Ce soir, il fait relativement doux et quelques nuages survolent la ville mais ils n'ont pas l'air inquiétant. En bon citoyens que nous sommes, nous empruntons le tramway.
Malheureusement, notre société de transport (T.C.L.) a choisi ces journées de fête pour se mettre en grève.
Après plusiseurs minutes d'attente, nous réussissons à nous frayer une place dans une rame de tramway bondée de passagers. Le chauffeur roule doucement, très doucement et multiplie les arrêts soit pour manifester son mécontentement face à son employeur, soit par souci de sécurité pour ses passagers trop nombreux.
Soudain, dans un virage, le véhicule fait un arrêt violent. Le choc nous pousse les uns contre les autres et nous nous retrouvons couchés dans le couloir entassés les uns sur les autres. Nous nous relevons, en nous excusant d'avoir écrasé, qui un bras, qui une jambe, qui un ventre de l'un de nos voisins.
Le chauffeur inspecte son tramway : a priori, une porte n'est pas fermée correctement ce qui a provoqué l'arrêt d'urgence. Nous restons immobilisés dix minutes. Déjà, d'autres tramways arrivent derrière le nôtre et cela crée un bouchon de tramways.
Enfin, il redémarre. Nous descendons à l'arrêt Saxe-Préfecture. Nous sommes libérés de cette boîte de sardine et pouvons respirer de l'air libre.
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