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lundi 13 janvier 2025

Le monde merveilleux de Yayoi Kusama

Le 7 Janvier 2018, à Metz, nous avions fait la découverte de l'artiste Japonaise Yayoi Kusama (1929).
Nous avions adoré son univers et celui-ci ne nous a jamais quitté mais nous n'avions jamais vu d'autres expositions qui lui était consacrée. 
C'est dorénavant chose faite puisque La salle des miroirs de l'infini est accessible au Musée Guggenheim de Bilbao.
Même si le temps dans cette toute petite pièce qui semble pourtant être immense et infini est limité, nous avons pris toujours autant de plaisir à regarder cet infini coloré.
On guette maintenant une grande exposition de Yayoi Kusama.

vendredi 2 janvier 2026

Yayoi Kuzama

Ne cherchez pas à aller voir cette exposition de Yayoi Kuzama à la Fondation Beyeler qui se tient pourtant du 12 Octobre 2025 au 25 Janvier 2026, car elle est complète et ce depuis fin Octobre. Après avoir vu un reportage au téléjournal de la télévision de nos voisins suisse, laPluie de pois sur Bâle, Yayoi Kusama s'expose à la Fondation Beyeler, j'ai eu envie d'y emmener Frédéric.
Il y a plus de 300 œuvres exposées de cette artiste dont une grande majorité composée de polka dots; les pois qu'elle voit partout et qu'elle peint donc partout.
Commençons par quelques toiles que nous aimons beaucoup car elles sont très colorées.
Une pièce entière en regroupe un nombre incroyable de dimensions impressionnantes.
A d'autres périodes de sa vie, Yayoi Kuzama avait un style différent, plus neutre. Ces habits sont confectionnés en nouilles et en patates.
Sa période pumpkin nous plait énormément et on se serait bien vus en rapporter une chez nous. Un exemplaire de petite taille il va s'en dire car la plus grande doit mesurer environ deux mètres de hauteur.
Des tableaux de la même couleur viennent habiller les murs de cette pièce qui en devient presque hypnotisante. 
Ces petites sculptures semblent être sorties tout droit d'un manga et on s'attendrait presque à les voir prendre vie devant nous.
Ce que nous préférons, et ce qui nous a fait connaître l'artiste japonaise, ce sont ses Infinity Rooms. 
Il y en a trois ici.
Narcissus Garden permet de se voir refléter au travers de 1 200 sphères d'acier inoxydable. Cette œuvre, elle l'a présentée en 1966 à la Biennale de Venise en Italie en plein air. On a l'impression de se voir refléter à l'infini.
Une grande boite où des sphères ont été découpées, permettent de positionner son appareil photo ou son téléphone sur l'une d'entre elles tandis que l'on met son visage sur une autre. On voit alors dans un univers rond et coloré, apparaitre des visages des personnes qui auront positionné le leur ou des tableaux posés au mur. Comme pour le TARDIS de la série Doctor Who, c'est bien plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur !
Pour l'avant dernière Infinity Room, il va falloir patienter un peu dans l'escalier pour atteindre la pièce en sous-sol car la file d'attente est assez longue. 
Cela valait le coup, car, par petits groupes de 5 à 6 personnes, on pénètre dans une pièce recouverte de miroir du sol au plafond et sur tous les murs. La surveillante de la fondation ferme la porte derrière nous. Là, à l'infini, semblant nous entourer comme d'énormes serpents, nous découvrons de gigantesques formes biomorphiques. On a l'impression d'être dans un labyrinthe dont on ne trouverait pas la sortie puisque l'on voit notre reflet où que nos yeux se posent.
Sortis de cette petite pièce par une autre porte qui nous est ouverte de l'autre côté, nous pénétrons dans un pièce bien plus vaste encore. On adore cet univers même si l'on en sort totalement désorientés. C'es tout simplement sublime. 
L'exposition touche à sa fin, on sort prendre l'air frais suisse 
non sans aller dans l'Infinity Room que nous préférons car c'est sans doute la première dans laquelle nous sommes allés, Infinity Mirrored Room, installée en haut à gauche des boules qui flottent sur le bassin.
Et par chance, le surveillant nous laisse entrer à deux pour 60 secondes. Que l'on se sent bien dans cette pièce lumineuse qui reflètent les lumières colorées à l'infini. 

mercredi 31 décembre 2025

La Fondation Beyeler

A Riehen (22 534 habitants) dans le Canton de Bâle-Ville, nous sommes tellement proches de la frontière allemande que nos téléphones bornent sur le réseau allemand. L'arrêt du tramway se fait devant la Fondation Beyeler où nous nous rendons.
Cette institution privée accueille une grande collection d'œuvres d'art moderne et contemporain issues des collections du galeriste suisse Ernst Beyeler (1921-2010) et son épouse Hildy (1922-2008). Le couple sans enfant, décide en 1982 de donner leur collection au sein d'une fondation. Pendant quelques années, elle va tourner le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia à Madrid en Espagne (1989), à la Neue Nationalgalerie à Berlin en Allemagne (1993), à la Galerie d'Art de Nouvelle-Galles-du-Sud à Sydney en Australie (1997) avant de s'installer définitivement ici à Riehen dans ce bâtiment construit par l'architecte italien Renzo Piano (1937) en 1997 et entouré d'un bassin recouvert de nénuphars.
Mais avant d'entrer dans le bâtiment moderne, nous voulons manger un petit quelque chose au restaurant dans l'ancienne maison. 
Notre repas de ce début d'après-midi se compose de tartes.
Dehors, le parc est très vaste et à Riehen, on est à la campagne.
Nous sommes très surpris de tomber sur un bonhomme de neige conservé dehors, dans un congélateur dont la porte est vitrée.
Entrés dans le bâtiment de la Fondation Beyeler, nous sommes époustouflés de voir autant de chefs d'œuvres que nous n'avions jamais vu auparavant. On ne compte plus les trésors qui sont conservés ici et que le couple Beyeler nous permet de prendre plaisir à regarder. Les artistes sont nombreux : Claude Monet (1840-1926), Paul Cézanne (1839-1906), Henri Rousseau (1844-1910), Pablo Picasso (1881-1973), Joan Miró (1893-1983), Paul Klee (1879-1940), Alberto Giacometti (1901-1966), Piet Mondrian (1872-1944), Francis Bacon (1909-1992), Roy Lichtenstein (1923-1997), Vincent van Gogh (1853-1890)...
Nous vous faisons profiter de notre visite pour voir les tableaux et sculptures de ces plus grands artistes.
Ce sont bien les tableaux de Claude Monet qui nous font ressentir le plus d'émotions et c'est sans doute l'un de nos peintres préférés. Nous restons un long moment devant ces trois tableaux dont le dernier est tout simplement superbe dans son gigantisme. 
Chaque année depuis 2011,voir plusieurs fois dans l'année, il y a, à la Fondation Beyeler, une exposition temporaire.

2011 : Constantin Brâncuși et Richard Serra
2011-2012 : Dali, Matisse, Miró 
2012 : Pierre Bonnard
2012-2013 : Edgar Degas
2013 : Ferdinand Hodler
2013 : Collection Renard
2013 : Max Ernst
2013 : Maurizio Cattelan
2014 : Gustave Courbet
2015 : Paul Gauguin
2015 : Marlène Dumas
2016 : Jean Dubuffet
2016 : Kandinsky, Marc et Der Blaue Raiter
2017 : Claude Monet
2018 : Bacon, Giacometti
2018 : Balthus
2019: Rudolf Stingel
2020 : Edward Hopper
2020-2021 : Rodin, Arp
2021 : Nature Culture
2022 : Mondrian
2023 : Wayne Thiebaud
2024 : Matisse

Cette année, et pour la deuxième fois dans cette longue liste, une femme est mise à l'honneur. On commence à bien la connaître et nous avons eu la chance de voir quelques unes de ses œuvres lors de nos voyages. Il s'agit de l'artiste japonaise Yayoi Kusama (1929). Nous l'avions découverte à Metz au Centre Pompidou-Metz le 30 Décembre 2017 et plus récemment en Janvier de cette année au Musée Guggenheim de Bilbao avec Le monde merveilleux de Yayoi Kuzama.
Le bassin, que l'on voyait depuis l'extérieur, nous ouvre à ce monde puisque des boules, forme chère à l'artiste, se laissent flotter sur l'eau.