Il y a quelques semaines, nous sommes allés randonner dans le Département de l'Ain pour un départ depuis le village d'Aranc (331 habitants).
Nous sommes en plein Maquis de l'Ain qui a combattu l'Occupation Nazie de Janvier 1943 à Septembre 1944 mais nous y reviendrons.Ce qui va nous surprendre durant nos cinq heure de marche, ce sont les coupes dans les forêts.
Même si l'environnement est plus vert qu'ailleurs, la terre reste sèche.
Il faut dire que depuis quelques années, le changement climatique prive d'eau nos territoires. Nous sommes en effet témoins de l'assèchement de nos rivières. Même s'il pleut à certains moments de l'année, permettant ces paysages de mousse, les pluies sont de plus en plus rare et la forêt souffre du manque d'eau. La rivière que nous devons traverser à gué, le Bief de Malaval n'a plus une seule goutte de cette précieuse eau qui vient de plus souvent à manquer.
On se dirige vers le Crêt Galère en marchant dans cette forêt où il est très simple de s'y perdre. On comprend pourquoi les maquisards avaient trouvé refuge ici durant la Seconde Guerre Mondiale.
En 2005, une stèle a été inaugurée pour se souvenir des Maquisards qui ont œuvré ici pour s'opposer à l'Occupation tout près du Hameau Les Pezières. Les jardins et potagers sont très beaux, on y croise un lavoir mais également un travail à ferrer les vaches. Les agriculteurs l'utilisaient pour ferrer leurs bêtes qui travaillaient dans leurs champs.
Comme on va encore monter de manière plutôt raide, on décide d'aller manger après l'abri construit en dalles de pierres sorties de la falaise à quelques mètres de là.
Même si l'environnement est plus vert qu'ailleurs, la terre reste sèche.
Il faut dire que depuis quelques années, le changement climatique prive d'eau nos territoires. Nous sommes en effet témoins de l'assèchement de nos rivières. Même s'il pleut à certains moments de l'année, permettant ces paysages de mousse, les pluies sont de plus en plus rare et la forêt souffre du manque d'eau. La rivière que nous devons traverser à gué, le Bief de Malaval n'a plus une seule goutte de cette précieuse eau qui vient de plus souvent à manquer.
On se dirige vers le Crêt Galère en marchant dans cette forêt où il est très simple de s'y perdre. On comprend pourquoi les maquisards avaient trouvé refuge ici durant la Seconde Guerre Mondiale.
En 2005, une stèle a été inaugurée pour se souvenir des Maquisards qui ont œuvré ici pour s'opposer à l'Occupation tout près du Hameau Les Pezières. Les jardins et potagers sont très beaux, on y croise un lavoir mais également un travail à ferrer les vaches. Les agriculteurs l'utilisaient pour ferrer leurs bêtes qui travaillaient dans leurs champs.
Comme on va encore monter de manière plutôt raide, on décide d'aller manger après l'abri construit en dalles de pierres sorties de la falaise à quelques mètres de là.
On craint pourtant pour la falaise, car elle supporte le chemin où passe actuellement d'énormes engins forestiers. On espère qu'elle supportera ces nombreux passages.
La forêt est de plus en plus dense et sans le GPS ou sans carte, on se serait perdus.
Et soudain, au milieu de nulle part, nous atteignons la Ferme de Marchat qui a connu des moments dramatiques de notre Histoire.
La forêt est de plus en plus dense et sans le GPS ou sans carte, on se serait perdus.
Et soudain, au milieu de nulle part, nous atteignons la Ferme de Marchat qui a connu des moments dramatiques de notre Histoire.
En Janvier 1944, une trentaine de maquisards du Groupe Nicole se sont installés dans cette ferme construite en 1759.
Mais le 6 Février 1944, les Nazis lancent une vaste opération contre les groupes de résistance. Ils se positionnent à 800 mètres en face de la ferme avec un fusil mitrailleur et ouvre le feu. Des combats ont lieu mais les Maquisards fuient les lieux en partant trouver refuge dans la forêt impénétrable. Quand les Nazis n'entendent plus aucun coup de feu en provenance de la Ferme de Marchat, ils l'investissent et trouvent là, toutes les affaires abandonnées durant la fuite, le repas qu'ils allaient manger mais surtout un homme qui se tient là, seul, debout. Pendant que les soldats fouillent la ferme de fond en combles, les miliciens interrogent le jeune homme, Claude Bouteille. Les soldats mangent, donnent une tartine à Claude, le font sortir et l'abattent derrière la ferme. Ils récupèrent toutes les provisions qu'ils chargent sur leurs véhicules et ils incendient la ferme laissant le corps du jeune Claude, 20 ans, dans le champ, seulement recouvert de la capote d'un soldat. Nous sommes en Février, la neige tombe en quantité. Les villageois ne pourront récupérer sa dépouille que le 22 Février suivant et lui apporter une sépulture. Selon les recherches, Claude Bouteille serait revenu chercher son sac pendant l'assaut et aurait été coincé dans la ferme lors de l'attaque finale.
Nous tenons à tirer un grand coup de chapeau à l'association qui gère cette Ferme de Marchat car il est possible d'y entrer. Etonnamment, aucune détérioration, aucun graffiti n'est visible alors que la maison est ouverte sans surveillance. Sans doute l'isolement de la ferme permet cette sauvegarde et peut-être aussi, que personne n'a voulu souiller ce lieu. L'intérieur est impeccable donnant l'impression qua la pièce est entretenue chaque jour. On ressent ici tout le drame de cette attaque et on est vite submergés d'une grande émotion. On ne peut résister à laisser un message dans le Livre d'Or comme le font également de très nombreux randonneurs. Ma plume s'élance rapidement et facilement pour écrire quelques lignes où j'explique que cette époque que l'on pensait être révolue n'a malheureusement et tristement jamais été autant d'actualité et que malgré l'optimisme que l'on peut avoir, on craint pour demain...
Dehors, nous n'aurions jamais cru voir ce témoin d'un autre moment de notre Histoire. Un passionné à acheter une barge du Débarquement en Normandie pour s'en servir d'abreuvoir pour ses bêtes. Qui pourrait imaginer qu'elle atterrisse ici dans l'Ain !
Encore tout émus, nous reprenons notre marche dans la forêt, avec cette impression que ces Maquisards qui avaient pu fuir la Ferme de Marchat étaient eux aussi passés par là en craignant pour leurs vies. La lumière qui illumine le haut des arbres semble vouloir leur rendre hommage.
Au-dessus d'Aranc, sur une petit mont, trois croix s'alignent surplombant le village.
De retour à Aranc, nous faisons une halte à la fruitière pour acheter du fromage et une bouteille de vin. Il est temps de repartir chez nous, en pensant à tous ces hommes et ces femmes qui ont cru en notre Liberté et qui ont voulu la défendre, souvent au péril de leurs vies.
Encore tout émus, nous reprenons notre marche dans la forêt, avec cette impression que ces Maquisards qui avaient pu fuir la Ferme de Marchat étaient eux aussi passés par là en craignant pour leurs vies. La lumière qui illumine le haut des arbres semble vouloir leur rendre hommage.
Au-dessus d'Aranc, sur une petit mont, trois croix s'alignent surplombant le village.
De retour à Aranc, nous faisons une halte à la fruitière pour acheter du fromage et une bouteille de vin. Il est temps de repartir chez nous, en pensant à tous ces hommes et ces femmes qui ont cru en notre Liberté et qui ont voulu la défendre, souvent au péril de leurs vies.





























































