dimanche 7 juin 2026

Oostende / Ostende

Ce matin, le ciel est bleu, le soleil brille, nous prenons la direction de la Gare de Bruges inaugurée en 1838. Elle est reconstruite pour un agrandissement de 1879 à 1886. Faute de place et du fait du trafic, la gare il est décidé de déplacer la gare ailleurs en 1939 et de raser celle d'origine totalement désaffectée en 1948. Si le bâtiment de 1939 est conservé et encore visible; celui sur la photo; une nouvelle gare ultra-moderne a été inaugurée sur le versant opposé en 2010.
Les trains sont nombreux en Belgique puisque, pour chacune de nos destinations, nous avons le choix entre trois trains par heure.
Nous prenons celui qui va nous emmener voir la Mer du Nord. Et c'est à Oostende / Ostende, dernière gare avant la mer, que nous allons passer une partie de la journée. Le bâtiment est plus ancien puisqu'il date de 1871. En 1913, il fut décidé de rajouter le bâtiment métallique vitrée entre les deux imposants bâtiments. Depuis 2020, on peut voir un agrandissement par une verrière colorée qui protège les quais recouverts de bois.
Tout autour de la gare, se dressent un tout nouveau quartier avec des tours modernes. Si le ciel est encore bleu, il se charge en nuages.
Pour aller en centre-ville, on doit emprunter des ponts pour enjamber la marina mais au moment de traverser, les ponts levants se mettent en action pour laisser passer des bateaux, nous immobilisant sur le quai.
Une fois les ponts abaissés, nous nous dirigeons vers Sint-Petrus-en-Pauluskerk / Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul.
Sur Wapenplein / La Place d'Armes, c'est jour de marché. On peut voir que le ciel s'assombri et que la météo ne va pas tarder à faire parler d'elle.
Vous avez déjà pu voir de nombreux immeubles sur nos photos car il faut dire que l'architecture d'Ostende a été totalement revue et pas pour le meilleur. Si Ostende est devenue une station balnéaire recherchée, surtout par le Britanniques, dans les années 1970, les maisons de style Belle Epoque ont malheureusement laissé place à d'horribles immeubles dénaturant le bord de mer. 
Et il n'y a pas que sur le bord de mer qu'on voit des immeubles pas très beaux. Ce parking en centre-ville aux angles de Louisastraat et Langestraat est une horreur et pourtant, il a été repeint.
Entre des rues d'immeubles, au bout, c'est la mer avec ce ciel qui donne une impression de fin du monde.
Nous voici sur la Promenade Albert Ier, totalement vide de voitures et c'est extrêmement agréable. Ici, certains des immeubles des années 70 ont été remplacés par des plus récents.
Mais pourquoi diable ces villas ont-elles été remplacées par ces tours ? Il en subsistent toutefois quelques très rares spécimens.
Avant l'arrivée de la pluie, on descend sur la plage. C'est marée basse, le vent souffle fort, le froid est vif. La plage s'étire à perte de vue et nous faisons face à la Mer du Nord. Il faut dire que la côte belge semble tracer une véritable ligne droite sur 65 kilomètres de long entre la France et les Pays-Bas.
Les cabanes sont en cours d'installation pour l'été à venir et les sauveteurs installent leurs postes de vigie.
On ne se lasse pas de regarder cette immensité de sable et on a du mal à imaginer l'endroit à marée haute et encore plus à imaginer comment la mer, lors d'une terrible tempête, a pu inonder la ville en s'engouffrant dans les rues protégées par une énorme digue en 1953.
Une sculpture Dansende Golven / Les Vagues Dansantes ponctue notre promenade.
Sur la promenade, on peut lire des noms de stars du cinéma puisque depuis 2007 se tient ici le Festival du Film d'Ostende (FFO).
Nous arrivons au Casino d'Ostende, puis sous des arches qui mènent à Ruiterstandbeeld van Koning Leopold II / La Statue Equestre du Roi Léopold II, dont l'ensemble est en rénovation totale. Abrités, nous voyons la pluie tomber
et décidons d'aller nous réfugier à l'abri sous la terrasse d'une véranda en regardant la pluie tomber et en buvant une boisson chaude 
espérant que les fuites dans la véranda ne nous atteignent pas et que l'orage, car c'est un orage qui s'abat sur Ostende, cesse rapidement. Le ciel bleu apparait sur les côtes d'Angleterre
pour peu à peu s'installer au-dessus d'Ostende. Nous décidons alors de tenter notre chance...

samedi 6 juin 2026

Nous étions sans doute les seuls...

 ... à chercher un radiateur dans notre magasin de bricolage aujourd'hui 6 Juin !
Oui vous avez bien lu. 
Tandis que les magasins de bricolages regorgent de ventilateurs, de climatiseurs, nous étions sans doute les deux seules personnes à chercher un appareil habituellement plutôt vendu en hiver pour remplacer celui qui vient de se percer.
On vous détaille l'incident.
Hier, il faisait plutôt frais, mais comme à notre habitude, nous aérons notre domicile pendant un moment plus ou moins long. Sauf que là, les températures étant tellement fraîches, notre thermostat a déclenché la chaudière qui a fait chauffer l'ensemble des radiateurs. Frédéric en télétravail ne s'en était pas rendu compte jusqu'au moment où il a entendu de l'eau couler. 
Il a rapidement diagnostiqué une fuite dans l'un de nos radiateurs et nous voilà dix ans après notre installation dans notre nouvel appartement à devoir en changer.
Nous avons donc fait ce matin un saut au magasin de bricolage pour acheter un nouvel appareil car l'ancien n'est pas réparable. 
Les travaux sont donc en cours... 
🚧🛠️🚧🛠️🚧🛠️


vendredi 5 juin 2026

Meifoor Brugge / La Foire de Mai de Bruges

Depuis l'année 1200, une foire se déroule à Bruges. Appelée Meifoor Brugge / La Foire de Mai de Bruges, elle a eu lieu cette année du 24 Avril au 17 Mai. Elle a lieu sur la plus grande place de la ville, T'Zand sous laquelle depuis 1982, passe le Périphérique R30. On trouve également un parking souterrain. La Foire de Mai s'étend également sur le Parc Albert Ier et devant le Concertgebouw, un grand centre culturel construit en 2002, lorsque Bruges a été la Capitale Européenne de la Culture.
Par contre, nous sommes bien, bien éloignés de ce que pouvait être la première foire en 1200 puisque de nos jours, c'est une gigantesque fête foraine !
Très peu passionnés par tous ces manèges, nous faisons un tour à regarder les petits et surtout les grands finalement, prendre du plaisir à tous ces stands et mon Dieu ce qu'ils peuvent être nombreux.
Tous ces manèges à sensation, toute cette foule, tous ces cris, ce n'est vraiment pas notre tasse de thé.
Comme il se met à pleuvoir et qu'il est l'heure de manger, nous nous installons à la véranda de l'Hôtel du Singe d'Or pour boire et manger. Belgique oblige, on boit de la bière et on mange des moules frites.
L'établissement, qui a plus de 300 ans, tient son nom de la petite statue de singe qui est posée sur la cheminée de la salle à manger.
La pluie cesse peu à peu mais menace toujours. Nous faisons un petit tour avant de revenir à notre chambre. Voici d'ailleurs la façade de notre maison. Le soleil couchant parvient, entre les nuages, à illuminer la Cathédrale Saint-Sauveur.
Demain, la météo semble être belle, nous décidons de partir à la mer...

jeudi 4 juin 2026

Le Petit Prince / 小王子

Il y a quelques jours, sur un plateau d'une chaîne d'info, la question suivante a été posée : "Qui peut citer trois Chinois vivants ?" Les invités sur place ont été incapables de le faire tout comme la majorité de nous autres Occidentaux. Le seul nom à sortir a été celui du Président de la Chine Xi Jinping (1953).
Nous avons honte, mais nous aurions fait de même.
Hier au soir, grâce au TNP et à Jean Bellorini (1981), nous en connaissons beaucoup plus. Il nous reste toutefois à faire travailler notre mémoire pour nous en souvenir. Hier en effet, nous avons eu la chance d'assister à une représentation franco-chinoise entre le TNP de Villeurbanne et le Yang Hua Theatre de Wuhan en Chine. 
Si nous y sommes allés avec appréhension, dès l'arrivée dans la salle et à la vue du décor, on a senti qu'on allait voir quelque chose de spécial et notre crainte s'est envolée. En plus, pour le dernier spectacle de notre abonnement de cette saison 2025-2026, nous étions au premier rang !
Le Petit Prince bien entendu, on connait. Ce roman d'Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) paru en 1943 est mondialement connu également et particulièrement en Chine. 
Voici les éléments du décor qui serviront tout du long de ces deux heures de spectacle durant lesquelles nous ne nous sommes jamais ennuyés un instant.
Il faut dire que cette collaboration franco-chinoise est un chef d'œuvre mêlant très habilement la langue française et le mandarin, l'histoire de Saint-Exupéry et des poèmes de poètes tels que Du Fu (712-770) ou Li Baï (702-762) mais également des chansons chinoises ainsi que le tube de Jacques Brel (1929-1978) Ne me quitte pas (1959), chantée avec talent en français et en mandarin. Interprétée dès le démarrage du spectacle, on se voit être submergés d'émotion. La musique ponctuera d'ailleurs le spectacle, sous différentes adaptations et tempo. Si jusqu'à maintenant on avait plutôt, en entendant parler les chinois, une impression que leur langue semble être difficile à entendre pour nos oreilles et surtout où l'on a l'impression que les locuteurs de mandarin crient en parlant, les textes dits durant la soirée nous démontrent tout le contraire. Les sons sont posés, calmes, les paroles sont distinctement articulées; même si bien entendu nous n'y comprenons rien; et l'ensemble apporte une sérénité, une poésie particulière. Les timbres des voix de tous ces artistes chinois ou de celui du français sont tellement agréables qu'on les écouterait durant des heures. 
Le Petit Prince / 小王子 est un spectacle avec des surtitres car rare sont les spectateurs parlant le mandarin, qui nous fait connaître davantage cette culture chinoise, tellement riche. Nous avons beaucoup à apprendre et il est plus que temps de nous ouvrir à cette richesse ancestrale totalement ignorée. 
Pour revenir aux chinois dont vous pourrez citer le nom, nous allons garder en tête ceux de Zhong Lifeng (1974); chanteur de folk et écrivain, Liu Fanqing; musicienne, autrice, compositrice, Xiaoliu; actrice et chanteuse et Chen Minhua; pianiste et accordéoniste. Xue Fei est le lecteur, le sage, celui qui a sans doute la voix la plus impressionnante. François Deblock (1988) est l'artiste français qui joue l'aviateur. Li Yichen joue quant à lui le merveilleux Petit Prince.
Ces sept artistes nous ont bluffé par leurs jeux, leurs dictions, leurs chansons, leurs présences sur scène.
Les très longs applaudissements d'un TNP complet ont prouvé que cette production franco-chinoise est un succès et nous vous invitons à vous ruer dans les théâtres qui la proposeront. Au TNP de Villeurbanne, elle est à l'affiche jusqu'au 06 Juin.