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mardi 8 septembre 2026

Du théâtre en vacances

En rentrant à notre appartement de Sainte-Marie-de-Campan, nous voyons des affiches qui annoncent la tenue d'une pièce de théâtre. En y regardant de plus près, on réalise que les représentations ont lieu ce soir ! 
Vous le savez en lisant notre blog, nous aimons le théâtre que ce soit en vrai ou à la télévision donc nous n'hésitons pas très longtemps pour décider d'y aller.
La pièce s'intitule Toutes potiches ! C'est une adaptation de la pièce Potiche (1980) de Pierre Barillet (1923-2019) et Jean-Pierre Grédy (1920-2022) dont le personnage principal, Suzanne Pujol était joué par la grande Jacqueline Maillan (1923-1992). Elle fut adaptée par la suite au cinéma par François Ozon (1967), en 2010 avec cette fois une autre grande dame, Catherine Deneuve (1943). 
Dans notre village de vacances, c'est la troupe Les Ailes du Théâtre, installée dans la Vallée de Campan, qui va nous proposer sa version.
En guise de théâtre, nous entrons des les Halles de Sainte-Marie-de-Campan qui font office de salle des fêtes. On s'installe, pas très loin de la scène et on attend la représentation. Notons que pour nous faire patienter, il y a un groupe qui joue de la musique accompagnée par une chanteuse et des chanteurs. Certaines chansons sont très émouvantes.
Et la pièce commence.
Suzanne Pujol est mère de deux grands-enfants et grand-mère. Elle est la riche héritière d'une usine de parapluies léguée par son Papa qui était énormément apprécié par son personnel. A sa mort, c'est le mari de Suzanne, Robert, qui prend la suite mais, l'homme est détestable et sa manière de diriger l'usine est radicalement opposée à celle de son créateur. A bout, les ouvriers se mettent en grève. Robert, qui trompe sa femme avec sa secrétaire est tellement énervé qu'il fait une attaque. Suzanne est alors propulsée malgré elle à la tête de l'usine ce qui va changer sa vie de femme au foyer, aux ordres de son époux...
Avec plus de 17 comédiennes et comédiens sur scène, plus les musiciens dans la salle, cette pièce était une pépite ! Qu'est ce que nous avons bien fait de louer un appartement à deux pas des Halles où se jouait Toutes potiches ! La troupe des Ailes du Théâtre n'a absolument rien à envier aux troupes professionnelles de plus grandes villes. On a passé pas loin de deux heures, sans un seul moment d'ennui.  Les décors sont d'une simplicité extrême mais on sait à chaque fois où l'on se situe.  Nous avons été embarqués par l'énergie de cette troupe et nous avons été bluffés par chacune et chacun. Il y a de la musique, des chansons, c'est vivant, on rit, on se félicite de l'évolution de Suzanne et à travers elle celle des femmes. On réalise combien notre société a changé, a évolué positivement.
Le final en chansons; ou tout le monte chante dans la salle, est très coloré avec tous ces parapluies.
On tient, dans ce billet, à remercier chacune et chacun sur scène, dans le groupe de musique mais également les techniciens et toute l'équipe qui nous ont permis d'avoir un très bon spectacle de vacances. 
On sort des Halles en nage car il y faisait très chaud et les applaudissements nourris nous ont réchauffés encore plus. On entendra quelques chansons depuis notre appartement pour la représentation suivante qui nous permet de prolonger cette bien belle soirée.

Casimir perd son autre papa

En 2026, on ne compte plus les disparitions. 
Certaines nous touchent plus que d'autres.
Il y a quelques jours, c'est Michel Paulin qui s'en est allé, un grand du doublage en France. C'est lui qui faisait la voix tellement masculine du narrateur du dessin animé Les mystérieuses cités d'or. On ne compte plus ses doublages que ce soit dans des films de cinéma mais également dans de très nombreuses séries télévisées.
Aujourd'hui, c'est notre icone Casimir qui perd son second papa. Le premier était Christophe Izard (1937-2022), le second, c'est un Lyonnais, Yves Brunier. C'est lui qui donnait vie à Casimir en se glissant dans la peau du dinosaure et qui lui prêtait également sa voix. Mais Yves Brunier a fait tout un tas d'autres marionnettes : Brok et Chnok dans Les visiteurs du mercredi, celles du Village dans les nuages mais également Groquik pour la marque Nesquik, le lion du Crédit Lyonnais. les marionettes du Bébête Show et on en oublie forcément.
Ecoutons Casimir encore une fois, mais ce sera loin d'être la dernière en ce qui nous concerne.

mardi 25 août 2026

A cor et à cri

Cela faisait un bout de temps que nous n'avions pas regardé une pièce de théâtre de la collection Au théâtre ce soir disponible sur .
Notre choix s'est portée sur une pièce récemment ajoutée au catalogue jouée en 1981, A cor et à cri.
Daniel Lanson qui travaille dans une entreprise de textile, est sur le point de se rendre en Belgique pour un voyage d'affaires. Près de lui se trouve Colette, sa maîtresse, épouse de Jean-Marc Belouzi, deuxième cor dans l'orchestre de l'Opéra Comique. Tout en aidant son amant à préparer ses bagages, Colette lui reproche son manque d'affection et son indifférence. Trois semaines plus tard, Daniel reçoit la visite de Jean-Marc Belouzi. Le mari de Colette qui, depuis près de trois ans, est au courant de la liaison de sa femme, ne se montre pas jaloux du tout. Au contraire, il demande à Daniel de rendre Colette plus heureuse en lui étant plus fidèle. A cet instant précis, Colette arrive à l'improviste. Jean-Marc se cache rapidement dans une pièce voisine...
Quel rythme effréné et même si la pièce n'est pas hilarante, c'est un excellent divertissement. Certes, les mœurs ont évolué et ce qui se disait en 1981 au sujet des femmes et des homosexuels n'est plus, fort heureusement, d'actualité. C'est du théâtre de boulevard comme on l'aime où une situation provoque une catastrophe qui en provoque d'autres. On excuse les quelques erreurs de texte ou les bafouillages bien volontiers et on a le plaisir à voir sur scène deux comédiennes et trois comédiens que l'on connaissait dans d'autres rôles et que pour certains nous avons découvert.
Le casting en effet une troupe qui a l'air de s'être bien amusée sur scène, on décèle en effet des fous rires étouffés. Il se compose de Gérard Barray (1931-2024) notre première découverte,
Katia Tchenko (1947)
l'excellent Jean-Luc Moreau (1944),
la séduisante Christine Delaroche,
et de notre seconde découverte, Bernard Dumaine (1926-2014) 

jeudi 4 juin 2026

Le Petit Prince / 小王子

Il y a quelques jours, sur un plateau d'une chaîne d'info, la question suivante a été posée : "Qui peut citer trois Chinois vivants ?" Les invités sur place ont été incapables de le faire tout comme la majorité de nous autres Occidentaux. Le seul nom à sortir a été celui du Président de la Chine Xi Jinping (1953).
Nous avons honte, mais nous aurions fait de même.
Hier au soir, grâce au TNP et à Jean Bellorini (1981), nous en connaissons beaucoup plus. Il nous reste toutefois à faire travailler notre mémoire pour nous en souvenir. Hier en effet, nous avons eu la chance d'assister à une représentation franco-chinoise entre le TNP de Villeurbanne et le Yang Hua Theatre de Wuhan en Chine. 
Si nous y sommes allés avec appréhension, dès l'arrivée dans la salle et à la vue du décor, on a senti qu'on allait voir quelque chose de spécial et notre crainte s'est envolée. En plus, pour le dernier spectacle de notre abonnement de cette saison 2025-2026, nous étions au premier rang !
Le Petit Prince bien entendu, on connait. Ce roman d'Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) paru en 1943 est mondialement connu également et particulièrement en Chine. 
Voici les éléments du décor qui serviront tout du long de ces deux heures de spectacle durant lesquelles nous ne nous sommes jamais ennuyés un instant.
Il faut dire que cette collaboration franco-chinoise est un chef d'œuvre mêlant très habilement la langue française et le mandarin, l'histoire de Saint-Exupéry et des poèmes de poètes tels que Du Fu (712-770) ou Li Baï (702-762) mais également des chansons chinoises ainsi que le tube de Jacques Brel (1929-1978) Ne me quitte pas (1959), chantée avec talent en français et en mandarin. Interprétée dès le démarrage du spectacle, on se voit être submergés d'émotion. La musique ponctuera d'ailleurs le spectacle, sous différentes adaptations et tempo. Si jusqu'à maintenant on avait plutôt, en entendant parler les chinois, une impression que leur langue semble être difficile à entendre pour nos oreilles et surtout où l'on a l'impression que les locuteurs de mandarin crient en parlant, les textes dits durant la soirée nous démontrent tout le contraire. Les sons sont posés, calmes, les paroles sont distinctement articulées; même si bien entendu nous n'y comprenons rien; et l'ensemble apporte une sérénité, une poésie particulière. Les timbres des voix de tous ces artistes chinois ou de celui du français sont tellement agréables qu'on les écouterait durant des heures. 
Le Petit Prince / 小王子 est un spectacle avec des surtitres car rare sont les spectateurs parlant le mandarin, qui nous fait connaître davantage cette culture chinoise, tellement riche. Nous avons beaucoup à apprendre et il est plus que temps de nous ouvrir à cette richesse ancestrale totalement ignorée. 
Pour revenir aux chinois dont vous pourrez citer le nom, nous allons garder en tête ceux de Zhong Lifeng (1974); chanteur de folk et écrivain, Liu Fanqing; musicienne, autrice, compositrice, Xiaoliu; actrice et chanteuse et Chen Minhua; pianiste et accordéoniste. Xue Fei est le lecteur, le sage, celui qui a sans doute la voix la plus impressionnante. François Deblock (1988) est l'artiste français qui joue l'aviateur. Li Yichen joue quant à lui le merveilleux Petit Prince.
Ces sept artistes nous ont bluffé par leurs jeux, leurs dictions, leurs chansons, leurs présences sur scène.
Les très longs applaudissements d'un TNP complet ont prouvé que cette production franco-chinoise est un succès et nous vous invitons à vous ruer dans les théâtres qui la proposeront. Au TNP de Villeurbanne, elle est à l'affiche jusqu'au 06 Juin.

lundi 1 juin 2026

Ni sainte ni touche vices & versa

C'est dans le 1er arrondissement de Lyon, Impasse Flesselles, dans la Salle Paul Garcin; salle totalement inconnue pour nous avec une imposante entrée; 
que nous nous sommes rendus vendredi soir pour l'une des trois représentations de la pièce de Christophe Gustat, Ni sainte ni touche vices & versa.
Malgré la vague de chaleur, inédite pour une dernière semaine du mois de mai, nous passons une très belle soirée théâtrale. Les madeleines et les boissons fraiches sont plus que bienvenue avant la pièce et durant l'entracte.
Nous avons vu jouer devant nous toute une troupe énergique. Nous ne savions à quoi nous attendre avant de venir et nous sommes sortis avec le sourire jusqu'aux oreilles. C'est drôle, c'est rythmé, c'est rempli de surprises. La pièce est pleine de rebondissements. On passe de la comédie, de la légèreté à la réflexion et à l'émotion. On suit avec curiosité l'enquête policière dans le style du Nom de la Rose et on s'amuse vraiment de cette vie dans un couvent dans le genre Sister Act
On ne voit pas passer le temps; un peu plus de 2 heures; les comédiennes et comédiens enchainent a un rythme endiable les scènes.
Si l'équipe en général est fantastique chaque comédienne et comédien a son moment à elle, à lui ce qui nous permet de voir leurs talents respectifs. 
Même si nous pourrions mettre à toutes et à tous d'excellents retours que l'on peut leur transmettre à l'issue de la représentation, nous avons un coup de cœur pour la sœur qui se cache de gratter, pour celle qui a une passion pour les petits écoliers et pour le jeune novice, Frère Thomas qui abuse du vin de messe. Le comédien qui interprète Mathieu est également très bon.  

Un grand merci à Christophe Gustat pour l'écriture, la mise en scène et également pour son rôle masqué. De grands bravos à Christine Henry, Mireille Chanal, Anthony Wood, Brigitte Giovannone, Patrice Rey, Sophie Dixneuf, Myriam Granjon, Annie Plottier, Dominique Menghi, Corinne Taghavi et Pascal Heurtefeux. 
Avant le démarrage de la pièce, nous avons eu la surprise d'entendre que l'on pouvait prendre des photos. Nous avons pu immortaliser cette soirée théâtrale et les envoyer à notre ami qui jouait sur scène.

mardi 26 mai 2026

Un second rôle disparaît

Vous le savez, les "seconds rôles" au cinéma ou à la télévision ont toujours pris une grande place dans notre blog.
Hier, nous avons appris la triste disparition de l'un d'entre eux.
Pierre Deny s'en est allé. 
Il avait débuté sa carrière au théâtre au TNP de Villeurbanne en 1980 puis a multiplié les rôles au théâtre. Il s'est essayé au cinéma mais c'est surtout à la télévision qu'il a percé dans des téléfilms mais également de très nombreuses séries : Médecins de nuit, Le miel et les abeilles, Les filles d'à côté, Les garçons de la plage, Les nouvelles filles d'à côté, Julie Lescaut, Nestor Burma, Les vacances de l'amour, Une femme d'honneur, Sous le soleil, Alice Nevers le juge est une femme, Joséphine ange gardien, Plus belle la vie, Scènes de ménage, Demain nous appartient...

Mais pour moi, Pierre Deny restera le fils de Jacques Balutin (1936) dans la série Tel père, tel fils (1 saison / 42 épisodes / 1988 / Antenne 2). Il jouait également avec le regrettée Micheline Dax (1924-2014)
C'était l'époque où  avait décidé de diffuser une sitcom différente à 19.35.
Cela donnait ceci :
- lundi : Loft story avec Francis Perrin (1947) et Elisa Servier (1955)
- mardi : L'appart avec Roger Pierre (1923-2010)
- mercredi : La baby-sitter avec Véronique Boulanger (1951) et Emmanuelle Boidron (1978)
- jeudi : L'homme à tout faire avec Pierre Doris (1919-2009) et Amarande (1933-2022)
- vendredi : Tel père, tel fils

C'était un très bon concept mais le jeu La roue de la fortune présentée par Christian Morin et Annie Pujol sur raflait toute les audiences et cette innovation a rapidement et malheureusement pris fin.
Je viens de découvrir avec la disparition de Pierre Deny, que des épisodes de la série Tel père, tel fils sont disponible sur .
Voici le lien d'un épisode, d'autres y sont également.

mardi 19 mai 2026

Les Invites de Villeurbanne

 

Le Festival des Arts de la Rue revient pour une nouvelle édition à Villeurbanne. L'événement est une nouvelle fois tout à fait gratuit.
Cette année, cette édition aura lieu du 19 au 21 Juin et se terminera donc en beauté pour la Fête de la Musique.

mardi 5 mai 2026

Deux visages de la télévision viennent de disparaître

 

Ce sont deux comédiennes qui viennent de nous quitter à quelques jours d'intervalle.
La première a être partie est Claire Maurier que l'on voyait régulièrement dans des pièces de théâtre, dans des films, à la télévision et dans de très nombreuses séries dont la série Vive la vie; dont nous vous avons parlé régulièrement ici et où elle jouait le personnage d'Esther. Sa carrière, débutée en 1950, lui fera rencontrer les plus grands donc Fernandel (1903-1971) et Bourvil (1917-1970) en 1963 dans le film de Gilles Grangier (1911-1996), La cuisine au beurre. Elle joue l'épouse de deux hommes, l'un officiel que l'on croyait disparu pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'autre qui devient non-officiel. 
La seconde à nous quitter, c'est Chantal Nobel. Sa carrière est bien moins longue que celle de Claire Maurier car Chantal Nobel a plutôt explosé sur le petit écran avec de nombreuses série. Celle qui la fera connaître et la rendra extrêmement populaire est sans nul doute Châteauvallon (1 saison / 26 épisodes / 1985 / Antenne 2). Mais c'est malheureusement le drame de son accident le 28 Avril 1985 qui lui fera faire la une de tous les médias de l'époque, brisant définitivement sa carrière et privant sans aucun doute, une carrière qui ne faisait finalement que de débuter.

mardi 28 avril 2026

L’Affaire « L.ex.π.Re »

Dimanche après-midi, c'est presque à reculons que nous sommes allés au TNP à Villeurbanne. A reculons car les pièces de cette saison n'ont pas toutes été à notre goût et surtout parce que dimanche, les températures sont montées jusqu'à 30°c, ce qui ne donnait pas envie d'aller s'enfermer dans une salle de théâtre. 
Et pourtant, nous avons bien fait !
Car oui, L’Affaire « L.ex.π.Re »; lire Elle expire,
est un spectacle totalement innovant, d'une grande qualité et qui étonne du début à la fin par sa mise en scène mais également par le mélange des genres. Ce spectacle incroyable est proposé par . Les artistes sur scène sont Métilde Weyergans (1970) et Samuel Hercule (?). Ils sont accompagnés sur scène par deux musiciens, Timothée Jolly (1995) et Mathieu Ogier (?). Il y a également tout un groupe de comédiens qui ne sont pas présents dans la salle. Comment cela se peut-il ? Nous allons vous l'expliquer et vous expliquer ce qu'est le ciné-spectacle.

En pénétrant dans la salle, on réalise que les gradins sont séparés en deux et que nous public, nous nous faisons face. Entre nous, la scène où l'on voit des instruments de musique et un grand écran. 
Le spectacle commence au son d'un cor des Alpes avant l'entrée de Métilde et Mathieu munis de paniers remplis d'objets hétéroclites. 
La salle est plongée dans le noir, un film est projeté à l'écran avec pour titre Natacha. Oh, surprise, Natacha à l''écran n'est autre que la comédienne que nous avons dans la salle et qui commence à exécuter le bruitage devant nos yeux à l'aide d'objets auxquels on aurait jamais imaginé utiliser pour en produire des sons, aidé par Mathieu qui fait de même. 
Les deux doublent également tous les dialogues de tous les personnages qui se succèdent. 
Les musiciens jouent également la musique du film en direct. 
Natacha prend fin, les comédiens et musiciens quittent la scène. 
Soudain, le cor des Alpes fait son apparition. Et la même chorégraphie s'exécute par la suite sauf que le titre du film est Max, qui vous l'avez compris, n'est autre que le Mathieu qui se trouve sur scène. 
Et là, même si on avait eu quelques doutes, on réalise qu'on regarde le film que l'autre moitié des spectateurs vient de voir et qu'ils regardent le film qu'on vient de terminer. 
Très habilement, ce sont les mêmes bruitages et les mêmes paroles mais tout coïncide à la seconde près et tout devient plus clair. 
Après avoir vu l'histoire de Natacha, celle de Max, la conclusion se fait par l'histoire finale Phèdre. 
Les trois histoires mises bout à bout créent un film policier passionnant. 
Car si les deux héros sont totalement différents avec des parcours de vie extrêmement éloignés, un élément unique les rassemble : Phèdre cette pièce jouée en 1677 par Jean Racine (1639-1699). Si l'une est une comédienne reconnue et qui joue la pièce sur scène, l'autre est un gangster, tueur à gages qui tombe sur le livre et sous le charme de cette œuvre de Racine. C'est grâce à Phèdre que ces deux personnages vont se voir être liés malgré eux mais c'est également grâce à Phèdre qu'ils obtiendront leur salut. 

Et nous, nous sommes tombés sous le charme de L’Affaire « L.ex.π.Re ». En faisant quelques recherches, on a découvert que La Cordonnerie propose tout un tas de ciné-spectacles. La troupe a été acclamée à la fin car outre bien entendu que le spectacle était sublime, on imagine tout le travail qu'il faut déployer pour atteindre cette perfection. Nous qui aimons et reconnaissons le talents des doubleurs au cinéma ou à la télévision, nous voyons leur travail en direct. Nous sommes ébahis par les bruitages également car jamais nous n'aurions imaginé que les sons pouvaient être exécutés avec aussi peu de moyens. 
Attention toutefois à être très attentifs à tout ce que vous voyez ou entendez que ce soit sur l'écran mais également sur scène. D'ailleurs, pour bien faire, il serait nécessaire de revoir le spectacle une seconde fois car je suis sûr que nous avons raté certains détails, en tout cas, c'est ce qui ressort de nos discussions d'après spectacle. 
Nous ne savons pas s'il reste encore des places, mais L’Affaire « L.ex.π.Re » est joué au TNP à Villeurbanne jusqu'au 29 Avril.
Mention spéciale pour la bande son disponible sur toutes les plateformes habituelles.

samedi 18 avril 2026

Bye Baye

 

Nathalie Baye fait partie de ses actrices que l'on apprécie et qui semble nous suivre depuis tout le temps.
Si elle a débuté sa carrière dans les années 70, elle n'a jamais cessé d'apparaître au cinéma mais également à la télévision ou au théâtre. De 1982 à 1986, elle devient l'épouse de Johnny Hallyday avec qui ils ont une fille; elle même actrice; Laura Smet (1983). 
Les chaînes de télévision vont multiplier les hommages en diffusant de nombreux films pour notre plus grand plaisir.

samedi 28 mars 2026

Traviata - Vous méritez un avenir meilleur


Hier au soir, nous nous sommes rendus au TNP à Villeurbanne pour assister à un spectacle qui revisite l'opéra en trois actes La Traviata (1853) de l'italien Giuseppe Verdi (1813-1901). Verdi avait déjà adapté quant à lui son opéra avec le roman d'Alexandre Dumas; fils; (1824-1895) La dame aux camélias (1848). Au TNP, ce sont Benjamin Lazar (1977), Florent Hubert (?) et Judith Chemla (1983) qui nous en proposent une adaptation contemporaine. Les trois artistes mêlent la musique et les chansons de La Traviata mais également les textes de La dame aux camélias en passant du français à l'italien, de l'italien au français. Pour ceux qui ne connaissent pas la langue de nos voisins, un sur titrage est diffusé au-dessus de la scène. 
A Paris dans les années 1880, Violetta Valéry donne une fête où sont présents de très nombreux amis. Des drogues circulent transportant les convives dans une autre réalité, leur provoquant des hallucinations ou les faisant agir de façon immorale, le tout dans une énorme et joyeuse pagaille. Alfredo Germont fait son apparition à cette fête et tombe éperdument amoureux de Violetta qui succombe elle aussi à un coup de foudre. Mais Giorgio Germont, le père d'Alfredo ne voit pas cette relation d'un très bon œil et va profiter de l'absence de son fils pour exiger de la part de Violetta qu'elle mette fin à cette relation...
N'interrogez pas Frédéric au sujet de ce spectacle. Il n'a rien vu et sans doute rien entendu. En effet, son voyage en Tchéquie l'a fatigué et durant toute la représentation... Monsieur a dormi ! A l'issue des deux heures de spectacle, je n'ai même pas pu comparer mon ressenti avec le sien puisqu'il n'a rien vu. A peine a-t-il du entendre la pauvre femme assise tout près de nous qui a pris une quinte de toux à ne plus pouvoir s'arrêter. 
Mais revenons à Traviata - vous méritez un avenir meilleur avec moi comme seul témoin.
Une fois encore, le décor est minimaliste mais j'ai beaucoup apprécié les jolis et nombreux bouquets de fleurs disposés sur scène durant toute la représentation. La grande partie du premier acte voit les comédiennes, comédiens, les musiciennes et musiciens déambuler sous un voile. Sans doute le voile que leur procure les drogues dans leur cerveau. La particularité effectivement c'est la présence des musiciens sur scène qui chantent, dansent, récitent leurs textes et jouent de leurs instruments. Ce sont des artistes complets tout comme l'est Judith Chemla, qui joue souffrante ce soir là. Si le Directeur de l'Opéra de Lyon ne nous avait pas donné l'information, nous ne nous en serions pas rendu compte, si ce n'est une timide toux à un seul moment dans la soirée. 
Parler tantôt en français, tantôt en italien est assez déroutant, et encore, pour ma part, j'ai la chance de comprendre l'italien. Cela provoque une sensation de brouhaha continu donnant l'impression d'une belle pagaille où personne ne s'écoute et où tout le monde parle ou chante dans son coin. C'est parfois pénible.
J'ai aimé les reprises des airs issus de La Traviata que l'on connait tous et que l'on se voit fredonner en sortant du théâtre.
Côté texte, j'ai beaucoup aimé, avant le dernier acte, la scène dans laquelle le médecin prépare, avec une prostituée, les petits sachets qui contiennent des pilules qui vont être distribuées lors de la fête. La femme, plutôt que de faire ses sachets, consomment les drogues tandis que le médecin raconte des anecdotes lorsqu'il effectue des opérations car il est chirurgien. C'est très drôle et cela apporte un peu de fraîcheur et de respiration dans ce spectacle extrêmement dramatique. 
Si je ne me suis pas embêté, je pense qu'en y réfléchissant, assister à une représentation du véritable opéra La Traviata aurait été préférable car pour moi, il y a eu trop de mélanges entre chants et dialogues qui m'ont souvent perdus.
Traviata - vous méritez un avenir meilleur reste toutefois un bon spectacle que je ne regrette pas d'être allé voir sans qu'il n'accède dans la liste des bons spectacles vus au TNP.
 


dimanche 15 février 2026

Les 4 Mousquetaires - Epopée pop

Hier au soir, nous sommes allés boire un verre et grignoter une planche et quelques brochettes au Café Comédie Odéon 
avant d'aller voir Les 4 Mousquetaires - épopée pop au Théâtre Comédie Odéon.
Dès le début de ce billet, nous vous invitons à courir au Théâtre Comédie Odéon 6 Rue Grolée dans le 2ème arrondissement de Lyon. Il faut vraiment que vous vous précipitiez pour assister à ce spectacle car les représentations vont prendre fin le 28 Février 2026. Les 4 Mousquetaires - épopée pop est une pépite d'humour où l'on rit beaucoup et tout le temps. La troupe lyonnaise de la Compagnie La Douce fondée en 2016, réunit plusieurs comédiennes et comédiens. Pour cette pièce, nous avions sur scène (de gauche à droite), Carl Miclet, Marianne Pommier, Floriane Durin et Laurent Secco. 
Si l'histoire se calque sur le roman d'Alexandre Dumas (1802-1870), Les trois Mousquetaires (1844), la troupe, biberonnée aux dessins animés et à la culture pop des années 80, propose cette relecture en faisant de cette épopée, une épopée pop. Accueillis dans la salle par la troupe qui propose des popcorns, on prend place dans nos fauteuils après avoir appris une petite chorégraphie. Chacun donne sa version de l'œuvre de Dumas et l'histoire commence. Habillés de salopettes colorées faisant référence aux Bioman ou aux Power Rangers, l'histoire du périple de D'Artagnan débute alors que ses parents le laissent partir à Paris muni de son cartable à son nom et de choses qu'ils mettent dedans, parfois surprenantes. Dès cet instant, on réalise que nous allons beaucoup rire tout en suivant le roman comme si on le lisait en accéléré. Les comédiennes et comédiens s'échangent les rôles tout du long de la pièce sans que l'on ne soit jamais perdu. L'histoire est ponctuée de chansons dont la musique rappelle de grands succès. On s'étonne de reconnaître la mélodie du générique du dessin animé Inspecteur Gadget. Pas facile d'ailleurs de se souvenir de chacune des chansons mais ce procédé enrichit encore la qualité de la pièce. On ne s'ennuie pas un instant et au détour d'une nouvelle chanson, on réalise qu'il faut exécuter les quelques mouvement appris précédemment. C'est drôle de voir les spectateurs devant nous s'agiter pour participer à cette chorégraphie facilement réalisable tout en restant assis confortablement dans nos fauteuils. D'autres interactions ont lieu mais nous vous laissons la surprise. Il y a un rythme d'enfer, on ne s'ennuie pas un instant. On aime les jeux de lumière, le décor minimaliste mais où tout est prévu pour que l'on oublie qu'il est quasiment inexistant. Chaque objet utilisé nous plonge dans cet univers des Mousquetaires que l'on connait si bien car comme pour les membres de la troupe, on a connu l'œuvre d'Alexandre Dumas via le dessin animé hispano-japonais Les trois mousquetaires (1981-1982) où les personnages étaient interprétés par des animaux. 
Et même si l'on reste proche de l'histoire originale, l'actualité est présente dans les échanges de même que la place de la femme dans ce roman. 
La soirée est passée à vitesse grand v et on aurait aimé qu'elle soit plus longue.
C'est la cinquième pièce que l'on voit au Théâtre Comédie Odéon, et nous n'avons pas été déçus par celle-ci non plus. Ce théâtre lyonnais propose des pièces de qualité et nous remercions l'équipe de la programmation. 
Un énorme bravo encore à la troupe de la Compagnie La Douce, Carl Miclet, Marianne Pommier, Floriane Durin et Laurent Secco. Vous êtes formidables !

Comment, vous n'avez pas encore réservé votre place ?
N'attendez plus, nous vous proposons même le lien : je dois absolument réserver ma place pour aller voir Les 4 Mousquetaires - épopée pop.

Pour terminer, voici la chanson où l'on doit exécuter notre chorégraphie.