jeudi 4 juin 2026

Le Petit Prince / 小王子

Il y a quelques jours, sur un plateau d'une chaîne d'info, la question suivante a été posée : "Qui peut citer trois Chinois vivants ?" Les invités sur place ont été incapables de le faire tout comme la majorité de nous autres Occidentaux. Le seul nom à sortir a été celui du Président de la Chine Xi Jinping (1953).
Nous avons honte, mais nous aurions fait de même.
Hier au soir, grâce au TNP et à Jean Bellorini (1981), nous en connaissons beaucoup plus. Il nous reste toutefois à faire travailler notre mémoire pour nous en souvenir. Hier en effet, nous avons eu la chance d'assister à une représentation franco-chinoise entre le TNP de Villeurbanne et le Yang Hua Theatre de Wuhan en Chine. 
Si nous y sommes allés avec appréhension, dès l'arrivée dans la salle et à la vue du décor, on a senti qu'on allait voir quelque chose de spécial et notre crainte s'est envolée. En plus, pour le dernier spectacle de notre abonnement de cette saison 2025-2026, nous étions au premier rang !
Le Petit Prince bien entendu, on connait. Ce roman d'Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) paru en 1943 est mondialement connu également et particulièrement en Chine. 
Voici les éléments du décor qui serviront tout du long de ces deux heures de spectacle durant lesquelles nous ne nous sommes jamais ennuyés un instant.
Il faut dire que cette collaboration franco-chinoise est un chef d'œuvre mêlant très habilement la langue française et le mandarin, l'histoire de Saint-Exupéry et des poèmes de poètes tels que Du Fu (712-770) ou Li Baï (702-762) mais également des chansons chinoises ainsi que le tube de Jacques Brel (1929-1978) Ne me quitte pas (1959), chantée avec talent en français et en mandarin. Interprétée dès le démarrage du spectacle, on se voit être submergés d'émotion. La musique ponctuera d'ailleurs le spectacle, sous différentes adaptations et tempo. Si jusqu'à maintenant on avait plutôt, en entendant parler les chinois, une impression que leur langue semble être difficile à entendre pour nos oreilles et surtout où l'on a l'impression que les locuteurs de mandarin crient en parlant, les textes dits durant la soirée nous démontrent tout le contraire. Les sons sont posés, calmes, les paroles sont distinctement articulées; même si bien entendu nous n'y comprenons rien; et l'ensemble apporte une sérénité, une poésie particulière. Les timbres des voix de tous ces artistes chinois ou de celui du français sont tellement agréables qu'on les écouterait durant des heures. 
Le Petit Prince / 小王子 est un spectacle avec des surtitres car rare sont les spectateurs parlant le mandarin, qui nous fait connaître davantage cette culture chinoise, tellement riche. Nous avons beaucoup à apprendre et il est plus que temps de nous ouvrir à cette richesse ancestrale totalement ignorée. 
Pour revenir aux chinois dont vous pourrez citer le nom, nous allons garder en tête ceux de Zhong Lifeng (1974); chanteur de folk et écrivain, Liu Fanqing; musicienne, autrice, compositrice, Xiaoliu; actrice et chanteuse et Chen Minhua; pianiste et accordéoniste. Xue Fei est le lecteur, le sage, celui qui a sans doute la voix la plus impressionnante. François Deblock (1988) est l'artiste français qui joue l'aviateur. Li Yichen joue quant à lui le merveilleux Petit Prince.
Ces sept artistes nous ont bluffé par leurs jeux, leurs dictions, leurs chansons, leurs présences sur scène.
Les très longs applaudissements d'un TNP complet ont prouvé que cette production franco-chinoise est un succès et nous vous invitons à vous ruer dans les théâtres qui la proposeront. Au TNP de Villeurbanne, elle est à l'affiche jusqu'au 06 Juin.

mercredi 3 juin 2026

Huis Perez de Malvenda / Maison Perez de Maluenda

La haute maison tout de suite après Nepomucenusbrug / Pont Saint-Jean-Népomucène, près du saule pleureur, c'est la Huis Perez de Malvenda / Maison Perez de Maluenda. Elle est bordée par le Canal de Djiver. Durant l'occupation espagnole, elle fut un temps la maison d'un espagnol, Perez de Maluenda. Plus tard, durant la Guerre de Quatre-Vingts Ans de 1568 à 1648, le Saint-Sang fut caché à cet endroit.
Aujourd'hui, on peut entrer dans cette maison historique mais pour un tout autre objectif. La maison abrite en effet 2Be in Brugge qui accueille un bar et un magasin. 
Le bar possède le 2Be Wall, un mur de bières. Il y en a 1 200, toutes belges !
Dans la vieille demeure, c'est le temple du chocolat, de la bande-dessinée et de la bière. Nous passons dans ce très bel univers un super moment autour de nombreux héros que nous connaissons bien.
Franchement, c'est un très bel endroit même si la première vocation est bien entendu commerciale.
En partant de là, nous passons devant le marché aux poissons
avant de décider d'aller prendre un peu de repose dans notre chambre.

mardi 2 juin 2026

Basiliek van het Heilig Bloed / Basilique du Saint-Sang

 De Burg / Place du Bourg, on monte dans la Basiliek van het Heilig Bloed / Basilique du Saint-Sang via la Chapelle Saint-Basile de style roman.

Cette toute petite chapelle est en effet agrandie en style gothique puis renaissance et touche l'actuel Hôtel de Ville, pour accueillir en 1150 le Saint-Sang, qui serait le sang du Christ et rapporté par Thierry d'Alsace en 1146. C'est de là qu'a démarré la Procession du Saint-Sang de la veille. On accède à la Basilique en montant des escaliers sous de belles voûtes d'ogives avec des lions qui semblent vouloir garder le lieu.
Des fenêtres viennent donner de la lumière à cet escalier.
Pénétrons maintenant dans la chapelle. On s'émerveille de la fresque murale et du maître-autel.
On apprécie particulièrement la chaire, dite Chaire de Vérité avec une forme très inhabituelle.
Les vitraux quant à eux sont sublimes avec de belles couleurs et de belles représentations.
Dans un recoin de la chapelle, un tableau explique que c'est ici qu'est conservé le Saint-Sang.
Une toute petite ruelle, Blinde Ezelstraat / Rue de l'Âne Aveugle donne des airs du Pont des Soupirs de Venise. Ici, ce lien se fait entre l'Hôtel de Ville et l'Etat Civil. La ruelle tiendrait son nom d'une auberge qui aurait existé là et qui aurait porté le nom d'Auberge de l'Âne Aveugle.

lundi 1 juin 2026

Ni sainte ni touche vices & versa

C'est dans le 1er arrondissement de Lyon, Impasse Flesselles, dans la Salle Paul Garcin; salle totalement inconnue pour nous avec une imposante entrée; 
que nous nous sommes rendus vendredi soir pour l'une des trois représentations de la pièce de Christophe Gustat, Ni sainte ni touche vices & versa.
Malgré la vague de chaleur, inédite pour une dernière semaine du mois de mai, nous passons une très belle soirée théâtrale. Les madeleines et les boissons fraiches sont plus que bienvenue avant la pièce et durant l'entracte.
Nous avons vu jouer devant nous toute une troupe énergique. Nous ne savions à quoi nous attendre avant de venir et nous sommes sortis avec le sourire jusqu'aux oreilles. C'est drôle, c'est rythmé, c'est rempli de surprises. La pièce est pleine de rebondissements. On passe de la comédie, de la légèreté à la réflexion et à l'émotion. On suit avec curiosité l'enquête policière dans le style du Nom de la Rose et on s'amuse vraiment de cette vie dans un couvent dans le genre Sister Act
On ne voit pas passer le temps; un peu plus de 2 heures; les comédiennes et comédiens enchainent a un rythme endiable les scènes.
Si l'équipe en général est fantastique chaque comédienne et comédien a son moment à elle, à lui ce qui nous permet de voir leurs talents respectifs. 
Même si nous pourrions mettre à toutes et à tous d'excellents retours que l'on peut leur transmettre à l'issue de la représentation, nous avons un coup de cœur pour la sœur qui se cache de gratter, pour celle qui a une passion pour les petits écoliers et pour le jeune novice, Frère Thomas qui abuse du vin de messe. Le comédien qui interprète Mathieu est également très bon.  

Un grand merci à Christophe Gustat pour l'écriture, la mise en scène et également pour son rôle masqué. De grands bravos à Christine Henry, Mireille Chanal, Anthony Wood, Brigitte Giovannone, Patrice Rey, Sophie Dixneuf, Myriam Granjon, Annie Plottier, Dominique Menghi, Corinne Taghavi et Pascal Heurtefeux. 
Avant le démarrage de la pièce, nous avons eu la surprise d'entendre que l'on pouvait prendre des photos. Nous avons pu immortaliser cette soirée théâtrale et les envoyer à notre ami qui jouait sur scène.

dimanche 31 mai 2026

Bonne fête Maman !

 

Alors que la canicule de cette dernière semaine du mois de Mai, inédite depuis l'enregistrement des relevés de température par Météo France, nous plonge toujours sous de fortes chaleurs, nous souhaitons une très belle fête à non Mamans respectives. 
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samedi 30 mai 2026

Déambulations brugeaises

Cette fois, on entre dans Onze-Lieve-Vrouwekerk / Eglise Notre-Dame 
où nous avons la surprise de découvrir une superbe sculpture du Chemin de Croix.
Dans la ville, on croise de nombreuses statues de la Vierge, parfois posée au sol 
mais pour la plupart nichée au coin ou à l'intérieur de la façade d'une maison.
On vous fait un petit florilège des maisons que l'on a pu voir en marchant dans la ville.
Nous faisons un petit saut au Koningin Astridpark / Parc de la Reine Astrid et son joli kiosque.
Sur Minderbroederstraat il y a cette maison, Lucas-huys, une maison en bois noire construite en 1573 à... Bruxelles ! Apparemment, elle aurait été déplacée à Bruges en 1889, ou tout du moins sa façade.
Schaarsraat passe sur une écluse.
C'est à un bar du quartier Coupure 
que nous buvons un verre et mangeons nos première croquettes. Ce ne sont pas les meilleures et en plus, si l'extérieur est assez froid pour le prendre à la main, l'intérieur est extrêmement brûlant.
Il y a là un drôle de bâtiment où les styles se mélangent.
Nous changeons de canal pour arriver dans la quartier le plus cosmopolite de Bruges au Moyen-Âge. C'était l'époque où Bruges faisait partie du Duché de Bourgogne de 1384 à 1482 où Bruges s'était ouverte au monde et où toutes les nationalités venaient y faire commerce. Ici, sur ce canal, c'était un port très peuplé qui grouillait de marchands, de marins...
Sur Jan van Eyckplein / Place Jan van Eyck 
a été installé un timescope... et c'est totalement gratuit ! C'est une super idée car en regardant dedans et en tournant sur 360 degrés, on peut voir les lieux tels qu'ils étaient au Moyen-Âge. C'est une super initiative de la ville de Bruges et l'on remercie grandement la municipalité pour cette plongée historique extrêmement vivante in situ qui donne l'impression de monter à bord d'une machine à remonter le temps.
Sur Augustijnenrei, on longe un nouveau canal bordé de superbes maisons et de merveilleux jardins. Ce doit être un plaisir de vivre ici.
Des vestiges des fortifications subsitstent.
Sur le Leeuwbrug / Pont des Lions, on peut voir des statues de, nous vous le donnons en mille, de lions.
Au-dessous, il y a de très beaux jardins.
L'Hôtel du Palais des Ducs ne propose pas des chambres dans notre budget mais nous profitons tout du moins de la façade. C'était l'ancienne résidence des Ducs de Bourgogne qui aimaient venir à Bruges.