Le premier générique débute avec des images d'archives.
La Seconde Guerre Mondiale prend fin, Kléber parvient à convaincre l'administration d'adopter Patrick. Si les premières années sont merveilleuses, l'adolescence, la modernité, l'arrivée de la société de consommation vont venir perturber cette relation père fils où l'on voit éclater un fossé intergénérationnel.
Patrick grandit,
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L'histoire commence en 1944 tandis que les troupes Nazies fuient la France, sous les bombes des Alliés. On assiste à l'évacuation d'un groupe d'orphelins avec leurs professeurs mais dans la panique, un petit groupe se fait la malle. Parmi eux, le plus petit est Patrick.
Il suit les grands qui se prennent pour des adultes et qui récupèrent des armes et des grenades et se place sous la protection de l'un d'entre eux, Filipi, et se prennent d'affection l'un pour l'autre. Le groupe d'enfants s'installent dans une Kommandantur désertée.
Les bombardements les éparpillent mais Patrick reste avec Filipi. Dans une ferme, des vaches sont coincées dans leur étable et sous la panique se piétinent. Filipi, pour abréger leur souffrance les abat toutes avec sa mitraillette. Patrick s'enfuit, écœuré d'assister à ce massacre mais une bombe les atteint tuant le pauvre Filipi sur le coup. Patrick se retrouve seul à l'arrivée d'un convoi de soldats dont il ne comprend pas la langue. L'un des soldats prend pitié de lui et le fait monter à l'arrière de son camion. Il comprend seulement que le convoi file à toute allure vers Paris.
Arrivé dans une ville de la banlieue parisienne, Kléber Démartin, ancien soldat de la Grande Guerre, se réjouit de cette débâcle allemande mais est extrêmement surpris de voir apparaître, à l'arrière d'un camion, le visage d'un enfant portant un casque de l'armée allemande. Patrick, car c'est lui, demande s'il est arrivé à Paris avec ses amis américains. Kléber ne réfléchit pas une seconde et s'empare de l'enfant.
Ce veuf sans enfant, vivant dans un modeste pavillon avec son chien, décide de le garder avec lui avec l'aide de Téophane son ami et ancien Capitaine et Madame Irma, sa voisine.La Seconde Guerre Mondiale prend fin, Kléber parvient à convaincre l'administration d'adopter Patrick. Si les premières années sont merveilleuses, l'adolescence, la modernité, l'arrivée de la société de consommation vont venir perturber cette relation père fils où l'on voit éclater un fossé intergénérationnel.
Patrick grandit,
est de moins en moins assidu à l'école, fréquente un nouvel ami Roger, toujours prêt à toutes les magouilles et trouve l'amour. Il se brouille avec son père et ses deux entêtés ne se voient plus. Pire, Kléber vend sa maison et va se réfugier dans une maison de retraite...
Patrick, adolescent, est joué par l'excellent Mark Lesser (1963) dont nous vous avions déjà parlé dans la série Typhelle et Tourteron. C'est d'ailleurs la dernière fois qu'on le verra sur le petit écran car il poursuit depuis une carrière dans le doublage. Son père adoptif, Kléber Démartin est quant à lui magistralement interprété par Pierre Destailles (1909-1990) que l'on a pu voir au cinéma, à la télévision mais également et essentiellement au théâtre.
Patrick, adolescent, est joué par l'excellent Mark Lesser (1963) dont nous vous avions déjà parlé dans la série Typhelle et Tourteron. C'est d'ailleurs la dernière fois qu'on le verra sur le petit écran car il poursuit depuis une carrière dans le doublage. Son père adoptif, Kléber Démartin est quant à lui magistralement interprété par Pierre Destailles (1909-1990) que l'on a pu voir au cinéma, à la télévision mais également et essentiellement au théâtre.
Le duo fonctionne parfaitement bien et chacun des deux personnifie au mieux ces deux personnes de génération si différente. La première est attachée à l'ordre moral, à l'ordre tout court, aux souvenirs, aux hommages pour nos ancêtres, à leur époque qu'ils voient changer et disparaitre. La seconde croit au présent et mise sur l'avenir, sur l'argent facile, sur la modernité, sur les loisirs... Tout cela sépare diamétralement Patrick et Kléber. Si le ton est souvent mou, monotone, triste, les téléfilms ne manquent pas d'émotion.
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L'émotion atteint son paroxysme dans la scène finale, où seule le musique retentit. Aucune parole, aucun texte, juste le cadrage. C'est sans doute la plus belle scène de ces téléfilms, celle où ces deux générations se font face mais où elles vont se réunir.
Avoir été est disponible sur Notons pour terminer que l'histoire est une adaptation du roman Avoir été (1960) de l'écrivain Gilbert Cesbron (1913-1979) connu également pour un autre roman, Chiens perdus sans collier (1954).














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