samedi 17 octobre 2026

大巨獣ガッパ / Gappa le descendant de Godzilla

Hier au soir, nous avons pris la direction du cinéma japonais avec un film sorti en 1967. Il ne sortira en France dans les salles qu'en 1973. Ce film, c'est 大巨獣ガッパ / Gappa le descendant de Godzilla. C'est un film du genre cinéma des monstres dont le grand frère est indiqué dans le titre, Godzilla. Les japonais ont fait connaissance de ce monstre qui vient détruire le Japon et le monde. Sa première apparition remonte à 1950. Il apparaît ensuite dans pas moins de 30 films de 1950 à 2024.
Un richissime japonais veut faire d'une île perdue, un complexe touristique où ses clients pourraient voir des animaux très rares. Une expédition est envoyée sur place et l''équipe rencontre les autochtones. Un volcan entre en éruption accompagné de séismes. Tandis que deux explorateurs découvrent une grotte, à l'intérieur, ils ont la surprise de tomber sur un œuf gigantesque. Celui-ci se brise et on assiste à la naissance d'un bébé monstre. Les habitants de l'île vouent un culte à Gappa. Serait-ce donc lui ? Gappa est emmené à bord du bateau pour le Japon, où il entre en secret car l'animal grandit très vite. Sur l'île cependant, c'est l'affolement. Les parents de Gappa, deux monstres gigantesques sont furieux lorsqu'ils réalisent que leur progéniture a disparu. Ils s'envolent alors en direction du Japon...
Je l'avoue, l'histoire est extrêmement simple et peut se résumer à la quête par les monstres pour retrouver leur bébé quitte à tout détruire. Il faut reconnaitre en effet les heures passées pour construire des maquettes patiemment détruites par les comédiens qui se sont glissés dans les costumes de Gappa. Côté effets spéciaux, s'ils devaient impressionner en 1967, ils apparaissent aujourd'hui comme étant très simplistes, quasiment au même niveau que les séries du genre スペクトルマン / Spectreman (1 saison / 63 épisodes / 1971-1972 / Fuji TV) mais qui eux étaient diffusés à la télévision. Là, on parle quand même d'un film sorti en salles digne du cinéma de série B. Si nous l'avons regardé en version française, nous avons été amusés de voir que soudainement, sans qu'on comprenne pourquoi, des répliques ne sont pas traduites, on les entend donc en japonais et des sous-titres apparaissent histoire qu'on ne perde pas le fil dans cette histoire où on ne peut pas être perdus par le scénario tant il est simplissime. D'ailleurs, les voix françaises sont tellement proches que l'on se demande s'il n'y a pas un seul doubleur pour toutes les voix masculines !
Dans ce film, tout sonne faux et on frôle l'amateurisme, en y rajoutant des tonnes telles les larmes de la fille du richissime japonais et des Gappa. Par contre, j'ai apprécié toutes les maquettes parfaitement réalisées que ce soit pour les villes, les zones industrielles, les bateaux, les voitures, les tanks et les missiles. Là, on retrouve un peu de l'univers de Thundebirds.
Le cinéma japonais a fort heureusement, de bien meilleurs films que nous vous invitons à voir en faisant l'impasse sur celui-ci ou alors juste pour vous faire une idée.

Aucun commentaire: