mercredi 16 septembre 2026

Le Pont d'Espagne

On est loin de l'Espagne mais le pont que nous allons voir maintenant porte ce nom car il était sur le chemin pour aller en Espagne. Il se trouve dans le Parc National des Pyrénées. Si des années 60 aux années 90 les voitures pouvaient y aller directement, il a été décidé de fermer son accès afin de préserver l'environnement. Un immense stationnement payant a été installé bien avant d'y parvenir.
On entre sur le site en passant sous un immense bâtiment de pierres, véritable copie de ceux que l'on peut voir au Canada ou aux Etats-Unis. 
Depuis cette entrée, on peut emprunter des œufs pour monter un peu plus haut pour atteindre une remontée mécanique.
Il faut moins de cinq minutes pour atteindre le Pont d'Espagne
 
et ses cascades. Le pont est situé à la confluence de deux rivières : le Gave de Marcadau et le Gave de Gaube. Si elles sont très belles en Août, elles doivent l'être tout autant à différentes saisons car le débit doit être plus ou moins important.
Aujourd'hui, nous n'avons pas prévu de faire de randonnée car nous avons en tête d'aller ailleurs. En y réfléchissant maintenant, on aurait dû faire au moins la randonnée qui mène au Lac de Gaube. N'ayons pas de regrets, nous avons pu pique-niquer en pleine nature.
Il est temps pour nous de quitter, temporairement, la proximité des Pyrénées, pour nous rendre dans un lieu où la ferveur religieuse bat son plein...

mardi 15 septembre 2026

Cauterets vaut le détour

A Cauterets il n'y a que 829 habitants mais avec les touristes, on a l'impression que c'est une grande ville. Il faut dire que là aussi, c'est une ville thermale et un départ pour monter sur les pistes du Domaine du Cirque du Lys. 
A Cauterets, il y a un bâtiment très spécial, sa gare. Construite en 1899, elle ferme définitivement en 1949. Elle a conservé son architecture d'origine qui donne une impression de Far-West étatsunien. On dirait plus un saloon qu'une gare, dorénavant gare routière.
A Cauterets, ce sont les Halles qui attirent notre attention Avenue Général Leclerc. Ces halles bleues datent de 1905. Il y a plein de bonnes choses à manger.
A l'angle, Place Georges Clémenceau, c'est l'Hôtel de Ville et une partie du marché. C'est en effet jour de marché à Cauterets pour notre plus grand plaisir.
Sur l'Esplanade des Œufs, on y trouve toute une série de bâtiments datant du Seconde Empire. Pour la plupart, ils abritent dorénavant des bars, des restaurants, un cinéma et même... des arcades.
A Cauterets, il y a une grande tradition de ferronnerie. Pour preuve, ce magnifique balcon.
Le vieux quartier est très à notre goût avec ses hautes maisons.
On passe devant l'Eglise Notre-Dame
et nous sommes plutôt déçus par les thermes. Ceux de Bagnères-de-Luchon sont bien plus somptueux. 
Partons maintenant profiter de la montagne environnante...

lundi 14 septembre 2026

Luz Tyroline

Aujourd'hui, on change de sport car on va passer la matinée chez Luz Tyroline où vont se succéder les tyroliennes, les via ferrata et les ponts népalais.
Tout d'abord, on s'équipe de baudrier, de mousquetons, de gants, d'un casque, On écoute les consignes de sécurité données par notre accompagnateur et on s'échauffe devant lui pour voir si nos gestes sont bons.
Et puis on descend tout au fond de la gorge pour se rapprocher de la Gave de Gavarnie.
C'est le moment de s'élancer à l'assaut de 16 tyroliennes de différentes longueurs entre 40 et 260 mètres, de 4 pont népalais et de 11 via ferrata 💪💪.
Sur les photos suivantes, on se voit équipés tandis que sur la seconde, on devine une personne arrivant à vive allure sur sa tyrolienne tout au fond de la gorge.
On parcoure comme cela deux kilomètres pour arriver quasiment près de notre appartement. Le lieu d'arrivée est un monument célèbre, le Pont Napoléon.
L'Empereur Napoléon III et l'Impératrice Eugénie sont venus suivre une cure à Luz-Saint-Sauveur en 1859. C'est lui qui décide de l'emplacement d'un pont pour enjamber la rivière. Napoléon III l'inaugure en 1863 à 63 mètres au-dessus de la Gave de Gavarnie.
On remonte chez Luz Tyroline ravis de cette activité sportive avant de venir manger à l'appartement. La température ne cesse d'augmenter mais on part quand même se promener.
Dans le quartier thermal, on sent cette atmosphère impériale avec la présence de plusieurs colonnes et de parcs créés à cette époque du Second Empire. Les thermes ont été restaurés
et les anciennes baignoires servent dorénavant de massifs de fleurs.
On voit couler la source et si, au moment de notre promenade il fait très chaud, sa proximité nous donne quelques instants de rafraichissements.
On passe devant l'entrée officielle et monumentale des thermes ainsi que de la maison où le couple impérial a séjourné.
La seule rue de Saint-Sauveur n'est pas large du tout et les trottoirs sont absents.
Une autre colonne porte un nom, c'est la Colonne de la Duchesse de Berry. Ce monument a été érigé en 1828 en hommage à la Duchesse de Berry, à la Princesse des Deux-Siciles, Marie-Caroline de Bourbon-Siciles (1789-1870) qui est venue elle aussi faire une cure.
Par un chemin piétonnier, on quitte la route pour aller à Luz-Saint-Sauveur.
Le ciel tourne à l'orage et après avoir bu des rafraichissements à la terrasse d'un bar, on se décide à rentrer par le Chemin de Napoléon III et d'Eugénie. Elle passe par le cimetière qui nous offre une vue sur Luz-Saint-Sauveur. Tout au fond, à droite, c'est le Col du Tourmalet.
L'orage semble se rapprocher à notre arrivée à la Chapelle de Solferino construite elle aussi en 1863 sur ordre de l'Empereur Napoléon III.
Là, deux options s'offrent à nous : soit on attend que l'orage passe ici sous le porche, soit on presse le pas et on marche les trois kilomètres qui nous séparent de notre appartement. Saint-Sauveur est en effet juste en face. On rêve à ce moment d'une tyrolienne qui nous emmènerait directement chez nous.
Faute d'installation, on retourne au Pont Napoléon en passant devant la Colonne Napoléon III inaugurée en 1860, un an après la première visite du couple.
C'est à pieds également qu'on descendra en début de soirée, souper au restaurant Ô Mas Côtes.
Demain, nous changeons à nouveau de logement...

dimanche 13 septembre 2026

Que de monde à Hautacam !

Souvenez-vous, le 12 Août dernier, il y a déjà un mois, l'éclipse solaire faisait la une.
Nos lunettes de protection achetées en pharmacie à Villeurbanne bien en avance, sur notre lieu de vacances, nous avons consulté le site de l'Office du Tourisme qui faisait la publicité pour aller voir l'éclipse en compagnie d'un astronome à Hautacam, une petite station de sport d'hiver, pas très haute en altitude, puisque située à 1 800 mètres mais dont la vue est suffisamment dégagée.
Nous partons donc pour Hautacam et ne tardons pas à vite réaliser que nous ne sommes pas les seuls. Ces petites routes de montagne, pas du tout prévues pour autant de flux de circulation automobile, sont vite engorgées et dès les premiers lacets, on se retrouve dans des files d'attente.
On oublie l'intervention de l'astronome car de toute manière, nous n'atteindrons jamais la station et décidons de nous garer, dans le sens de la descente, en serrant la bordure. On sort la couverture de la malle, on l'installe dans le champ, on prend nos gourdes et un paquet de cacahouètes pour attendre cette éclipse solaire. Voici un instantané. Les voitures sont encore à ce niveau peu nombreuses.
Peu à peu cependant, le nombre d'automobiles augmente mais leurs conducteurs sont encore respectueux du Code de la Route en se garant du même côté.
Et puis la nature humaine refait surface et il suffit d'une personne qui décide de ne pas suivre les règles de bon sens, pour que tout les autres l'imitent.
Si bien que très rapidement, il y a des voitures de chaque côté de l'étroite route rendant par endroits, les croisements impossibles. Débutent alors des concerts d'embouteillages, de demi-tours pour se retrouver dans le sens de la descente, manœuvre non anticipé à l'avance. Bref, c'est l'anarchie et ce n'est pas la pauvre voiture de police qui tente de se frayer un passage qui pourra faire quoi que ce soit.
L'événement reste cependant bon enfant. On regarde les spectateurs s'installer, beaucoup sont venus en famille ou entre amis. Certains ont apporté les repas, d'autres l'apéritif, donnant cette impression que tout le monde souhaite communier ensemble pour cet événement exceptionnel en voulant l'inscrire dans leur mémoire.
Si au démarrage de l'éclipse, munis de nos lunettes on commence à voir le phénomène, rapidement, les nuages s'installent.
Ils deviennent tellement nombreux, que, par prudence, on entame la descente. Et tandis qu'on entre dans le Hameau de Souin; de mémoire; on assiste à la dissipation du soleil et à la vision à près de 99% de l'éclipse. Nous l'avons bien vue avec nos lunettes mais nous n'avons bien entendu pu prendre aucune photo. Celle ci-dessous est issue d'Instagram d'une personne se trouvant également à Hautacam. Notre croissant de Lune était encore plus fin.
Ravis de l'avoir finalement vue, nous rentrons sans encombres à Luz-Saint-Sauveur.
La presse nous apprendra par la suite, que plusieurs centaines de voitures se sont retrouvés bloqués pendant plusieurs heures pour redescendre de la station. Quelle bonne décision nous avons eu de quitter les lieux prématurément.
Après cette longue journée, nous prenons du repos car demain, nous faisons à nouveau du sport...