samedi 30 mai 2026

Déambulations brugeaises

Cette fois, on entre dans Onze-Lieve-Vrouwekerk / Eglise Notre-Dame 
où nous avons la surprise de découvrir une superbe sculpture du Chemin de Croix.
Dans la ville, on croise de nombreuses statues de la Vierge, parfois posée au sol 
mais pour la plupart nichée au coin ou à l'intérieur de la façade d'une maison.
On vous fait un petit florilège des maisons que l'on a pu voir en marchant dans la ville.
Nous faisons un petit saut au Koningin Astridpark / Parc de la Reine Astrid et son joli kiosque.
Sur Minderbroederstraat il y a cette maison, Lucas-huys, une maison en bois noire construite en 1573 à... Bruxelles ! Apparemment, elle aurait été déplacée à Bruges en 1889, ou tout du moins sa façade.
Schaarsraat passe sur une écluse.
C'est à un bar du quartier Coupure 
que nous buvons un verre et mangeons nos première croquettes. Ce ne sont pas les meilleures et en plus, si l'extérieur est assez froid pour le prendre à la main, l'intérieur est extrêmement brûlant.
Il y a là un drôle de bâtiment où les styles se mélangent.
Nous changeons de canal pour arriver dans la quartier le plus cosmopolite de Bruges au Moyen-Âge. C'était l'époque où Bruges faisait partie du Duché de Bourgogne de 1384 à 1482 où Bruges s'était ouverte au monde et où toutes les nationalités venaient y faire commerce. Ici, sur ce canal, c'était un port très peuplé qui grouillait de marchands, de marins...
Sur Jan van Eyckplein / Place Jan van Eyck 
a été installé un timescope... et c'est totalement gratuit ! C'est une super idée car en regardant dedans et en tournant sur 360 degrés, on peut voir les lieux tels qu'ils étaient au Moyen-Âge. C'est une super initiative de la ville de Bruges et l'on remercie grandement la municipalité pour cette plongée historique extrêmement vivante in situ qui donne l'impression de monter à bord d'une machine à remonter le temps.
Sur Augustijnenrei, on longe un nouveau canal bordé de superbes maisons et de merveilleux jardins. Ce doit être un plaisir de vivre ici.
Des vestiges des fortifications subsitstent.
Sur le Leeuwbrug / Pont des Lions, on peut voir des statues de, nous vous le donnons en mille, de lions.
Au-dessous, il y a de très beaux jardins.
L'Hôtel du Palais des Ducs ne propose pas des chambres dans notre budget mais nous profitons tout du moins de la façade. C'était l'ancienne résidence des Ducs de Bourgogne qui aimaient venir à Bruges.

vendredi 29 mai 2026

BRUSK

Le joli ciel bleu a laissé place à de vilains nuages nous forçant à ouvrir nos parapluies et à trouver abri sous un porche. En plus, les températures ont chuté. 
Bravant les éléments, nous décidons d'aller nous réfugier au BRUSK, le tout nouveau musée de Brugge / Bruges. Peu de gens ont du encore le visiter car il a été inauguré le 8 Mai 2026 soit quelques jours avant notre venue. Du fait de la pluie, nous ne sortons pas notre appareil photo ou nos smartphones pour prendre ce nouveau bâtiment moderne dans le paysage de la ville. Le BRUSK ne propose pas de collection permanente, seulement des expositions temporaires.
Le BRUSK se compose de deux salles gigantesques.
Dans la première, c'est l'exposition Vision large : les mondes interconnectés de Bruges 900 - 1550. Elle a lieu du 08 Mai au 06 Septembre 2026. Il y est question des échanges entre Bruges et le reste du monde entre 990 et 1550 et de la vision qu'avait chacun de placer son pays sur les cartes qui commençaient à être créées avec par exemple celle de Geert de Kremer connu en France sous le nom de Gérard Mercator (1512-1594). C'est en effet sa projection de la Terre, la Projection de Mercator que l'on peut voir sur tous nos planisphères. Vous l'avez sans doute entendu car c'est de plus en plus d'actualité, cette projection déforme les continents et les pays laissant entendre par exemple, que le Groënland est plus grande que l'Afrique ou l'Amérique du Sud alors qu'il ne l'est pas. Une introduction explique d'ailleurs que les cartes ont toujours montré au centre le pays de celui qui la dessinait.
Dans cette première exposition, ce ne sont pas moins de 250 œuvres provenant des musées du monde entier qui sont visibles tels ces portraits du Duc de Bourgogne Philippe le Bon et du Sultan Ottoman Mehmed II habituellement exposés à Londres au Royaume-Uni au National Gallery. 
Cet autre portrait nous montre Margaret van Eyck. On pensait d'abord qu'elle portait des cornes mais c'est sa coiffe que l'on distingue.
Nous avons beaucoup aimé ces statuettes en or, surtout la seconde
mais également cette série d'objets.
Une mention particulière à ce très joli coffret incrusté de pierres précieuses.
Nous apprenons par ailleurs, que les Îles Canaries, sous le contrôle espagnol, comme les Pays-Bas dont faisait partie la Flandre à cette époque, ont vu la population flamande croître de 1550 à 1600 laissant encore aujourd'hui des traces. Les flamands en établirent d'ailleurs une carte.
Dans la seconde salle d'exposition, du 8 Mai au 8 Novembre 2026, vous pouvez voir une toute autre expo que la première. Celle-ci, Latent city, a été conçue par l'artiste américano-turc Refik Anadol. 
L'artiste a récupéré avec l'aide de l'Intelligence Artificielle des millions de photos de plusieurs villes.
 L'IA les analysent et crée ensuite des formes qui sont diffusées sur cet immense monolithe. 
Bof, bof. Si l'on commence à confier les œuvres artistiques à l'IA, quelles limites aura-t-elle ?
Dans les escaliers qui mènent à l'étage, nous découvrons une immense fresque des habitants de Bruges.
A la sortie du BRUSK, le ciel est encore bien chargé, mais il ne pleut plus.