vendredi 16 octobre 2026

Enzo

 

Pour ce deuxième film du Villa FILM FESTIVAL 2026, c'est vers un film franco-italo-belge que nous nous tournons. Enzo est sorti dans les salles en 2025 et est réalisé par Robin Campillo (1962). 
De ce réalisateur, nous avions vu l'un de ses précédents films sorti en 2023 dont nous vous avions parlé ici : L'île rouge.
Nous ne regrettons pas ce film dans la programmation du Villa FILM FESTIVAL 2026 ; ah oui c'est vrai, c'est moi qui fait la programmation 😂;et pour la deuxième fois, nous aimons l'un des films de Robin Campillo. Notons toutefois que c'était Laurent Cantet qui en était à l'origine mais il est décédé en 2024.
Nous avons été surpris par ces deux inconnus qui n'étaient d'ailleurs pas acteur, à commencer par le personnage principal Enzo joué par Eloy Pohu (2008) et par Vlad alias Maksym Slivinskyi (2000). Les parents joués par Elodie Bouchez (1973) et Pierfrancesco Favino (1969) sont également très bons. On a beaucoup aimé ce film où ce jeune garçon de 16 ans veut s'opposer à sa famille, à la société pour trouver sa voie qui n'est pas celle que ses parents rêvaient pour lui. Si, comme pour son frère aîné, ses parents voulaient le voir suivre des études, Enzo décide de devenir maçon car il veut un métier qui a du sens, où quelque chose reste après son travail. Il est également happé par l'actualité car la Guerre en Ukraine fait rage et il y est confronté au travers de deux maçons ukrainiens dont le troublant Vlad. Toute l'histoire chemine sur l'évolution d'Enzo avec ses doutes, ses questionnements, ses peurs, son mal-être, son devenir, sa sexualité... Enzo se cherche, il veut savoir qui il est et surtout qui il a envie de devenir dans notre société où les repères sont de plus en plus difficiles. Ce cheminement est parfaitement bien raconté et si le rythme est très lent, il nous permet de prendre le temps, de nous mettre à la place d'Enzo et de nous souvenir combien il est difficile pour un adolescent de se construire. 
Enzo est émouvant et reflète cette génération actuelle.
A voir sans modération.

jeudi 15 octobre 2026

Gremlins 2 : the new batch / Gremlins 2 : la nouvelle génération

 

Depuis la pandémie de la COVID en 2020, nous avons lancé notre propre festival de cinéma, le Villa FILM FESTIVAL. Il démarre aujourd'hui pour la septième fois. Nous avons depuis 2020, l'habitude de regarder des films, que nous n'aurions pas forcément regardé, lorsque nous n'allons à aucune séance en salle.
C'était le cas hier au soir.
Nous avons fait le choix de regarder la suite d'un film que nous avions vu la semaine dernière, Gremlins sorti en 1984 que l'on doit à Joe Dante (1946). Ce n'est donc pas ce classique dont on vous parle ce soir mais de la suite imaginée par Joe Dante et intitulée Gremlins 2 : the new batch / Gremlins 2 : la nouvelle génération (1990).
Cet autre film a été diffusé sur 
Comme souvent, le premier opus est nettement mieux que le second et cela se vérifie avec cette franchise Gremlins. S'il y avait quelque chose de magique dans le film de 1984, tout cela a disparu dans la version 1990. On est bien loin du film que l'on se regarde avec plaisir à Noël; le premier se déroulant  durant cette période de fêtes de fin d'année. Dans Gremlins 2, les petits monstres, qui semblent être plus grands, sont retranchés dans leur tour hi-tech à New York City donnant l'impression que les Gremlins sont bien moins surprenant et terrifiant. Leurs évolutions physiques avec les potions du laboratoire d'une sorte de savant fou interprété par Christopher Lee (1922-2015) voulait apporter de la nouveauté. Ca marche pendant quelques minutes mais cette évolution n'est pas assez développée. On aurait aimé une plus grande invasion. L'interruption du film reste toutefois surprenante car oui, le film est coupé pendant un court instant jusqu'à ce que le catcheur Hulk Hogan (1953-2025) intervienne.
Et puis, reconnaissons que les années 90 où l'argent devient roi, ou le bling-bling apparait, où la technologie prend de plus en plus de place, et bien, ces années 90 effacent totalement l'ambiance de nos très chères années 80 que l'on avait dans le premier opus.
On nous annonce un troisième film pour 2028 et on espère que l'on reviendra aux fondamentaux.

mercredi 14 octobre 2026

Πρόσωπο με πρόσωπο / Face à face

Après l'Italie, les Etats-Unis et la Corée du Sud, le Festival Lumière 2026 nous emmène en Grèce.
C'est au cinéma Lumière Terreaux que nous sommes allés voir hier au soir le film Πρόσωπο με πρόσωπο / Face à face sorti en 1966 il y a tout juste 60 ans.
Euh, alors on note que les films de la nouvelle vague grecque, dont est issu celui-ci, n'est pas du tout à notre goût. Cette histoire où un professeur d'anglais est engagé par les parents aisés d'une jeune fille de 18 ans pour lui apprendre cette langue en 3 semaines alors qu'elle ne pense qu'à draguer son prof, est nulle, archi nulle. Les textes sont peu nombreux et répétitifs tout comme les plans. La caméra semble par moment devenir folle et bouger dans tous les sens. Le jeu des acteurs n'est pas bon et surtout pas crédible. C'est long, pénible, inaudible, incompréhensible et inintéressant au possible ! 
Il n'y a qu'une seule chose sympa dans cette daube : les prises de vue d'Athènes alors en pleine période de destruction et de reconstruction. 
Un film à fuir...
Heureusement, dans notre voyage cinématographique, nous avons fait une étape gastronomique au restaurant mexicain Mulli où nous nous sommes régalés en terrasse. Et oui, vous avez bien lu, nous avons mangé en terrasse un 13 Octobre !

mardi 13 octobre 2026

부산행 / Dernier train pour Busan

 

En Juillet dernier, nous sommes allés au Musée des Confluences pour voir, entre autres, l'exposition Zombis, aux origines où nous avions vu un extrait du film sud-coréen de Yeon Sang-ho (1978) sorti en 2016 en salles, 부산행 / Dernier train pour Busan.
Nous n'aimons pas les films où l'on a peur et où on sursaute pour un rien mais lorsque je l'ai vu à l'affiche, je me suis dit que pour poursuivre sur le thème des zombis entamé en Juillet, nous devions aller le voir. C'est donc pas très rassurés que nous sommes allés au Pathé Carré de Soie à Vaulx-en-Velin.
En Corée du Sud, un chauffeur est arrêté à un péage par des hommes en tenue de protection contre les risques biologiques. Son camion est totalement décontaminé. Excédé par ces contrôles à répétition, l'homme percute quelque chose. Il réalise qu'il a accroché une biche mais redémarre. La biche se lève soudainement, les yeux blancs avec une démarche étrange. A Séoul, Seok-woo, couriter en bourse vit avec sa fille, Soo-ahn dont c'est l'anniversaire. Elle a un souhait pour cette journée, aller retrouver sa mère qui vit à Busan dans le sud de la Corée du Sud. Son père ne voulant pas la laisser partir seule décide, malgré le peu d'intérêt qu'il lui porte, de faire le voyage en train avec elle. Sur le chemin de la gare, des pompiers et des forces de police foncent toutes sirènes hurlantes vers un immeuble en feu. Alors qu'ils prennent place dans le train, une femme, blessée et saignant beaucoup se réfugie dans les toilettes à l'insu du contrôleur. Tandis que le voyage commence, les infos diffusent des images de manifestations violentes un peu partout dans le pays. C'est à ce moment que la femme blessée sort des toilettes et commence à se transformer comme l'a fait avant elle la biche. Elle se met alors à grogner et va mordre la contrôleuse qui se transforme à son tour. Les deux femmes s'attaquent à des passagers qui se transforment à leur tour. Les passagers qui le peuvent fuient, dont un petit groupe dans lequel se trouvent Seok-woo et Soo-ahn vers les voitures suivantes paniqués par cette épidémie qui voit apparaître des zombis...
Nous avons été positivement surpris par ce film qui s'avère être tout aussi sanglant que n'importe quel autre film d'action où l'on tuerait avec des armes. Il s'avère ici que les armes sont remplacées par des zombis tueurs. Heureusement, ce qui nous rassure assez vite, c'est que ces zombis ne sont pas très futés. Ils ne savent par exemple pas ouvrir une porte et ne voient pas dans le noir. Nos héros vont donc tenter de se sauver durant tout le film en utilisant ces deux faiblesses. Si l'on a sursauté quelques fois, nous n'avons pas été effrayés comme on pensait l'être. Mieux, nous avons ri de certaines situations et pleuré lors de scènes extrêmement émouvantes. Ce film, tourné bien avant la pandémie de la COVID, reprend exactement le fil des événements que nous avons vécu dans tous les pays du monde où tout d'abord nos Gouvernements, qui ne savaient pas grand chose de la situation, ont minimisé l'importance de l'avancée de cette maladie avant de reconnaître qu'une pandémie touchait la planète entière et de prendre des mesures. Mais ce film est sorti après une catastrophe nationale sud-coréenne qui a fait perdre confiance ses habitants en leur Gouvernement. En effet, en 2014, un ferry a coulé faisant 304 victimes. Apparemment, les autorités annonçaient que tout était sous contrôle au moment même où le bateau coulait. Le réalisateur met en images cette désinformation dans son film lorsque le Président de la Corée du Sud apparait sur tous les écrans annonçant à la population que les manifestations sont sous contrôle, qu'il faut toutefois rester chez soi. Au même moment, alors que les télévisions nationales diffusent ces images, les zombis massacrent tous les sud-coréens que ce soit dans les villes où les campagnes. Seule la ville de Busan et sa proche région sont épargnées tout comme elles le furent en 1950 après l'invasion du sud de la Corée par les nord-coréens. Une autre raison pour mettre en avant Busan, est celle que la ville a toujours combattu pour la liberté de la presse et que Busan s'est dressée contre les tentatives de censure du Gouvernement sud-coréen.
부산행 / Dernier train pour Busan nous tient en haleine jusqu'à la dernière minute et au fur et à mesure qu'on avance dans le film, on espère toujours une issue positive. Vient-elle ? On vous laisse le découvrir.
Alors on vous prévient tout de suite, pour revoir un film de zombis, il faudrait qu'il soit dans ce style et de cette qualité.

lundi 12 octobre 2026

Fargo

 

Dimanche, en fin d'après-midi, c'est au cinéma UGC Ciné Cité Part-Dieu à Lyon, que nous sommes allés voir notre premier film des frères Coen. 
Sorti en 1996, Fargo et l'univers de Joel et Ethan Coen nous ont surpris.
Jerry Lundegaard est le Directeur Commercial d'une concession automobile à Minneapolis dans le Minnesota qui appartient à son beau-père, un riche homme d'affaires. Jerry a des dettes et ne peut demander de l'aide au père de son épouse Jean qui ne lui prêtera jamais d'argent. Jerry part pour l'état voisin du Dakota du Nord où il va engager deux malfrats, Carl et Gaear. Les deux hommes lui réclament une voiture neuve et 80 000$ avant d'accepter le plan de Jerry : l'enlèvement de Jean. Jerry compte en effet faire verser la rançon par Wade Gustafson, son richissime beau-père. Mais ce qu'il ne dit pas aux deux futurs kidnappeurs, c'est qu'en réalité il va réclamer 1 000 000$...
Tout d'abord, on a aimé les images du film, de grands plans larges sur des paysages enneigés, ou très souvent, au centre, on voit soit un personnage, soit un véhicule. Le rythme est très particulier car les scènes sont très courtes et se terminent parfois par des plans noirs. On à l'impression de voir défiler sous nos yeux le script de l'histoire très lentement. Les paroles sont courtes, ponctuées des célèbres fuck étatsuniens. Les dialogues sont minimalistes au possible car très régulièrement, les seuls échanges se cantonnent à des yep, des nope et quantité de Jesus raccourci à l'extrême par des Jes. Mais attendez, là, nous ne vous avons parlé que de l'atmosphère du film. En ce qui concerne les personnages, les frères Coen nous ont concocté toute une palette d'individus tous plus dingues les uns que les autres. Que ce soit les malfrats, mais également Jerry, Jean, son fils, son beau-père, le comptable mais aussi les policiers bref finalement tous les personnages qui défilent dans cette étrange histoire, tous sont complètement déjantés ! Seule la policière qui apparait être finalement l'héroïne, Marge Gunderson semble être la seule personne censée. C'est d'ailleurs le seul personnage qui permet de faire avancer l'histoire au gré des tueries ou le sang coule à flots. Le final est d'ailleurs l'apothéose en matière sanguinaire. 
Notons également la bande-son dont la musique revient sans cesse, ponctuant les nombreux blancs.
Fargo est un film noir mais qui possède malgré tout de l'humour, noir bien entendu.  On s'amuse en effet des répliques, des scènes, de la manière dont ce film est tourné et qui donne un esthétisme si particulier. 
Vous dire qu'on irait voir un autre film de ces réalisateurs, ce serait s'avancer un peu mais nous restons curieux d'en découvrir d'autres. Il nous faudra surveiller la programmation de leurs films à la télévision.

dimanche 11 octobre 2026

Nous déclarons Lumière 2026 le festival de cinéma de Lyon et de la Métropole de Lyon, ouvert !

Depuis hier au soir, le 18ème Festival Lumière est lancé.
Comme chaque année, tout débute par la Cérémonie d'Ouverture à la Halle Tony Garnier à Lyon.
Cette année, la salle comptait 4 000 spectateurs et de nombreuses célébrités venues passer une belle soirée de cinéma. A la présentation, ce sont toujours Thierry Frémaux (1960) et Irène Jacob (1966) qui montent les premiers sur scène. Cette année, Irène Jacob a fait un très beau discours pour défendre la Paix dans le monde mais aussi chez nous, entre nous mais également pour prévenir que l'obscurantisme, d'où qu'il vienne est dangereux pour notre liberté et plus particulièrement pour notre Culture. La présentation du festival a été lancée par deux films, l'un revenant sur l'entrée dans la 18ème année ans de cet événement, l'autre pour présenter les films en projection dans toutes les salles de cinéma de Lyon et de la Métropole de Lyon du 10 au 18 Octobre 2026.
Fort heureusement, plus aucun politique ne fait de discours, on sent que cette question est brûlante. Pour preuve lorsque la nouvelle Présidente de la Métropole Véronique Sarselli (1968) a été huée par les spectateurs à l'évocation de son nom tandis que le Maire de Lyon, Grégory Doucet (1973) a été chaleureusement applaudi. 
Les célébrités commencent à entrer par le rideau rouge et a s'asseoir dans la salle. Notons la présence de Todd Haynes (1961), Zang Ziyi (1979), Alexandra Lamy (1971), Tsui Hark (1951), Guillaume Gallienne (1972), Nicole Garcia (1946), Catherine Corsini (1956), Daniel Brühl (1978), Abel Ferrara (1951), Vincent Perez (1964), Marie-Christine Barrault (1944), Laurent Gerra (1967), Béréngère Krief (1983)...
La soirée s'est poursuivi par un hommage à Catherine Ringer (1957-2026) par Jeanne Cherhal (1978); que nous ne connaissions pas, en reprenant au piano la chanson C'est comme ça (1986).
Toutes les célébrités montent ensuite sur scène 
pour lancer la traditionnelle phrase, chacun à son tour :
Nous déclarons Lumière 2026 le festival de cinéma de Lyon et de la Métropole de Lyon, ouvert ! 
Il est temps de débuter les projections et la première se fait bien entendu dans cette Halle Tony Garnier. 
Direction l'Italie pour un film sorti en salles en 1977 du réalisateur Ettore Scola (1931-2016), Una giornata particolare / Une journée particulière que ni Frédéric ni moi n'avions encore vu.
Le 4 Mai 1938, Adolf Hitler; Führer du Troisième Reich; rend visite à Benito Mussolini Duce du Royaume d'Italie à Rome. Toute la population se presse pour assister à cette rencontre dans la capitale, retransmise en direct sur toutes les radios italiennes de l'E.I.A.R. Dans le même immeuble où résident les fonctionnaires de l'état fasciste avec leurs familles, Antonietta réveille ses six enfants et son époux pour qu'ils se préparent afin d'aller assister à l'événement où tout le monde va. Car en effet, l'immeuble se vide de ses habitants. Seules restent la concierge et Antonietta qui va s'occuper des tâches ménagères dans son appartement. La mère de cette nombreuses famille est épuisée par son quotidien. Alors qu'elle donne des graines à son oiseau, celui-ci s'enfuit de sa cage et s'envole vers un autre appartement où semble se trouver un homme. Cet homme, c'est Gabriele, un présentateur de la radio mis à pied qui déprime. Antonietta vient sonner chez Gabriele. Débute alors un long échange entre ces deux personnes, totalement opposées mais dont la mise à l'écart de la société fasciste va les voir se faire se rapprocher et où chacune va apporter peu à peu du réconfort à l'autre...
Pas de couleur ni de noir-et-blanc pour ce film dont les images sont teintées en marron. Cette couleur apporte une atmosphère particulière à ce huis-clos qui se déroule entre l'appartement d'Antonietta; Sophia Loren (1934) et celui de Gabriele; Marcelo Mastroianni (1924-1996). Ettore Scola emploi également un autre moyen pour donner à son film une originalité rarement vu au cinéma. Comme vous l'avez lu précédemment, l'action se déroule le jour de la visite à Rome d'Adolf Hitler (1889-1945) à Benito Mussolini (1883-1945). Et bien le réalisateur utilise en fond sonore, durant tout le film, la retransmission qu'en avait fait en direct la radio italienne d'alors, la E.I.A.R. (Ente Italiana per le Audizioni Radiofoniche), le média de l'Italie fasciste de 1927 à 1944. Elle sera remplacée par la R.A.I. (Radio Audizioni Italiane). Ce procédé est incroyable car à certains moments, si les discours sont en fond sonore parfois ils font partie intégrante du film quasiment à en faire un personnage. On (re)découvre cette triste période de l'Italie alors sous gouvernement fasciste de 1922 à 1943 et on réalise combien le fanatisme avait atteint toutes les populations. On réalise mais malheureusement on ne s'en étonne plus puisque l'on vit la même chose, 100 ans plus tard après la création du fascisme par Benito Mussolini. Cette idéologie nationaliste autoritaire est très tristement de retour dans notre monde actuel comme l'a si bien dit Irène Jacob dans sa présentation. Ce fascisme est encore plus pernicieux qu'il ne l'était en 1922 et se répand encore plus vite. On assiste dans le film à l'échange entre ces deux victimes du fascisme. Car si pour Antonietta, l'idéologie guide sa vie, elle la rend prisonnière et la cantonne au rôle de génitrice. Gabriele lui est rejeté par ce même fascisme car il n'est pas considéré comme étant un homme du fait de son homosexualité. Les deux vivront donc cette journée telle une parenthèse dans leur vie car si l'une est contrainte de se soumettre à son mari et aux exigences de la vie familiale voulues par le fascisme, l'autre est contraint à la déportation dans un camp de travail car le régime fasciste ne reconnait pas les homosexuels comme faisant partie de leur société modèle. 
Cela donne à réfléchir et j'espère que, à quelques mois de l'élection présidentielle, les électeurs auront cette réflexion même si nous en doutons de plus en plus...

samedi 10 octobre 2026

9ème édition de Peinture Fraîche

 

Si nous avions été déçus par le Festival Peinture Fraîche en 2024, nous n'étions pas allés à l'édition 2025 qui se déroulait à Bourgoin-Jallieu. C'est dommage car on avait beaucoup aimé les précédentes éditions comme vous pouvez le lire sur notre blog, Vu d'ici, lu ailleurs.
Pour cette édition de 2026, ô surprise, le festival revient plus près de nous et vraiment très près puisqu'il se tient à Villeurbanne à partir d'aujourd'hui dans un bâtiment désaffecté de 5 000m2,21, Rue Poizat. 
Le Festival Peinture Fraîche se tient sur plusieurs dates : les 10 et 11 Octobre, les 17 et 18 Octobre puis du 21 Octobre au 1er Novembre.
Il y aura de grandes fresques comme nous les aimons, mais également de la réalité augmentée. 
Alors, on y va quand ?

vendredi 9 octobre 2026

Phobos : origines

 

Phobos est une série littéraire sortie de l'imagination de Victor Dixen (1979), plus orientée adolescents. Pas besoin de revivre notre période adolescente, maintenant bien lointaine, pour lire cet hors-série de la collection qui à l'origine propose 4 tomes :
  1. Il est trop tard pour regretter
  2. Il est trop tard pour oublier
  3. Il est trop tard pour renoncer
  4. Il est trop tôt pour respirer
Six garçons doivent être sélectionnées pour le programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisi parmi les millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction...
Victore Dixen nous propose ici un reflet de notre société actuelle où l'image passe avant tout, où la participation à une émission de télé-réalité est bien plus importante que l'exploit dont ces jeunes sont appelées à vivre : coloniser une planète et y installer durablement l'Humanité. Le livre se laisse lire très facilement et on se laisse prendre par cette histoire qui peut apparaître dans un premier temps très superficielle mais qui, au fil des pages, prend de la profondeur car ces jeunes hommes sélectionnée pour aller sur Mars ont tous une histoire. Au fil des chapitres les personnages se révèlent peu à peu. Il y a Mozart du Brésil, Tao de Chine, Samson du Nigéria, Alexeï de Russie, Kenji du Japon et Marcus des Etats-Unis. On suit tout d'abord leur sélection, leur passé, puis leur arrivée dans l'émission mais également leur rencontre jusqu'au décollage.
Finalement, c'est plutôt bien de débuter par ce tome et de lire ensuite les 4 premiers. Il faut maintenant penser à se les procurer...