lundi 20 juillet 2026

Zombis, aux origines

Dimanche 12 Juillet, nous sommes allés au Musée des Confluences pour voir les quatre expositions temporaires de cette année. Nous réalisons d'ailleurs que c'est toujours une visite que nous faisons en été, sans doute pour être pendant quelques heures dans un bâtiment climatisé. Cette journée était encore une journée de canicule où les températures extérieures grimpaient à 39°c.
La première des expositions temporaires s'intitule, Zombis, aux origines. 
Elle est programmée depuis le 17 Octobre 2025 et prendra fin le 16 Août 2026.
Qui dit zombie pense tout de suite à toute cette culture véhiculée par les films, les séries, les BD... alors que là, l'exposition nous parle de la réalité du zombi. Il faut donc oublier tout ce qu'on pense savoir sur les zombis.
Le zombi est originaire d'Haïti
dont la pratique du vaudou mélange les rites venus d'Afrique et la religion catholique. Dans la religion vaudou d'Haïti, le bokor; prêtre vaudou; se charge de condamner un criminel non repenti en lui administrant des drogues qui donne l'impression qu'il est mort. Il est ensuite enterré dans son cercueil puis déterré quelques jours après en lui administrant un contre-poison qui lui permet de se réveiller de sa léthargie. Le poison lui ayant laissé des traces, il garde des séquelles ce qui le classe entre les vivants et les morts, c'est le zombi. Cela se pratique dans une pièce de ce genre, réplique exacte d'une salle où l'on pratiquait la zombification à Port-au-Prince. L'endroit n'existe plus car il a été incendié lors des récentes émeutes en Haïti. Certains des objets que l'on voit ici ont été sauvés du sinistre.
Un écran nous explique les différents intervenants dans cette zombification avec les noms des différents loas, les esprits de la religion vaudou : Baron Samedi et son épouse Maman Brigitte ou Grande Brigitte, les Marassa, Mami Wata, Erzulie, Ogou, Papa Lagha...
Ils sont représentés sur ce tableau. Tous sont entre la vie et la mort c'est pourquoi certains ont perdu une chaussure, d'autre un verre de lunettes...
On nous explique ensuite combien les habits sont importants dans le vaudouisme. On note la présence d'une église derrière ces costumes. Ce décor nous donne les frissons.
La scénographie est exceptionnelle et donne vie à cette première exposition. Regardez le jeu des ombres sur ces vêtements féminins et masculins donnant presque l'impression d'une présence de fantômes.
On pénètre ensuite dans le monde des poupées vaudous. Passée aux rayons X, celle-ci montre qu'il y a un crâne humain pour former la tête, des bouteilles de rhum en guise de pieds et un tabouret sous ses fesses.
Dans un recoin de la pièce, sous un ciel étoilé, on découvre une grande quantité impressionnante d'autres poupées de toute les tailles.
Elles peuvent être très simples cousues à la main, ou prendre la forme d'un poupon pour enfant. Les rayons X prouvent une grande quantité de clous à l'intérieur, 
clous de ce type.
Si ce tableau montre le carnaval à Haïti,
ceux-ci décrivent la mort et nous font beaucoup penser au Mexique.
Le décor suivant nous plonge en effet dans ces cimetières et ces églises que nous avons pu voir au Mexique grâce à ces reproductions très fidèles de ce qui existe également en Haïti.
L'exposition sur les zombis nous permet également de nous confronter à cette atrocité qu'était la Traite Négrière qui a été un véritable désastre humain pour le continent africain du XVIème au XIXème siècle. Une carte nous permet de visualiser d'où étaient arrachés ces hommes et ces femmes, par où ils transitaient et où ils arrivaient vendus comme esclaves. Une interview met en parallèle le zombi et l'esclave car l'esclave finalement avait tout du zombi que nous venons de découvrir réellement. 
Forcément, l'exposition se termine par l'image du zombi que l'on a dans nos sociétés actuellement avec une grande quantité de livres 
mais également d'affiches de films.
Dans une salle de cinéma reconstituée est diffusé un extrait du film sud-coréen  부산행 / Dernier train pour Busan sorti en 2016. Alors que je regardai d'un œil les images; nous n'aimons pas les films d'horreurs; Fred m'a fait sursauter en arrivant derrière moi en me touchant les hanches. J'ai cru mourir de peur !
L'exposition se termine par une superbe toile et cette valise rapportée d'Haïti avec tout un tas d'objet du culte vaudou.
Vous avez encore quelques semaines avant que l'exposition ne prenne fin et nous vous encourageons à aller la voir. 
Ravis par cette première exposition, nous nous dirigeons vers les suivantes...

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