Cala en Forcat, c'est la crique où nous allons nous baigner. Elle est très profonde mais est également très fréquentée car il y a autour outre de très nombreuses maisons de vacances, un énorme hôtel qui défigure quand même pas mal l'environnement. Nous parvenons tout de même à prendre des photos en l'évitant.
Comme partout à Minorque, on retrouve les mêmes barrières traditionnelles.On s'installe au bout de cette jetée sur laquelle on pose nos serviettes, on va se baigner et on revient sécher.
Tandis que Frédéric et Mathilde sont allongés sur leur serviette, je suis assis au bord de la jetée à rêvasser quand soudain, l'eau se retire puis est immédiatement suivie par une grosse vague qui me submerge et va mouiller jusqu'à la serviette de Mathilde installée plus loin. Seul Frédéric reste au sec. Sans le savoir, nous venons de vivre la rissaga : un tsunami météorologique 🌊.
Un tsunami météorologique n'est pas provoqué par un séisme mais par des ondes de gravité atmosphériques, par des sauts de pression ou par d'autres phénomènes météo. Ces tsunamis météorologiques touchent plusieurs régions de notre planète : la Baie de Nagasaki au Japon sous le nom d'abiki, en Sicile avec le nom de marrobbio, à Malte où ce phénomène est appelé milghuba, en Mar Baltique c'est sebbär, et en Croatie šćiga . Bien entendu, le dernier endroit qui en est victime ce sont les Baléares. Ces tsunamis peuvent tout de même atteindre parfois jusqu'à 4 mètres.
Baptisés par la rissaga, nous rentrons à l'appartement pour nous préparer pour notre dernière soirée à Minorque...






















































