mercredi 9 septembre 2026

Le Pic du Midi de Bigorre

Le brouillard s'est installé sur notre village mais on espère qu'en altitude, il se dissipera.
Il faut arriver à la station de sports d'hiver de La Mongie pour enfin voir le ciel dégagé. 
Le front de neige a été réaménagé il y a quelques années par un parc arboré.
Depuis 2000, une population d'animaux a investit les lieux : le lama. 
Ils sont en total liberté si bien qu'ils s'approchent près et qu'ils n'hésitent pas à entrer dans la zone plus urbanisée de La Mongie.
L'autre star, c'est ce téléphérique qui vous propulse à 2 876 mètres d'altitude.
Tout là haut, c'est le Pic du Midi de Bigorre. On peut y accéder par un téléphérique double depuis 2001. On passe de 1 785 mètres à 2 341 mètres au niveau du Taoulet et là, on monte ensuite directement au sommet. Sur la dernière photo ci-dessous, on devine l'ombre de notre cabine. 
Nous voici tout en haut. Si les touristes peuvent venir en nombre, les scientifiques résident là toute l'année pour des activités d'astronomie avec l'Observatoire du Pic du Midi, inauguré après des années d'efforts en 1881. Le Pic du Midi abrite plusieurs salles où l'on nous explique l'exploit de cette construction
 et la dureté de la vie à cette altitude. 
Depuis 1959, il y a également cette antenne de télédiffusion qui est visible de très loin.
Alors on l'avoue, il y a pas mal de monde
mais ça vaut le coup car le paysage est éblouissant.
Sur ces photos, on vient bien la cabine du téléphérique.
On voit une bonne partie de la chaîne des Pyrénées à commencer par la mythique Brèche de Roland; à peine visible sous la flèche rouge; mais nous vous en reparlerons.
Une passerelle vitrée a été installée, histoire de vous procurer quelques sensations fortes mais étant donné la file d'attente, on préfère aller au planétarium.
On s'installe dans nos fauteuils et là on va voyager comme on ne l'a jamais fait. Ici, il y a tout un tas d'anciennes et de nouvelles lunettes astronomiques et autres télescopes. Avec les commentaires d'un astronome, on réalise ou plutôt on essaie de réaliser combien nous sommes ridiculement petits car notre voyage nous emmène en dehors de notre univers, en dehors de notre galaxie et l'on réalise que notre univers et notre galaxie qui sont déjà très vastes ne sont qu'une goutte d'eau puisqu'il y aurait environ 2 000 milliards de galaxies avec chacune leurs univers !!! Je crois que depuis cette visite, je suis resté un peu tout là-haut, et que les questions foisonnent en moi. Heureusement, Frédéric est là pour répondre à certaines d'entre elles et les articles sur ce sujet de l'espace de Sciences et Avenir vont tous êtres lus avec assiduité. 
Sur la terrasse, une lunette munie d'un filtre, nous permet de regarder le soleil, ses tâches et ses éruptions solaires. C'est incroyable comme elles sont bien visibles.
Comme je vous l'ai dit, même si on redescend physiquement, une partie de mon cerveau va rester au Pic du Midi de Bigorre me faisant presque oublier la descente vertigineuse que nous sommes en train de vivre.
Il est déjà tard en cette après-midi à notre retour sur Terre mais l'on parvient tout de même à manger des délicieux burgers au canard sur la terrasse du Flocon. C'est hyper bon avec des produits maison, on vous conseille vraiment ce salon de thé Le Flocon avec un personnel au top.
Alors qu'on termine de manger notre glace, un hélicoptère vient livrer du matériel pour l'entretien des remontées mécaniques et effectue des allers retours.

De retour à notre village, le brouillard semble se lever juste au moment du coucher du soleil nous laissant imaginer que le brouillard est resté toute la journée.
On assiste à l'installation puis à la mise en lumière pour les festivités du 15 Août à venir. Nous serons quant à nous ailleurs à cette date...

mardi 8 septembre 2026

Du théâtre en vacances

En rentrant à notre appartement de Sainte-Marie-de-Campan, nous voyons des affiches qui annoncent la tenue d'une pièce de théâtre. En y regardant de plus près, on réalise que les représentations ont lieu ce soir ! 
Vous le savez en lisant notre blog, nous aimons le théâtre que ce soit en vrai ou à la télévision donc nous n'hésitons pas très longtemps pour décider d'y aller.
La pièce s'intitule Toutes potiches ! C'est une adaptation de la pièce Potiche (1980) de Pierre Barillet (1923-2019) et Jean-Pierre Grédy (1920-2022) dont le personnage principal, Suzanne Pujol était joué par la grande Jacqueline Maillan (1923-1992). Elle fut adaptée par la suite au cinéma par François Ozon (1967), en 2010 avec cette fois une autre grande dame, Catherine Deneuve (1943). 
Dans notre village de vacances, c'est la troupe Les Ailes du Théâtre, installée dans la Vallée de Campan, qui va nous proposer sa version.
En guise de théâtre, nous entrons des les Halles de Sainte-Marie-de-Campan qui font office de salle des fêtes. On s'installe, pas très loin de la scène et on attend la représentation. Notons que pour nous faire patienter, il y a un groupe qui joue de la musique accompagnée par une chanteuse et des chanteurs. Certaines chansons sont très émouvantes.
Et la pièce commence.
Suzanne Pujol est mère de deux grands-enfants et grand-mère. Elle est la riche héritière d'une usine de parapluies léguée par son Papa qui était énormément apprécié par son personnel. A sa mort, c'est le mari de Suzanne, Robert, qui prend la suite mais, l'homme est détestable et sa manière de diriger l'usine est radicalement opposée à celle de son créateur. A bout, les ouvriers se mettent en grève. Robert, qui trompe sa femme avec sa secrétaire est tellement énervé qu'il fait une attaque. Suzanne est alors propulsée malgré elle à la tête de l'usine ce qui va changer sa vie de femme au foyer, aux ordres de son époux...
Avec plus de 17 comédiennes et comédiens sur scène, plus les musiciens dans la salle, cette pièce était une pépite ! Qu'est ce que nous avons bien fait de louer un appartement à deux pas des Halles où se jouait Toutes potiches ! La troupe des Ailes du Théâtre n'a absolument rien à envier aux troupes professionnelles de plus grandes villes. On a passé pas loin de deux heures, sans un seul moment d'ennui.  Les décors sont d'une simplicité extrême mais on sait à chaque fois où l'on se situe.  Nous avons été embarqués par l'énergie de cette troupe et nous avons été bluffés par chacune et chacun. Il y a de la musique, des chansons, c'est vivant, on rit, on se félicite de l'évolution de Suzanne et à travers elle celle des femmes. On réalise combien notre société a changé, a évolué positivement.
Le final en chansons; ou tout le monte chante dans la salle, est très coloré avec tous ces parapluies.
On tient, dans ce billet, à remercier chacune et chacun sur scène, dans le groupe de musique mais également les techniciens et toute l'équipe qui nous ont permis d'avoir un très bon spectacle de vacances. 
On sort des Halles en nage car il y faisait très chaud et les applaudissements nourris nous ont réchauffés encore plus. On entendra quelques chansons depuis notre appartement pour la représentation suivante qui nous permet de prolonger cette bien belle soirée.

Casimir perd son autre papa

En 2026, on ne compte plus les disparitions. 
Certaines nous touchent plus que d'autres.
Il y a quelques jours, c'est Michel Paulin qui s'en est allé, un grand du doublage en France. C'est lui qui faisait la voix tellement masculine du narrateur du dessin animé Les mystérieuses cités d'or. On ne compte plus ses doublages que ce soit dans des films de cinéma mais également dans de très nombreuses séries télévisées.
Aujourd'hui, c'est notre icone Casimir qui perd son second papa. Le premier était Christophe Izard (1937-2022), le second, c'est un Lyonnais, Yves Brunier. C'est lui qui donnait vie à Casimir en se glissant dans la peau du dinosaure et qui lui prêtait également sa voix. Mais Yves Brunier a fait tout un tas d'autres marionnettes : Brok et Chnok dans Les visiteurs du mercredi, celles du Village dans les nuages mais également Groquik pour la marque Nesquik, le lion du Crédit Lyonnais. les marionettes du Bébête Show et on en oublie forcément.
Ecoutons Casimir encore une fois, mais ce sera loin d'être la dernière en ce qui nous concerne.

lundi 7 septembre 2026

Les Mounaques

A Campan, il y a beaucoup de monde. Enfin, presque. Il y a en réalité énormément de Mounaques. 
Alors on fait les malins, mais avant d'aller à Campan, on ne savait pas du tout ce que pouvait être les Mounaques, nous n'avions même jamais entendu ce mot !
Une Mounaque, du mot occitan poupée, c'est un genre d'épouvantail qui est installé dans le village. L'origine en serait de se moquer des habitants du village qui auraient rompu avec les coutumes villageoises ancestrales. Elles sont de la taille d'un humain et confectionnée en chiffons et remplies de foin.
Chaque année, ce ne sont pas moins de 160 Mounaques qui sont exposées dans tout le village. Nous sommes partis à leur recherche après nous être désaltérés au café épicerie du village où se tenait là aussi une poupée géante.
Elles sont souvent mises en situation, avec parfois du texte en français ou en occitan, comme vous allez pouvoir le constater avec les photos suivantes
Au Musée Carrefour des Patrimoines qui mélange un peu tous les sujets mais qui met en avant les richesses du village et de la région, nous sommes accueillis par de grandes poupées ici également.
L'Eglise Saint-Jean-Baptiste et son Monument aux Morts sortent de l'ordinaire.
Terminons ce florilège de Mounaques par celle qui nous permet de voir une belle carte postale.