jeudi 29 janvier 2026

Les Terres Froides sous la neige

Hier, nous étions en vacances et nous avons décidé de retourner dans les Terres Froides.
Notre deuxième randonnée de cette année 2026 dans les Terres Froides démarre sous des auspices... plus que vigoureux. 
Dès Burcin (430 habitants), le vent glacial nous gifle, et de petits flocons, d'abord timides, commencent à virevolter. 
Le ciel est plombé, et l'air est lourd de la promesse d'une offensive hivernale. Le Chemin des Pins, qui domine la région, est déjà une épreuve. La vue sur la Vallée de la Bourbre, que nous espérions admirer, est obscurcie par un voile blanc de plus en plus dense. Le vent mugit, soulevant des tourbillons de neige qui mordent le visage. Pique-niquer sur ce banc, comme prévu, est impensable. Le froid est non seulement vif, il est cinglant, transformant les Terres Froides en un véritable enfer blanc. Alors que nous empruntons nos premiers sentiers, la tempête redouble. Les coups de fusil que nous entendions auparavant sont à peine perceptibles, étouffés par le sifflement du blizzard. Les panneaux de chasse sont recouverts de neige, presque illisibles. Nous croisons quelques chasseurs, silhouettes fantomatiques dans le tourbillon blanc, le regard dur mais respectueux, comme des complices involontaires de cette épreuve climatique. La cabane des chasseurs, où le gibier devait être partagé, semble engloutie par la tempête, un refuge éphémère à peine visible. Depuis Haute-Blaune, la visibilité est presque nulle. Les massifs enneigés au loin sont devenus un mur blanc impénétrable. L'odeur de la campagne est remplacée par celle du vent glacé et de la neige mordante. Frédéric, toujours enrhumé, ne sent de toute façon rien, et c'est peut-être une bénédiction. La neige s'accumule à une vitesse folle, rendant la progression difficile. Dépassant le Hameau de Blaune, les Terres Froides nous rappellent leur nom avec une puissance effrayante. La neige est maintenant épaisse, formant des congères qui nous obligent à forcer le pas, chaque mouvement est un effort. Nous prenons un instant, non pas pour grignoter, mais pour nous abriter un instant derrière la Croix du Moine Mort. Les objets de culte sont recouverts de givre, et les légendes du Moine assassiné semblent prendre une dimension sinistre dans cette atmosphère hostile. Chaque rafale de vent murmure des histoires de fantômes et de froid éternel. Nous voici finalement devant la Chapelle Notre-Dame-de-Milin
Construite au tout début du XIIe siècle, elle est désormais un îlot solitaire dans la tempête. La Vierge Noire, que l'on imagine à l'intérieur, nous semble plus que jamais protectrice. Les célébrations religieuses en extérieur sont devenues impossibles, la statue de la Sainte-Vierge et la scène avec la croix et les personnages (Joseph, Marie et l'enfant, nous le pensons toujours) sont ensevelies sous une couche épaisse de neige, à peine discernables. Le retour à Burcin est une lutte. Chaque pas nous coûte, le froid engourdit nos membres, et le vent semble vouloir nous arrêter. La lumière du jour commence à décliner, et l'obscurité s'ajoute à la violence de la tempête. Alors que nous atteignons la lisière du village, à travers les flocons tourbillonnants et la lumière diffuse du crépuscule hivernal, une vision surréaliste se dessine. Ce qui semblait être les toits des jolies maisons que nous devions photographier se transforme... non pas en maisons réelles, mais en la silhouette indistincte et floue d'un château. Ses contours sont adoucis, les couleurs se fondent, les tours et les murailles semblent faites de lumière et de brume. L'image est floue, mouvante, comme si la réalité elle-même avait été peinte avec des touches épaisses et expressives. Nous nous frottons les yeux, mais la vision persiste, magnifique et irréelle. C'est comme si nous avions marché jusqu'à entrer... dans un tableau. Un tableau de Claude Monet, l'un de ses châteaux sur la Loire, ou peut-être une de ses cathédrales de Rouen, mais teinté d'une luminosité hivernale unique. La neige n'est plus un obstacle, elle fait partie de la toile, une texture vibrante et vivante. Cette rencontre inattendue, cette intrusion de l'art dans la rudesse de la tempête, met une fin étrange et inoubliable à notre randonnée. Nous ne nous souvenons plus du froid, seulement de la beauté éphémère de ce château impressionniste, ultime récompense de notre épopée hivernale.

ATTENTION !!!

Nous n'avons absolument pas randonné hier, nous étions au travail et moi plus particulièrement en formation sur l'IA, l'Intelligence Artificielle.
Notez tout d'abord que le mot Intelligence n'a pas ce sens en français puisque Intelligence signifie Renseignement.
Pour arriver à ce résultat de billet, il ne m'a fallu que quelques minutes et quelques prompts ou en français instructions.
Tout d'abord j'ai demandé à Gemini d'utiliser mes photos personnelles en ajoutant de la neige. Pour celle du village, j'ai demandé une forte tempête de neige.
Pour ce billet racontant notre deuxième randonnée, il m'a suffit de copier le texte de notre article Les Terres Froides  et de donner comme instructions de raconter le même récit en expliquant que la randonnée s'est effectuée dans une violente tempête de neige rendant la marche difficile. Si le résultat est effrayant, à mon sens, mais excellent d'un point de vue du récit, la fin devait porter sur le château que nous avions vu et que je voulais voir dans un tableau sous le style de Claude Monet. Si l'IA a bien exécuté ce tableau qui n'existe pas, mes instructions n'étaient pas assez précises et l'IA a mélangé le récit de la randonnée sous la neige et la rencontre du château et de son faux tableau.
Mais quand même, on aurait pu y croire.

Le conseil du jour : soyez vigilants à tout ce que vous lisez, regardez, écoutez, sans nécessairement sombrer dans la panique mais il va nous falloir des outils pour savoir qui ou que croire...

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