C'est notre dernière séance dans le cadre de ce Festival Lumière 2026.
La projection se fait au Cinéma Astoria à Lyon d'un film musical étatsunien du réalisateur canadien Norman Jewison (1926-2024) sorti en 1973, Jesus Christ Superstar / Jésus Christ Superstar.
C'est une adaptation de l'opéra-rock éponyme qui a connu 711 représentations à Broadway à New York City de 1971 à 1973.
C'est à pieds que nous sommes arrivés au cinéma en raison de la fermeture du métro, par sécurité, suite aux violences de la part des groupes d'extrêmes droites et d'extrêmes gauche à Lyon et dans le pays.
On n'a jamais vu autant de monde marcher.
Installés dans nos fauteuils, nous avons écouté les explications données pour introduire notre projection de cette fin d'après-midi. L'entièreté du film a été tourné en extérieur, en Israël. Si nous savions que c'était un film musical, nous ne pensions pas qu'il n'y a aucun dialogue. Tout se dit en chansons. On raconte ici, l'histoire de Jésus Christ peu avant sa crucifixion, mais avec des yeux modernes, de ceux de 1973. D'ailleurs une réplique assez drôle à l'attention de Jésus lui demande pourquoi il n'est pas venu sur Terre 2 000 ans plus tard car avec les médias, son message aurait été diffusé bien plus rapidement. Permettez-nous de douter de cette question.
Les décors naturels du Parc National d'Avdat, de la Grotte des Cloches, de l'ancien théâtre romain de Beit She'an, de la Mer Morte, du Désert de Judée... sont sublimes.
Cette transposition de Jésus, de ses disciples, de Marie Madeleine, de Ponce Pilate, des prêtres juifs, du Roi Hérode par un groupe de hippies est surprenant au départ mais lorsque l'on sait qui est qui, notre culture religieuse fait le reste. Les conservateurs religieux de toutes sortes avaient alors crié au scandale à sa sortie car on relève une critique de la religion catholique, de ce qu'elle est devenue et l'on se questionne si effectivement le message premier de Jésus Christ a bien été entendu et ne s'est pas perdu à travers les siècles. C'est Judas qui se permet cette critique. Judas Iscariote, c'est l'un des douze apôtres, celui qui trahit Jésus aux Romains en le désignant par un baiser sur la joue. Il aura des remords qui le pousseront à se pendre. Dans le film, il est celui par qui on peut réaliser en effet que le message du Christ se perd, est faussement utilisé, voir mal interprété.
Deux chansons restent en mémoire bien après la fin du film, lors de notre marche de retour vers la station République, la seule ouverte de la Ligne A à 20h00. Ces chansons ce sont : Superstar et King Herod's song que vous pouvez retrouver ci-dessous.
On termine ce Festival Lumière 2026 en musique.
.jpg)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire