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vendredi 26 juin 2020

Quand on est deux

Jusque là, je pensais que la série Les saintes chéries (saison 1, saison 2, saison 3) diffusée respectivement en 1965 et 1966, 1968 et 1970 était la première série humoristique familiale tournée sur le modèle d'une sitcom.
Il n'en n'est rien puisque la première sitcom française est arrivée sur les petits écrans sur la première chaîne de la RTF le 18 novembre 1962.
C'est Odette Laure et son compagnon Jean Valmence qui ramènent cette idée des États-Unis après avoir vu la sitcom I love Lucy (1951 - 1957) sur la chaîne CBS.
Si la sitcom américaine comporte 179 épisodes de 25 minutes durant six saisons (elle n'a été diffusée qu'en 1999 en France sur Téva),
Quand on est deux n'en totalisent que 28 de 13 minutes pour une seule saison et c'est bien dommage.
Je ne sais pas pourquoi Quand on est deux n'a pas duré plus longtemps mais la série était excellente !
Je l'ai découverte sur Madelen et j'ai été conquis.
Même si c'est du noir-et-blanc et que la série a 58 ans, elle reste très moderne dans ses textes, la manière des acteurs de jouer, les scénarios.
C'est une pépite, un classique de la télévision et je remercie Madelen de l'avoir mise en ligne.

Quand on est deux raconte le quotidien d'un couple Odette et Pilou Laborde, vivant dans un appartement parisien, dans leur relation commune mais également avec leurs familles, leurs amis, leurs voisins et tout un tas de personnage.

Quand on est deux me permet ce soir de mettre en avant des acteurs que l'on connait tous et que personnellement j'aime énormément.

Le générique est d'abord fait de bric-et-de-broc
avant d'avoir un générique digne de ce nom à l'épisode 14.
 
Odette Laure (1917 - 2004) joue le rôle d'Odette Laborde. Elle a joué beaucoup de rôles à la télévision, au cinéma ou au théâtre mais a également chanté.
Pierre Louis (1917 - 1987) est son mari, Pilou Laborde. Lui aussi était un comédien de théâtre, de télévision, de cinéma mais il a été également présentateur à la télévision (1956 à 1975) entre autres dans les émissions de Jean Nohain (1900 - 1981). Je l'ai découvert et je trouve que l'une et l'autre sont parfaits dans leurs rôles.
La série est écrite par Odette Laure mais également par Henri Labussière (1921 - 2008) également comédien mais dont tout le monde connait surtout sa voix car c'était un expert en doublage et son timbre de voix était très identifiable.
Jean Valmence (1927 - 1976) était le compagnon d'Odette Laure dans la vraie vie et son frère dans la série.
On l'a vu dans de petits rôles au cinéma (Monsieur le Président Directeur Général, Jo, Le gendarme en balade...)
J'ai eu également le plaisir de revoir l'inoubliable Pierre Tornade (1930 - 2012) dont nous vous avions parlé lors de sa disparition : Un Grand des seconds rôles.
Claude Piéplu (1923 - 2006) tient le rôle d'un voisin dans un épisode. Acteur à la télévision et au cinéma mais également comédien au théâtre, il a aussi effectué beaucoup de doublages dont les célèbres Shadocks (1968, 1969, 1972, 1973, 2000)
Georges Chamarat (1901 - 1982) est le père d'Odette. Il a joué de nombreux rôles au cinéma, au théâtre et à la télévision mais je le connais moins.
Maurice Chevit (1923 - 2012) reste pour nous l'inoubliable Marius dans Les bronzés font du ski mais il a également tourné dans une multitude de films au cinéma et pour la télévision. Il a joué un grand nombre de pièces de théâtre et était également une célèbre voix du doublage français.
Dans son propre rôle et apparaissant dans le poste de télévision, vous reconnaitrez l'un des Pères Fondateurs de notre télévision, Pierre Sabbagh (1918 - 1994)
Dominique Davray (1919 - 1998) est l'une des voisines du couple Laborde. Elle eut le privilège de camper la femme de Louis de Funès dans Le tatoué. Son rire était contagieux et inimitable.
Un autre couple de voisins est célèbre. Jacqueline Jefford (1919 - 2017) mais surtout Hubert Deschamps (1923 - 1998) dont le physique et la voix sont facilement reconnaissables.
Jacques Dynam (1923 - 2004) me fait rire à chaque fois que je le vois dans ses films, à la télévision, au théâtre et dans ses doublages.
Jacques Dynam fait partie lui aussi de ses Grands seconds rôles sans qui les têtes d'affiche auraient moins de succès et que l'on prend un réel plaisir à voir jouer.
L'épisode 18 verra les acteurs sortir de leur appartement pour tourner pour la première fois en extérieur, ici dans un hippodrome.
Ils sortiront de plus en plus de leur cocon comme dans ce mémorable épisode où Odette apprend à conduire avec son frère, son mari et les deux cockers de son frère.
Lors d'une sortie en bateau-mouche, elle fera la connaissance de Alan Scott (1922) qui reste en France l'inoubliable journaliste qui accueille la fille de Cruchot dans Le gendarme à New York.
Jacques Morel (1922 - 2008), ici un médecin enrhumé, 
est un grand homme du doublage français. Il est également le héros de la série qui porte le nom de son personnage Julien Fontanes, Magistrat (25 épisodes / 10 saisons / 1980 à 1989 sur TF1)

Christian Alers (1922 - 2019) est un vendeur d'assurance. Nous vous en avons parlé dans notre article intitulé Le voyageur du silence.
Enfin, un dernier personnage qui a retenu mon attention est cet Inspecteur du Code de la Route interprété par Harry Max (1901 - 1979) qui m'a marqué de son regard dans un seul film : Hibernatus.
Quand on est deux est devenue l'une de mes anciennes séries que je peux regarder avec un grand plaisir.
A votre tour de la (re) découvrir.

La liste des épisodes :
  1. Il faut qu'une porte...
  2. Le frère de Madame
  3. Plaies et bosses
  4. La quincaillerie
  5. L'intrus
  6. La grande bataille
  7. On dîne en ville
  8. L'impasse budgétaire
  9. Un ami qui vous veut du bien
  10. Quelle soirée !
  11. Les chasseurs
  12. L'invité d'honneur
  13. Télé Cross
  14. Noces de verre
  15. Le départ
  16. Les peintres
  17. Le rouge est mis
  18. La future
  19. Gymkhana
  20. L'art et la manière
  21. L'Italie chez soi ou souvenirs de vacances
  22. Le bon numéro 
  23. La croisière
  24. Le fléau
  25. Shopping
  26. Le pélican
  27. Le bridge
  28. Le permis de conduire

dimanche 9 octobre 2016

8ème Festival Lumière

Ça n'a pas été simple, on pensait même ne pas pouvoir y aller (cf. Lumière 2016) mais avec un peu de persévérance et de culot, nous avons réussi à obtenir deux places pour assister à la 8ème Cérémonie d'Ouverture du Festival Lumière pour cette édition 2016.
Comment avons-nous fait ?
Vendredi tandis que je faisais ma revue de presse du Progrès, je vois que des places supplémentaires sont mises en vente à 11h00. Je regarde l'heure à mon ordinateur : 11h15.
15 minutes que les places sont mises en vente, autant dire qu'il n'y en a plus, mais obstiné, j'essaie quand même et après un long moment d'attente; car le site est surchargé;  je parviens à me connecter. Je choisis deux places qui sont transformées en une seule car il y a un quota d'une place par personne.
Quel dilemme : qui de nous deux ira à cette soirée ?
On verra bien...
Je tente à nouveau de me reconnecter mais à 11h25 il n'y a plus aucune place disponible.
Hier, nous décidons tout de même d'y aller à deux et nous arrivons à la Halle Tony Garnier vers 17h30.
Il y a déjà beaucoup de monde.
Je vois cependant un homme accompagné d'un autre et d'une femme qui semble vendre quelque chose. Nous nous approchons, l'homme vend effectivement une place d'une personne qui ne pourra pas venir. Ce monsieur et ses amis semblent honnêtes, nous faisons la transaction.
Passés les contrôles de sécurité, nous allons être fixés si nous avons perdu ou non 18€.
Le bip de la victoire retenti, le billet est validé, nous assistons tous les deux à cette 8ème Cérémonie d'Ouverture du Festival Lumière !

La salle est déjà presque pleine à notre arrivée, il manque de chauffage mais les séries d'applaudissements auxquelles nous allons participer vont nous réchauffer.
Il y a une innovation très bien accueillie cette année : lors de l'entrée des artistes, ces derniers pénètrent dans la salle par un immense rideau rouge. Cela laisse la surprise de voir qui arrive derrière. Il y a les habitués et des nouveaux.
Ci-dessous, c'est Lambert Wilson
et en vidéo Line Renaud.

Les stars sont acclamés, comme l'est aussi le Maire de Lyon Gérard Collomb qui dira avoir eu l'intelligence de venir aux bras de Monica Bellucci tandis que son com...parse de la région se fera (mais c'est largement mérité) copieusement hué !
Thierry Frémaux prend rapidement la parole et tient à merveille son rôle de Maître de Cérémonie. Il reste égal à lui-même : humour et simplicité. Son discours semble être plus court qu'à l'habitude.
Quentin Tarantino que nous avions déjà vu en 2013 est à nouveau présent ce soir et accueilli sous un tonnerre d'applaudissements.



Les traditionnelles lectures d'officialisation de l'ouverture de l'édition du Festival Lumière sont lues par les invités

puis par le public.

Innovation ce soir : un karaoké géant est lancé et nous chantons On ira tous au paradis de Michel Polnareff en hommage aux films de Jean-Loup Dabadie présent ce soir.

Puis débute le film d'ouverture introduit par Quentin Tarantino et Bertrand Tavernier.
Notre premier film (d'une longue série pour cette semaine de festival) sera Butch Cassidy et le Kid sorti en 1969.
C'est une nouvelle fois et grâce au Festival Lumière, une belle découverte.
Le film est drôle, décalé, et en plus on découvre que la chanson Rain drops keep failling on my head connue en France sous le titre de Toute la pluie tombe sur moi interprétée par Sacha Distel, est jouée dans ce film de cow-boys nouveau genre.
Butch Cassidy et son ami Sundance Kid font partie d'une bande de pilleurs de banque et d'attaqueurs de trains dans lesquels l'argent de l'Union Pacific sont convoyés. Aimés de la population, l'Union Pacific ne partage pas cet avis et engage une équipe pour les pourchasser. Les deux amis et leur amie vont devoir aller se réfugier en Bolivie...



mardi 9 février 2021

La lune papa

Si vous aimez les nanars, cette série est faite pour vous.
Il n'y a pas que le cinéma qui en a produit, la télévision également.
La lune papa 
est un feuilleton en 25 épisodes diffusé du lundi au samedi à 19h00 à partir du 03 janvier 1977 sur 

C'est là qu'on voit tout de même l'évolution de la télévision et de ses séries.
Quand je suis tombé dessus sur 
je pensais trouver une série familiale du genre Quand on est deuxLes saintes chéries, Vive la vie qui se déroulerait durant les années 70. 
Je découvre une nullité monumentale avec une voix-off de Jean-Pierre Rambal  (1931-2001) donnant l'impression qu'il s'adresse à des enfants de cinq ans ! 
J'aimerai bien savoir comment ce programme, diffusé tous les jours à 19h00, a été perçu à l'époque car franchement, les téléspectateurs n'ont vraiment pas été gâtés par cette programmation !
Les histoires sont plates, il n'y a aucune action, pas d'humour, les adultes semblent être encore plus niais que les enfants.
Même la musique du générique est ratée.

L'histoire : 
Dans le premier épisode, on fait connaissance avec Dubolet, employé de tissu aux Galeries Marchandou dirigées par Marchandou lui-même. Leurs deux épouses sont sur le point d'accoucher. Elles mettent au monde Georges pour la famille Dubolet et les jumeaux Henri et Lulu pour les Marchandou. 
Dans le deuxième épisode, les enfants ont grandi et sont âgés de 11 ans. Leurs pères leur donne une éducation différente : stricte et autoritaire pour Marchandou, très libérale et à l'écoute pour Dubolet. 
Mais ni l'une, ni l'autre ne semble convenir aux enfants, qui, en réalité, font ce qu'ils veulent...

Je n'ai pris plaisir qu'à une chose : replonger dans cet univers des années 70.
Regardez à l'arrière plan de cette photo ci-dessous une devanture typique de ces années-là avec Jean-Pierre Rambal alias Dubolet au premier plan.
Ci-dessous, c'est l'intérieur des Galeries Marchandou.
Notez la couleur des rideaux ! 😂
Devant Dubolet, c'est son patron, Marchandou joué par Pierre Meyrand (1932-1999)
La photo suivante vous montre comment les enfants étaient habillés en 1977.
Souvenez-vous des pantalons patte d'eph (pattes d'éléphant), des cols roulés 100% synthétiques qui étaient remplis d'électricité statique, des pulls en laine trop larges, des blousons en cuir avec une peau de bête autour du cou... 
Les adultes n'étaient pas en reste tel que ce personnage censé être un gangster.
Regardez les bottes cirées qui donnent l'impression qu'il ne vient pas de garer une DS mais plutôt un chalutier !


Dans un épisode, où Dubolet souhaite se débarrasser d'une gerbe, on se souviendra que les années 70 voyaient sans doute les dernières heures de l'habillage des maisons pour signaler un décès.
La voiture de police semble arriver d'une époque tellement lointaine.
En parlant des forces de l'ordre, voici l'uniforme d'un agent de police.
Si vous êtes attentifs, vous reconnaitrez l'excellent Jacques Balutin (1936) au premier plan.
Mais revenons un peu à la décoration intérieure avec ce magnifique papier peint d'un séjour typique de cette fin des années 70 qui devait donner des hallucinations visuelles !
Le dernier bon souvenir de cette série nous rappelle les nombreuses pannes de la télévision française où les programmes étaient régulièrement perturbés par des problèmes de bande ou de réception telles que celles ci-dessous.

Si vous voulez vous faire votre propre idée, rendez-vous sur Madelen.
Voici également un avant goût trouvé sur dailymotion.



 

jeudi 30 octobre 2025

Bon appétit, monsieur !

Pour cette nouvelle soirée Au théâtre ce soir
nous remontons à l'époque de la télévision en noir-et-blanc pour l'année 1967.
L'ORTF diffuse ce soir là,  la pièce intitulée Bon appétit, monsieur !
Au domicile du Commissaire Ledru sont réunis sa jeune femme, Anne-Marie, ses deux enfants Félix et Juliette, nés d'un premier mariage et Zozotte, la jeune bonne. Chacun s'interroge. Quelles seront les réactions d'Etienne à son retour ? Après un bref séjour en clinique, les médecins ne lui ont pas caché qu'il avait failli mourir empoisonné. Les journalistes se sont emparés de l'affaire et la sonnerie du téléphone retentis à chaque instant. Le Docteur Chauvin, ami de régiment du Commissaire et médecin de la famille fait bientôt son apparition. Quelques instants plus tard, survient à son tour Etienne Ledru. Il demande à rester seul avec Chauvin, à qui il fait part de ses intentions. Il règlera cette affaire lui-même et en famille, en interrogeant tous les siens afin d'essayer de découvrir le coupable. En attendant, il a acheté un réchaud à alcool et des provisions. Personne ne touchera, jusqu'à nouvel ordre, à sa nourriture...

C'est la première pièce qui soit comique mais également policière. Car outre le fait qu'on ri beaucoup, on cherche à savoir qui a pu vouloir empoisonner le Commissaire Ledru. Bien entendu, tout le monde est suspect tout à tour et les accusations sont le prétexte de règlements de comptes et de découvertes de nombreux secrets. On ne s'attend pas du tout à cette fin qui bien entendu est très drôle comme toute la pièce. Nous avons pris un réel plaisir à la suivre et avons découvert Raymond Souplex (1901-1972) que nous ne connaissions uniquement dans son rôle de Commissaire Antoine Bourrel de la série Les cinq dernières minutes rôle qu'il a interprété de 1958 à 1973. J'ai eu également un grand plaisir de voir jouer Pierre Louis (1917-1987) que j'ai découvert et beaucoup aimé dans la série Quand on est deux dont nous vous avons déjà parlée.  On s'amuse du début à la fin et il serait intéressant de voir ressortir cette pièce avec des comédiennes et comédiens actuels.
Voici la troupe :
Jean-Paul Tribout (1941) que l'on connaîtra plus tard dans son rôle de l'Inspecteur Gustave Pujol dans la série Les brigades du Tigre (6 saisons / 36 épisodes / 1974 à 1983 / Deuxième chaine de l'ORTF / Antenne 2)
Lyne Chardonnet (1943-1980)
Pierre Louis (1917-1987)
Jeanne Aubert (1900-1988)
Catherine Gay (?)
Jacques Marin (1919-2001)
Michèle Dumontier (?)
Michel Nastorg (1914-1984)
Raymond Souplex (1901-1972)
La pièce est disponible sur