitter le port.
A bord, il y a tout ce qu'il faut. Depuis nos fauteuils on peut suivre des films Ă  la tĂ©lĂ©vision, il y a un magasin, des restaurants, un barbecue, des transats pour prendre le soleil et mĂȘme un jacuzzi, qui restera fermĂ©. On voit mĂȘme un magicien qui donne un spectacle. 
A peine avons-nous le temps de regarder Ă  nouveau dehors que Minorque est devenu une simple ligne lointaine.
Les 5 heures de traversée se font facilement et cette fois dans le calme sans que les enfants courent et hurlent de partout.
A l'horizon, c'est Barcelone qui se dessine peu Ă  peu.
C'est dans la capitale de la Catalogne que nous allons passer quelques heures...

samedi 3 octobre 2026

Un petit pas de trop

Cette saison, nous avons fait l'impasse sur la programmation du TNP à Villeurbanne car elle n'était pas à notre goût et certains des spectacles proposés l'ont déjà été dans la saison précédente à laquelle nous nous sommes rendus.
Cette saison donc, changement donc de lieu pour nous. C'est Ă  DĂ©cines-Charpieu dans la salle Le Toboggan, qui fĂȘte cette annĂ©e ses 30 ans, que nous allons nous rendre pour cet abonnement 2026-2027.
Hier au soir, nous avions notre premier rendez-vous avec un spectacle de danse, Un petit pas de trop.
C'est le chorégraphe et danseur Mourad Merzouki (1973) qui est venu présenter la soirée issue du Festival Karavel qui se tient un peu partout dans la Métropole de Lyon du 25 Septembre au 25 Octobre.
Un petit pas de trop est né de l'imagination de (droite à gauche sur la photo) Kader Attou (1974) qui est également sur scÚne avec Régis Truchy (?) et Mansour Abdessadok (1983)
Dans sa prĂ©sentation, Mourad Merzouki explique que Kader Attou possĂšde son univers Ă  lui et bien, un univers tel que le sien, ça fait vraiment du bien. Quel bonheur que cette parenthĂšse poĂ©tique dans un trĂšs joli dĂ©cor oĂč la lumiĂšre joue un grand rĂŽle. On adore voir les trois artistes se succĂ©der ou intervenir sur cette scĂšne. PlacĂ©s au deuxiĂšme rang, nous Ă©tions aux premiĂšre loges pour les moindres dĂ©tails. Que ce soit Kader, RĂ©gis ou Mansour, chacun Ă  son propre style qui nous a entraĂźnĂ© dans une soirĂ©e Ă  rĂȘver. Le rĂȘve commence avec le dĂ©cor de cet appartement reliĂ© par des escaliers mobiles, des portes et des fenĂȘtres par lesquelles entrent et sortent les danseurs.
Un petit pas de trop nous propose du hip-hop avec des mouvements incroyables. Certains numĂ©ros nous rappellent l'univers du cirque, mais Ă©galement des poursuites de dessins animĂ©s et surtout il rend un trĂšs bel hommage au cinĂ©ma muet et en particulier Ă  Charlie Chaplin (1889-1977). Si certains moments sont graves, d'autres sont Ă©mouvants mais l'ensemble est trĂšs drĂŽle. Les numĂ©ros s'enchainent sans aucune parole, au son de musiques jouĂ©es par un phonographe. Du dĂ©but Ă  la fin, la poĂ©sie que l'on nous propose sur scĂšne nous enchante. Le spectacle devient aĂ©rien lorsque Kader Attou s'envole dans les airs. Il est extrĂȘmement touchant lorsque Mansour Abdessadok joue avec ses lumiĂšres tel un prestidigitateur tandis que RĂ©gis Truchy excelle dans la clownerie. Le jeu avec la lumiĂšre et l'obscuritĂ© est parfaitement contrĂŽlĂ©. L'apparition de faisceaux laser nous subjuguent juste au moment ou l'on entend le discours d'AdenoĂŻd Hynkel, le dictateur de la Tomainia jouĂ© par Charlie Chaplin dans le film The great dictator / Le dictateur (1940). On a l'impression que les artistes deviennent prisonniers de ces cages de laser. L'envol des ballons sur scĂšne est encore un trĂšs joli moment de poĂ©sie. 
Mais surtout, on est impressionnés par les mouvements de danse de ces trois merveilleux artistes qui semblent se défier de l'apesanteur et parviennent à donner l'illusion qu'ils se déplacent de maniÚre totalement différente aux déplacements habituels.
AprĂšs une ovation avec une salle oĂč les spectateurs restent debout de longues minutes, on sort la tĂȘte vidĂ©e de toute notre quotidien et de cette malheureuse actualitĂ© en se disant que finalement, si l'Homme peut faire le pire, il peut Ă©galement crĂ©er le meilleur.
Qu'est ce que cela fait du bien !
Merci à Kader Attou, merci à Régis Truchy et merci à Mansour Abdessadok qui nous ont embarqué avec eux dans ce sublime univers qu'a imaginé Kader Attou. On aurait aimé que cela ne se termine jamais.

Notre derniÚre soirée à Minorque

Ce soir, nous faisons notre derniĂšre sortie nocturne dans cette ville que nous affectionnons, Ciutadella. 
Mathilde met sa belle robe achetĂ©e ici-mĂȘme et nous faisons un effort vestimentaire pour elle.
On passe devant des endroits oĂč nous nous sommes dĂ©jĂ  rendus
mais également Plaça Nova et ses beaux palmiers.
A Plaça des Born, c'est soir de marchĂ© artisanal oĂč l'on peut acheter nos derniers souvenirs.
C'est sur cette place, dans la boutique Mamamaya que Mathilde a trouvé son bonheur.
En ce dĂ©but de soirĂ©e, on se promĂšne sur le vieux port oĂč il y a beaucoup trop de monde Ă  notre goĂ»t mĂȘme si ce coin de la ville est trĂšs beau Ă  ce moment de la journĂ©e.
Nous trouvons un restaurant dans l'une des vieilles ruelles de la ville, et mangeons à la terrasse de l'établissement Bistrot Es Rodol dans la Carrer del Socors.
Et comme si on avait pas envie de quitter la ville, on traßne encore un peu dans les rues à regarder les traces du passé qui se mélangent à celles plus contemporaines.
Demain, nous quittons l'Ăźle de Minorque...