dimanche 4 janvier 2026

Sans tambour

 Il y a quelques semaines, nous sommes retournés au TNP à Villeurbanne pour assister à une nouvelle pièce. 

Cette fois, il s'agit de Sans tambour 
qui parle d'une rupture entre une femme et un homme en couple depuis plusieurs années. Leurs disputes est amplifiée par la présence de musiciens sur scène. On part vite dans une grande folie malheureusement souvent incompréhensible. C'est dommage car on est vite perdus et on ne sait plus quoi penser. La destruction du décor reflète également toute la colère présente dans ce couple et l'on est surpris de le voir être entièrement détruit au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire.
L'humour de deux comédiens qui multiplient les improvisations et les fous rire donnent une certaine respiration dans cette ambiance très anxiogène qu'est cette difficile rupture qui mène à la folie.
Nous n'avons pas aimé, sans doute également car la représentation a eu lieu le jour de la disparition de Tatie Marie-France et qu'on aurait aimé de la légèreté au lieu de cette pièce compliquée mais pas seulement. En fait, nous avons été très rapidement largués dans cette histoire sans doute car nous y cherchions du sens, sens que nous cherchons malheureusement encore au moment d'écrire ces courtes lignes.
Si l'on comptabilise, nous en sommes à deux pièces que nous n'avons pas aimées contre une que nous avons adorée pour cette saison 2025-2026.
Attendons la suite fin Mars 2026.

samedi 3 janvier 2026

Rathaus Basel

Il va vraiment falloir qu'on revienne à Bâle car elle possède encore des trésors que nous n'avons pas le temps d'aller découvrir.
Le soleil est en effet en train de décliner, les températures baissent, il va falloir songer au retour.
On traverse à nouveau le Rhin par le Mittlere Brück à bord d'un tramway moderne 
mais l'on croise un ancien modèle, conduit par... le Père Noël en personne. C'est le tramway de Noël !
Le Père Noël, on le retrouve dans la vitrine de ce pâtissier chocolatier sur Marktplatz.
Sur cette place, on découvre le splendide Rathaus; Hôtel de Ville en grès rouge et à l'architecture si différente de nos Hôtels de Ville.
Le Rathaus de Basel a été construit de 1504 à 1514 et il existait avant, à cet endroit même, depuis 1290. Le bâtiment d'origine a été totalement détruit par le Tremblement de terre de Bâle le 18 Octobre 1356 qui aurait tué entre 100 à 2 000 personnes.
Les façades sont très joliment peintes par Hans Holbein Le Jeune (1497-1543) en 1521. Hans Bock L'Ancien (1550-1624) fut chargé de leur restauration en 1608 et il en profita pour peindre les murs au-dessus des arcades dans la cour. Elle est ornée d'un très beau sapin de Noël.
Dans la cour également, on peut voir la statue de Lucius Muniatus Plancus (87av JC - 15 av JC),

Proconsul de la Gaule Chevelue, dont Bâle faisait partie, nommé à ce poste par Jules César. Pour nous Lyonnais, cet homme est important car c'est lui qui a fondé Lugdunum mais également Cularo (Grenoble) et Augusta Raurica (Augst) à une dizaine de kilomètres de Bâle non pas dans le Canton de Bâle-Ville mais dans celui de Bâle-Campagne. 
Ce sont sur ces belles images que se termine notre fin de semaine à Montbéliard et à Bâle. 

Après le danger russe, le danger américain 😪

On critique de toute part le pouvoir Russe pour la lâche guerre qu'il a lancé contre son voisin, l'Ukraine depuis cinq ans mais l'on assiste aujourd'hui à la même chose de la part de l'autre fou furieux à la tête des Etats-Unis d'Amérique contre le Venezuela sous un prétexte que seul cet homme dérangé semble connaître. Cela fait peur car si vous n'êtes pas du même avis que lui, vous écopiez de sanctions économiques. Dorénavant, on sait qu'il est capable aussi d'intervenir par la force en dépensant l'argent des contribuables américains.
Il n'empêche, aujourd'hui, c'est le peuple vénézuélien, tout comme le peuple ukrainien, qui se réveille sous les bombes américaines. 😪
Même si le pouvoir en place peut-être considéré comme autoritaire, le dirigeant américain ouvre la Boîte de Pandore. Si les Etats-Unis d'Amérique se permettent de changer les régimes qui ne leur conviennent pas, pourquoi d'autres Nations ne feraient pas la même chose ? Donald Trump vient de dépasser les bornes et n'imagine sans doute pas qu'il fait entrer le monde dans une nouvelle ère où le plus fort va fixer ses règles sans que, malheureusement, l'O.N.U. ne puisse faire quoi que ce soit.
Honte à Vladmir Poutine et Donald Trump qui ne valent pas mieux l'un que l'autre et nous disons à nos amis russes et américains : il est grand temps de vous réveiller et leur botter le cul !

vendredi 2 janvier 2026

Yayoi Kuzama

Ne cherchez pas à aller voir cette exposition de Yayoi Kuzama à la Fondation Beyeler qui se tient pourtant du 12 Octobre 2025 au 25 Janvier 2026, car elle est complète et ce depuis fin Octobre. Après avoir vu un reportage au téléjournal de la télévision de nos voisins suisse, laPluie de pois sur Bâle, Yayoi Kusama s'expose à la Fondation Beyeler, j'ai eu envie d'y emmener Frédéric.
Il y a plus de 300 œuvres exposées de cette artiste dont une grande majorité composée de polka dots; les pois qu'elle voit partout et qu'elle peint donc partout.
Commençons par quelques toiles que nous aimons beaucoup car elles sont très colorées.
Une pièce entière en regroupe un nombre incroyable de dimensions impressionnantes.
A d'autres périodes de sa vie, Yayoi Kuzama avait un style différent, plus neutre. Ces habits sont confectionnés en nouilles et en patates.
Sa période pumpkin nous plait énormément et on se serait bien vus en rapporter une chez nous. Un exemplaire de petite taille il va s'en dire car la plus grande doit mesurer environ deux mètres de hauteur.
Des tableaux de la même couleur viennent habiller les murs de cette pièce qui en devient presque hypnotisante. 
Ces petites sculptures semblent être sorties tout droit d'un manga et on s'attendrait presque à les voir prendre vie devant nous.
Ce que nous préférons, et ce qui nous a fait connaître l'artiste japonaise, ce sont ses Infinity Rooms. 
Il y en a trois ici.
Narcissus Garden permet de se voir refléter au travers de 1 200 sphères d'acier inoxydable. Cette œuvre, elle l'a présentée en 1966 à la Biennale de Venise en Italie en plein air. On a l'impression de se voir refléter à l'infini.
Une grande boite où des sphères ont été découpées, permettent de positionner son appareil photo ou son téléphone sur l'une d'entre elles tandis que l'on met son visage sur une autre. On voit alors dans un univers rond et coloré, apparaitre des visages des personnes qui auront positionné le leur ou des tableaux posés au mur. Comme pour le TARDIS de la série Doctor Who, c'est bien plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur !
Pour l'avant dernière Infinity Room, il va falloir patienter un peu dans l'escalier pour atteindre la pièce en sous-sol car la file d'attente est assez longue. 
Cela valait le coup, car, par petits groupes de 5 à 6 personnes, on pénètre dans une pièce recouverte de miroir du sol au plafond et sur tous les murs. La surveillante de la fondation ferme la porte derrière nous. Là, à l'infini, semblant nous entourer comme d'énormes serpents, nous découvrons de gigantesques formes biomorphiques. On a l'impression d'être dans un labyrinthe dont on ne trouverait pas la sortie puisque l'on voit notre reflet où que nos yeux se posent.
Sortis de cette petite pièce par une autre porte qui nous est ouverte de l'autre côté, nous pénétrons dans un pièce bien plus vaste encore. On adore cet univers même si l'on en sort totalement désorientés. C'es tout simplement sublime. 
L'exposition touche à sa fin, on sort prendre l'air frais suisse 
non sans aller dans l'Infinity Room que nous préférons car c'est sans doute la première dans laquelle nous sommes allés, Infinity Mirrored Room, installée en haut à gauche des boules qui flottent sur le bassin.
Et par chance, le surveillant nous laisse entrer à deux pour 60 secondes. Que l'on se sent bien dans cette pièce lumineuse qui reflètent les lumières colorées à l'infini.