Pas très loin du démarrage, nous découvrons la Fontaine de Crastes qu'on atteint en empruntant un pont construit en 1991 par des élèves d'un lycée et en passant au-dessus du filet d'eau du Ruisseau du Lhéris.
L'eau est de très bonne qualité et cela se sait depuis des siècles puisque Henri IV (1553-1610) Roi de France et de Navarre (1589-1610) venait s'y baigner. Elle permet de soigner les maladies de peau, les plaies et les ulcères car c'est une eau riche en silice et en magnésium. Dans les années 1990, il a été envisagé de la mettre en bouteille pour la vendre mais le projet n'a jamais abouti.
Plusieurs maisons à l'abandon sont visibles dans les parages.
On débute notre ascension sous une forte chaleur et on est plutôt contents d'avoir un semblant de fraîcheur sous la hêtraie. Avec la mousse omniprésente, on imagine combien le lieu doit être humide à certaines périodes de l'année
mais avec la chaleur et la présence de nombreuses fougères, nous avons plus l'impression d'être dans un milieu tropical que pyrénéen.
Car si les plantes et la mousse sont bien vertes, nous sommes ici, comme partout en Europe, en pleine sécheresse. Le Ruisseau du Lhéris est totalement à sec.
On voit le sommet de la montagne qui dépasse au-dessus de la canopée : le Casque du Lhéris (1 595m).
La forêt est très profonde et l'on croise très peu de monde. Parfois, les arbres sont recouverts de mousse.
La montée à travers la hêtraie est de plus en plus en pente et de plus en plus dur.
La lourdeur qui règne maintenant ne vient pas seulement du fait de notre exercice physique du jour. Les températures ont grimpé. Des coups de vent nous font craindre l'arrivée d'un orage. Au moment où nous sortons de la forêt, nous réalisons que le ciel est devenu tout noir. Et ce que nous craignons le plus en randonnée arrive : l'orage !
Les premiers éclairs sont visibles, le tonnerre retentit. Les premières gouttes arrivent, nous enfilons nos coupe-vent. Oui, finalement, nous les utilisons à nouveau au contraire de ce que l'on a pu dire dans un billet précédent. Et là, on réfléchit à ce qu'il convient de faire en pareille situation.
Pour rappel et pour bien l'avoir en tête, voici les consignes si vous êtes surpris par un orage en randonnée, en pleine montagne.
Nous nous éloignons donc du sommet vers lequel nous arrivions presque, nous ne restons pas à découvert dans l'alpage et nous nous approchons d'arbres non isolés et enfin nous nous asseyons. Fort heureusement pour nous, l'orage n'est pas proche et nous sommes bien moins exposés que la fois où nous étions allés faire une randonnée dans la Loire avec nos amis et où la foudre était tombée à quelques mètres de nous. Nous laissons tomber la pluie, abrités par les feuilles des arbres et pique-niquons.
L'orage s'éloigne encore davantage, nous laissant apercevoir le Casque du Lhéris.
La chaleur est de retour, nous nous approchons au plus près de cette très jolie montagne à la forme particulière.
ATTENTION LES IMAGES QUI SUIVENT PEUVENT HEURTER CERTAINES PERSONNES
Dans la montagne, nous sommes en pleine nature et l'on croise ici la victime d'un prédateur. Il s'agit de feu un mouton.
Si l'on se tourne d'un côté, on voit la chaîne des Pyrénées tandis que de l'autre,
Et c'est le temps de la descente par un autre chemin mais qui nous ramènera à notre point de départ.J'aime bien cette photo car on réalise bien les proportions en voyant Frédéric, minuscule dans ce paysage.
Petit à petit, le Casque de Lhéris disparait.
On traverse les alpages en nous éloignant des troupeaux de moutons.
Là, un arbre pousse au milieu de ce que fut sans doute un abri.Petit à petit, le Casque de Lhéris disparait.
Ecrasés par la chaleur, nous sommes très contents de pouvoir nous rafraîchir avec l'eau de la Fontaine de Crastes avant de remonter en voiture...

































































