jeudi 17 septembre 2026

Les marchands du Temple, version 2026

Notre prochaine destination, en cette veille de l'Assomption, c'est Lourdes. 
Ce n'est sans doute pas la meilleure période pour se rendre dans cette ville, d'une part pour le calendrier qui fait se déplacer des milliers de pèlerins et d'autre part par la chaleur extrême qui y règne.
Qui plus est, on entre à Lourdes par sans doute la pire des entrées pour rejoindre la Grotte de Massabielle.
Même si nous ne sommes pas pratiquants, on se demande bien comment on en est arrivé à autoriser tous ces commerces qui donnent un air de Marchands du Temple version 2026 de Lourdes où les enseignes lumineuses semblent vouloir hypnotiser le pèlerin et l'éloigner de ses prières. On ne sait plus si on se trouve sur un site religieux ou si on est là pour faire des achats comme on pourrait le faire dans une station balnéaire. La Rue Sainte-Marie, la Rue Saint-Joseph et l'Avenue Bernadette Soubirous sont à éviter totalement ! Vous pouvez également venir par le Boulevard de la Grotte mais là également, il y a quantité de fast-foods, d'hôtels et de vendeurs d'objets religieux pas très catholiques si nous pouvons faire ce jeu de mots.
Enfin on sort de cette cohue pour entrer dans le Sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes par la Porte Saint-Joseph.
Là, tout s'apaise devant le Monument de Cambrai, don de la Paroisse de Cambrai.
Tout s'apaise sauf bien entendu la fréquentation. Nous n'osons pas imaginer le nombre de personnes qui seront présentes demain 15 Août ! Les pèlerins viennent du monde entier et l'on entend toutes les langues que notre planète peut compter. Imbriquées ensemble, on trouve la Basilique Notre-Dame-du-Rosaire (1889)
 qui est surmontée par une couronne dorée
 et qui abrite la Chapelle de la Résurrection. Juste au-dessus, avec cette haute flèche, c'est la Basilique de l'Immaculée Conception (1871) 
Les édifices religieux sont bordés par la Gave de Pau
et sous la Basilique de l'Immaculée Conception, on trouve la Grotte de Massabielle.
Nous sommes étonnés car s'il y a du monde partout, la file d'attente est quasiment nulle pour entrer dans la grotte. La roche est polie par les millions de mains des pèlerins qui viennent la toucher lors de leur bref passage dans la grotte. Car on ne fait que passer le long de cette toute petite grotte, on s'attendait à bien plus grand. En à peine deux ou trois minutes maximum le pèlerinage est fait. Bien sûr, vous pouvez rester prier devant la grotte.
Sur l'autre rive de la Gave de Pau, cette statue qui nous tourne le dos et qui regarde en direction de la grotte, c'est Bernadette Soubirous (1844-1879), lors de la dernière apparition de la Vierge Marie. En effet, les autorités, pour éviter tout débordement, lui avait interdit l'accès immédiat à la Grotte de Massabielle. Car tout part de Bernadette Soubirous à qui la Vierge Marie apparait 18 fois entre le 11 Février et le 16 Juillet 1858 à l'âge de 14 ans. Béatifiée en 1925, elle est canonisée; donc reconnue Sainte; le 8 Décembre 1933 par le Pape Pie XI (1857-1939), Pape de 1922 à 1939.
Sur le site du sanctuaire, il y a quantité d'autres églises, chapelles et autre lieu religieux mais la chaleur qui s'abat sur Lourdes, nous fait nous presser à quitter les lieux.
La verdure et les arbres de l'Esplanade du Sanctuaire font descendre les températures de quelques degrés.
On retrouve ici, notre connaissance locale, le Curé d'Ars, Jean-Marie Vianney (1786-1859) que l'on connait bien. Une blague avec ma famille et Annie : il est n'a pas de plus longues jambes ici non plus 😂
On parvient à trouver un peu de fraîcheur dans l'étonnante église souterraine, la Basilique Saint Pie X inaugurée en 1958 pour le centième anniversaire des apparitions de la Vierge. Elle est étonnante par sa dimension. On parlait il y a quelques instants du Curé d'Ars, et bien cette église souterraine nous rappelle; avec de plus petites proportions; l'Eglise Notre-Dame-de-la-Miséricorde-d'Ars-sur-Formans dont la construction a été lancée en 1959 pour commémorer là aussi un centième anniversaire, mais ici, la mort du Curé d'Ars.
Tout autour sont exposées des photos de nombreux Saints dont Mère Térésa (1910-1997) canonisée en 2016.
Avant de quitter le sanctuaire, on tombe sur d'immenses affiches annonçant la venue à Lourdes du Pape Léon XIV le 27 Septembre prochain. Verra-t-il tous ces Marchands du Temple à moins que tous ces commerces sont validés par le Vatican.
On fuit Lourdes pour prendre la route pendant plusieurs kilomètres.
Notre point de chute pour la nuit : ce castel à Laglorieuse (626 habitants) dans le Département des Landes, aux portes de Mont-de-Marsan. La chaleur est accablante, malgré la présence d'un étang.
Nous sommes accueillis dans cette maison et débutons de longues conversations avec nos hôtes, qui, malgré un malentendu, nous préparent un repas que l'on partage avec eux. On est étonnés par leurs parcours, plutôt atypique pour leur âge mais très intéressant. Ils ont eu, entre autres, un passé de brocanteurs et cela se ressent dans la décoration de leur demeure. Si l'on aurait pu parler encore longtemps, il est temps de monter nous coucher. Heureusement, un ventilateur au plafond a été installé récemment dans notre chambre ce qui nous apporter une sensation de fraîcheur. 

mercredi 16 septembre 2026

Le Pont d'Espagne

On est loin de l'Espagne mais le pont que nous allons voir maintenant porte ce nom car il était sur le chemin pour aller en Espagne. Il se trouve dans le Parc National des Pyrénées. Si des années 60 aux années 90 les voitures pouvaient y aller directement, il a été décidé de fermer son accès afin de préserver l'environnement. Un immense stationnement payant a été installé bien avant d'y parvenir.
On entre sur le site en passant sous un immense bâtiment de pierres, véritable copie de ceux que l'on peut voir au Canada ou aux Etats-Unis. 
Depuis cette entrée, on peut emprunter des œufs pour monter un peu plus haut pour atteindre une remontée mécanique.
Il faut moins de cinq minutes pour atteindre le Pont d'Espagne
 
et ses cascades. Le pont est situé à la confluence de deux rivières : le Gave de Marcadau et le Gave de Gaube. Si elles sont très belles en Août, elles doivent l'être tout autant à différentes saisons car le débit doit être plus ou moins important.
Aujourd'hui, nous n'avons pas prévu de faire de randonnée car nous avons en tête d'aller ailleurs. En y réfléchissant maintenant, on aurait dû faire au moins la randonnée qui mène au Lac de Gaube. N'ayons pas de regrets, nous avons pu pique-niquer en pleine nature.
Il est temps pour nous de quitter, temporairement, la proximité des Pyrénées, pour nous rendre dans un lieu où la ferveur religieuse bat son plein...

mardi 15 septembre 2026

Cauterets vaut le détour

A Cauterets il n'y a que 829 habitants mais avec les touristes, on a l'impression que c'est une grande ville. Il faut dire que là aussi, c'est une ville thermale et un départ pour monter sur les pistes du Domaine du Cirque du Lys. 
A Cauterets, il y a un bâtiment très spécial, sa gare. Construite en 1899, elle ferme définitivement en 1949. Elle a conservé son architecture d'origine qui donne une impression de Far-West étatsunien. On dirait plus un saloon qu'une gare, dorénavant gare routière.
A Cauterets, ce sont les Halles qui attirent notre attention Avenue Général Leclerc. Ces halles bleues datent de 1905. Il y a plein de bonnes choses à manger.
A l'angle, Place Georges Clémenceau, c'est l'Hôtel de Ville et une partie du marché. C'est en effet jour de marché à Cauterets pour notre plus grand plaisir.
Sur l'Esplanade des Œufs, on y trouve toute une série de bâtiments datant du Seconde Empire. Pour la plupart, ils abritent dorénavant des bars, des restaurants, un cinéma et même... des arcades.
A Cauterets, il y a une grande tradition de ferronnerie. Pour preuve, ce magnifique balcon.
Le vieux quartier est très à notre goût avec ses hautes maisons.
On passe devant l'Eglise Notre-Dame
et nous sommes plutôt déçus par les thermes. Ceux de Bagnères-de-Luchon sont bien plus somptueux. 
Partons maintenant profiter de la montagne environnante...

lundi 14 septembre 2026

Luz Tyroline

Aujourd'hui, on change de sport car on va passer la matinée chez Luz Tyroline où vont se succéder les tyroliennes, les via ferrata et les ponts népalais.
Tout d'abord, on s'équipe de baudrier, de mousquetons, de gants, d'un casque, On écoute les consignes de sécurité données par notre accompagnateur et on s'échauffe devant lui pour voir si nos gestes sont bons.
Et puis on descend tout au fond de la gorge pour se rapprocher de la Gave de Gavarnie.
C'est le moment de s'élancer à l'assaut de 16 tyroliennes de différentes longueurs entre 40 et 260 mètres, de 4 pont népalais et de 11 via ferrata 💪💪.
Sur les photos suivantes, on se voit équipés tandis que sur la seconde, on devine une personne arrivant à vive allure sur sa tyrolienne tout au fond de la gorge.
On parcoure comme cela deux kilomètres pour arriver quasiment près de notre appartement. Le lieu d'arrivée est un monument célèbre, le Pont Napoléon.
L'Empereur Napoléon III et l'Impératrice Eugénie sont venus suivre une cure à Luz-Saint-Sauveur en 1859. C'est lui qui décide de l'emplacement d'un pont pour enjamber la rivière. Napoléon III l'inaugure en 1863 à 63 mètres au-dessus de la Gave de Gavarnie.
On remonte chez Luz Tyroline ravis de cette activité sportive avant de venir manger à l'appartement. La température ne cesse d'augmenter mais on part quand même se promener.
Dans le quartier thermal, on sent cette atmosphère impériale avec la présence de plusieurs colonnes et de parcs créés à cette époque du Second Empire. Les thermes ont été restaurés
et les anciennes baignoires servent dorénavant de massifs de fleurs.
On voit couler la source et si, au moment de notre promenade il fait très chaud, sa proximité nous donne quelques instants de rafraichissements.
On passe devant l'entrée officielle et monumentale des thermes ainsi que de la maison où le couple impérial a séjourné.
La seule rue de Saint-Sauveur n'est pas large du tout et les trottoirs sont absents.
Une autre colonne porte un nom, c'est la Colonne de la Duchesse de Berry. Ce monument a été érigé en 1828 en hommage à la Duchesse de Berry, à la Princesse des Deux-Siciles, Marie-Caroline de Bourbon-Siciles (1789-1870) qui est venue elle aussi faire une cure.
Par un chemin piétonnier, on quitte la route pour aller à Luz-Saint-Sauveur.
Le ciel tourne à l'orage et après avoir bu des rafraichissements à la terrasse d'un bar, on se décide à rentrer par le Chemin de Napoléon III et d'Eugénie. Elle passe par le cimetière qui nous offre une vue sur Luz-Saint-Sauveur. Tout au fond, à droite, c'est le Col du Tourmalet.
L'orage semble se rapprocher à notre arrivée à la Chapelle de Solferino construite elle aussi en 1863 sur ordre de l'Empereur Napoléon III.
Là, deux options s'offrent à nous : soit on attend que l'orage passe ici sous le porche, soit on presse le pas et on marche les trois kilomètres qui nous séparent de notre appartement. Saint-Sauveur est en effet juste en face. On rêve à ce moment d'une tyrolienne qui nous emmènerait directement chez nous.
Faute d'installation, on retourne au Pont Napoléon en passant devant la Colonne Napoléon III inaugurée en 1860, un an après la première visite du couple.
C'est à pieds également qu'on descendra en début de soirée, souper au restaurant Ô Mas Côtes.
Demain, nous changeons à nouveau de logement...